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Pourquoi attribue-t-on le changement climatique actuel à l'influence de l'homme ?

On pense que le réchauffement actuel est lié à l’influence de l’homme pour plusieurs raisons :

-   L'augmentation rapide des gaz à effet de serre depuis un siècle est d'origine anthropique (voir la note précédente sur ce blog postée par Rémy Roca -et rédigée par Jean-Louis Dufresne- sur ce sujet).

-   L’augmentation actuelle de la température globale est très rapide, surtout dans les derniers vingt ans (0,2°C par 10 ans). On n’a pas de trace d’une telle rapidité d’augmentation dans la période historique (dans les derniers 2000 ans).

-   Il n’y a actuellement aucun facteur naturel (variations solaires, changements d’orbite de la Terre) pouvant  expliquer l’augmentation observée.

-    La concentration en CO2 de l’atmosphère et surtout sa vitesse de variation n’ont jamais été aussi élevées au cours des 700 000 dernières années (d’après les carottes glaciaires).

-    Le réchauffement observé est compatible avec notre compréhension physique du fonctionnement du système climatique, et son amplitude est comparable à celle calculée par les différents modèles informatiques de simulation du climat.

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Voici les sites qui parlent de Pourquoi attribue-t-on le changement climatique actuel à l'influence de l'homme ?:

Commentaires

L'augmentation de la teneur en CO2 dans l'atmosphère est un maintenant un fait bien établi. Son origine anthropique semble aussi avérée. Par ailleurs, l'augmentation de la température moyenne est un fait avéré. Mais pouvons-nous en conclure que c'est le CO2 qui est la cause principale du réchauffement? Qu'en est-il des autres gaz à effet de serre comme le méthane? Ce dernier se dégrade nettement plus vite que le CO2, mais que disent les mesures du taux de CH4 dans l'atmosphère? Sont-elles aussi corrélées à l'augmentation de la température?

Bonjour,
Face à la prise de conscience actuelle, j'aimerais avoir vos avis sur ce qui est exposé dans les documentaires "une vérité qui dérange" et "la grande arnaque du réchauffement climatique" (http://www.dailymotion.com/video/x21zq2_partie-1-arnaque-du-rechauffement-c)
Le deuxième documentaire, qui contredit le premier, indique que l'augmentation du taux de CO2 dans l'atmosphère n'est pas la ou une des causes du réchauffement climatique mais une simple conséquence. On y apprend également que les augmentations de températures mesurées sont en bon accord avec les cycles d'activité solaires... Sans remettre en cause la pollution et l'impact de l'Homme sur son environnement, ça fait tout de même réfléchir.

Merci à vous Vince et Mathieu pour vos commentaires. Vos questions sont très pertinentes et nous allons y répondre en détails dans un prochain post. A suivre donc d'ici quelques semaines.

Le réchauffement devrait se traduire par une augmentation de la teneur en vapeur d'eau de l'atmosphère? A-t-elle été observée, que donnent les mesures, et peut-on en prédire l'augmentation en fonction de l'augmentation de température. Si oui,y-a-t-il des références ?

L'augmentation de l'effet de serre ne devrait-elle pas se traduire par une diminution de la puissance rayonnée par la terre dans l'infrarouge jusqu'à ce que l'équilibre radiatif soit rétabli? si oui,de combien est-elle et a-t-elle été mesurée?

Le réchauffement climatique lié au CO2 devrait se traduire par un réchauffement plus rapide aux pôles qu'aux latitudes intermédiaires et basses. Or, d'après les données de la NASA (GISS), la tendance de l'évolution de la température dans les régions arctiques est nulle sur la période courant des années 20 à aujourd'hui et le niveau des températures qu'on y observe acteullement est semblable (aux marges d'erreur près) à celui des années 30. En outre, certaines études semblent indiquer que le pôle Sud ne montre aucune tendance au réchauffement.
Il y aurait donc des contradictions avec les prévisions des modèles: qu'en pensez-vous? Merci par avance!

Bonjour amao,

Votre commentaire sur les données de la NASA-GISS m'a surpris, aussi, ai-je regardé leurs données par bandes de latitudes (à l'adresse http://data.giss.nasa.gov/gistemp/tabledata/ZonAnn.Ts.txt)
Pour la zone polaire Nord, de 64°N à 90°N, on note une augmentation de nettement plus de 2°C entre la fin du 19ème siècle et l'époque actuelle. Par rapport à la période des années 30 que vous mentionnez, l'augmentation de température est de plus de 1°C.
Pour les latitudes proches du pôle Sud (64°S à 90°S) les mêmes données du GISS font également ressortir un réchauffement de plus de 1°C entre la décade des années 30 et les 7 premières années du 21ème siècle.
Il n'y a donc aucune contradiction avec les prévisions des modèles.

