réchauffement global : et localement ?
La température moyenne globale, prenant en compte les zones continentales, les océans, les régions tropicales et polaires, est d’environ 15°C. L’évolution de cette température depuis l’établissement de relevés météorologiques réguliers a été établie par plusieurs équipes dans le monde, et toutes les courbes montrent le même résultat, une augmentation d’environ 0,8°C depuis la fin du 19ème siècle : par exemple voici la courbe restituée par le « Climate Research Unit » de l’Université britannique d’East Anglia :
Conformément aux usages des climatologues, on prend comme référence de température la moyenne d’une période de trente ans (ici 1961-1990). Puis on calcule l’écart de la température de chaque année à cette température moyenne. Les valeurs négatives indiquent des températures plus froides que celle de la période 1961-1990, les valeurs positives des températures plus chaudes.
On sait que les températures mesurées en des lieux particuliers n’ont rien à voir a priori avec la température globale. Cependant, en considérant l’évolution des moyennes annuelles sur de longues périodes pour des stations particulières, on retrouve généralement des tendances semblables. Voici quatre exemples européens, pour Paris, Berlin, Marseille et Madrid (seules les stations de quelques grandes villes fournissent des séries complètes depuis 1900) :
Les courbes ne sont évidemment pas strictement semblables pour les quatre villes, mais montrent toutes une augmentation des températures de 1 à plus de 2°C depuis 1900, particulièrement accentuée dans les 20 dernières années, comme pour la courbe moyenne globale. L’augmentation est plus grande que sur la moyenne globale, qui prend en compte les océans, sur lesquels l’augmentation de température a été plus lente que sur les continents.
