Les psychiatres le disent souvent : lorsque survient la dépression, individuelle ou globale, on boit, on fume, on mange… Cela s’appelle un phénomène de compensation. Faut-il donc voir un lien de cause à effet dans l’annulation de l’interdiction de fumer dans les restaurants du canton de Genève ? Alors que le monde occidental s’angoisse sur la chute des bourses, les Unes suisses donnaient l’alerte au retour du tabac ! Les helvètes aux premières loges de la crise financière avec leurs banques, petites et grandes, seraient-ils angoissés au point d’autoriser à nouveau la cigarette dans les lieux publics ? Au-delà de l’interrogation quelque peu tirée par les cheveux, je le concède, ce retour de flamme procède avant tout d’un débat juridique : le Tribunal fédéral, sans se prononcer sur le fond, reproche au gouvernement genevois de ne pas avoir respecté la procédure. Une nouvelle réglementation prendra plusieurs mois, voire des années, et le débat entre pro et anti-tabac repart de plus belle. Et les traders affolés, ou licenciés, pourront en griller une au bistrot du coin.
Un peu plus au Sud Ouest, et de l’autre côté de la frontière, une autre Une tirait la sonnette d’alarme : les champignons ont disparu dans le Rouergue ou l’Aubrac, terres d’élection des cèpes, girolles ou autres rosés des prés. La faute, peut-être au dérèglement climatique, nous dit le journal, sans preuve tangible du reste. La crise des champignons contre celle de l’oseille : laquelle est la plus inquiétante finalement. À moins qu’elles ne soient liées : la croissance exponentielle des bourses ayant accompagné celle du réchauffement climatique. Et bien sûr, on aura du mal à se consoler de nos peurs planétaires, à tromper la mort annoncée de l’humanité, avec une bonne assiette de trompettes de la mort…


Commentaires