C'est encore un coup des coptes ! Il n'a pas suffit à l'un d'entre eux de réaliser un film blasphématoire sur le prophète Mahomet, voici que d'outre tombe, un autre affirme : "Et Jésus leur dit : ma femme". Cette découverte qui serait révolutionnaire si elle s'avérait exacte, surtout pour les prêtres qui font voeux de célibat, vient d'être annoncée par une professeure de la prestigieuse université d'Harward. Karen King, qui y occupe la chair de théologie, est avant tout une spécialiste des femmes aux premiers temps de la chrétienté. Et c'est à Rome, entre les murs du Vatican, où se tient tous les quatre ans le Congrès international des études coptes, qu'elle a choisi d'annoncer au monde cette chose (passée presque inaperçue, à l'exception de l'Allemagne et de l'Autriche, en raison d'autres blasphèmes en cours) : il n'est pas impossible que Jésus ait été marié !
Pour étayer son propos, elle se fonde sur un fragment de papyrus de la taille d'une carte de visite, et sur lequel est donc écrit en ancien copte, cette sentence miraculeuse qu'on ne se lasse pas de répéter : "Et Jésus leur dit : ma femme". "La tradition chrétienne prétend que Jésus n'était pas marié, alors même qu'il n'existe aucune réelle preuve de ce célibat.", affirme Karen King, qui ajoute aussitôt : "Cette 'bonne nouvelle" ne dit pas précisément que Jésus était marié, mais elle montre au moins que la discussion au sujet de ce mariage, et de la sexualité de Jésus, était très vivante. Les Chrétiens de ces débuts-là s'empoignaient sur les bons et les mauvais côtés du mariage, et il leur a fallu plus d'un siècle pour se décider."
De New York, de Jerusalem, ou de Berlin, les certificats d'authenticité délivrés par les plus hautes sommités de l'histoire des religions, ont conforté la chercheuse dans son hypothèse. Cet écrit, probablement traduit du grec, et diffusé en Egypte dans la deuxième moitié du IIème siècle, vient d'être rebaptisé le Gospel (le dit de Dieu) de la femme de Jésus. Et ce dit là pourrait obliger l'Eglise catholique à une reconversion sensationnelle : accepter une image positive de la sexualité et mettre un terme au célibat et aux voeux d'abstinence des prêtres, imposés par le sinistre Tertullien de Carthage qui, avec Saint-Paul, renvoya les chrétiennes et la tentation maléfique qu'elles incarnaient, dans le cloaque d'où elles étaient censées venir.
"La découverte de ce nouvel évangile " conclut King "nous offre l'occasion de repenser ce que nous pensions savoir sur le rôle que l'état civil de Jésus a joué historiquement dans les premières controverses chrétiennes sur le mariage, le célibat et la famille. La tradition chrétienne a conservé les seules voix qui proclamaient que Jésus ne s'était jamais marié. "L'Évangile de la femme de Jésus" montre maintenant que certains chrétiens pensaient le contraire..."
Comment le Vatican si coincé sur la sexualité, sur l'homosexualité et sur tant d'autres choses va-t-il gérer la chose ? Probablement en le faisant glisser avec la poussière sous le tapis. A moins que des intégristes ne cherchent à brûler les travaux de Karen King, tout comme ils avaient incendié des salles de cinéma où passait "La dernière tentation du Christ" de Martin Scorcese. Attentat qui avait fait un mort, 14 blessés dont 4 grièvement. C'était à Paris, France, République, démocratie, en octobre 1988...

Ca profite à qui de dire qu'il n'était pas marié ? Cela ne relève t-il pas d'une piété approfondie mais, peut-être, érronée ? De toute façon, ni vous ni moi ne pourrions confirmer ou infirmer la thèse de Karen King. Et si ça se confirme par des équations imparables, que serait la position du Vatican ? Les prêtres verront-ils la lumière au bout du tunnel... feminin ?
Je crois aussi que les" King " n'ont pas encore dit leur dernier mot !
Bonjour à vous.
Ghouti.
Rédigé par : Ghouti | 22 septembre 2012 à 15:35