Bonjour,

Ceci est une réponse à Mathieu. Je connais bien-sûr le film d'Al Gore, et s'il n'est pas irréprochable dans certaines de ses présentations trop simplificatrices, il est basé essentiellement sur des arguments scientifiquement corrects. Je ne connaissais pas l'autre film que vous mentionnez, et je viens de le regarder sur dailymotion. C'est un bel exemple de désinformation style propagande partisane. Il est faux par exemple de dire que l'augmentation du CO2 est une conséquence du réchauffement. Les bilans de carbone injectés dans l'atmosphère et absorbés par les océans et sur les continents montrent que c'est bien l'activité humaine qui est responsable de l'augmentation de la teneur en CO2 de l'atmosphère. Cette teneur est la plus élevée depuis au moins 500000 ans. Il est également faux qu'il y ait actuellement un bon accord avec les cycles d'activité solaire. Si ceci était encore vrai dans la première partie du 20ème siècle, l'augmentation de l'effet de serre du CO2 dans la période récente surpasse les effets des cycles solaires. Nous aurons l'occasion d'y revenir dans un prochain post.

réponse à Vince :

bien sûr, le CO2 n'est pas le seul gaz à effet de serre dont la teneur augmente, et il faut également prendre en compte le méthane, ainsi que l'augmentation de la teneur en vapeur d'eau lorsque la température augmente. Tout ceci est pris en compte dans les calculs actuels, mais l'effet de l'augmentation du CO2 est actuellement prédominant. L'augmentation de la teneur en méthane de l'atmosphère (qui provient en particulier des ruminants et des zones humides) s'est ralentie au cours des dix dernières années. De nouvelles sources de ce gaz seront cependant potentiellement actives dans l'avenir (zones de dégel de sols qui étaient gelés en permanence en Sibérie, au Canada; fond des océans dont la température augmente)

Merci beaucoup pour votre réponse. En ce qui concerne la zone arctique, j’aurais dû être plus précis et je vous prie de m’en excuser. Mes 3 points sont les suivants:
- lorsque l’on calcule la tendance de la zone 64N-90N sur la période 1920-2007, on trouve une pente de 0,05°C par décennie seulement, ce qui me semblait suffisamment faible et dans la marge d’erreur pour être considéré comme négligeable.
- on observe aussi sur cette zone que la tendance au réchauffement des 30 dernières années (0,61°C par décennie) est la même que celle atteinte sur les 30 années courant de 1911 à 1940 (0,62°C par décennie) ;
- la moyenne climatique de référence la plus récente, i.e. celle sur 1978-2007, est la plus haute de la série (anomalie de +0,64°C), mais encore très proche du niveau atteint au milieu des années 50 (anomalie de +0,52°C sur 1925-1954), surtout compte tenu de la marge d’erreur raisonnable de 0,1°C (je crois) pour ce type de mesures.

C’est en raison des 3 constats ci-dessus que je pensais que l’on pouvait dire que la zone arctique présente un réchauffement indéniable mais moins spectaculaire que dans des latitudes plus basses en relatif (i.e. ce réchauffement n’est pas sans précédant dans la zone arctique en terme de rythme et d’amplitude, alors qu’il semble l’être dans les latitudes plus basses). D’où ma question par rapport aux modèles qui prévoient l’inverse. Je suppose aussi (mais peut-être à tort) qu’on ne peut pas imputer le réchauffement spectaculaire des zones arctiques entre la fin du 19ème et les années 40 aux rejets de CO2, ces derniers étant sans commune mesure à l’époque avec ce qu’ils sont aujourd’hui.

Concernant la zone antarctique, je ne faisais pas référence aux données de la NASA/GISS (en l’occurrence très parcellaires sur cette zone en raison du caractère récent et restreint des stations), mais plutôt à différentes études (dont celle de D. Bromwich l’année dernière) qui ne montrent pas de tendance au réchauffement et à un post sur Realclimate intitulé « Antarctica is cold ? Yeah, we knew that » qui semble également intégrer l’absence de réchauffement de cette zone au point de le justifier vis-à-vis des modèles. C’est donc à la fois sur ce que prévoient les modèles sur cette zone et ce qu’on observe que je souhaitais avoir votre avis.

Merci par avance et désolé pour la longueur du message…

Réponses à Bernard Durand. Vos questions sont très pertinentes. Oui, il y a une augmentation de la teneur en vapeur d'eau de l'atmosphère et elle a été mesurée (voir le chapitre correspondant dans le rapport du GIECC). Dans les modèles de climat, cette augmentation est également calculée et son effet de serre est pris en compte.
Concernant le bilan radiatif au sommet de l'atmosphère, lors d'une augmentation de l'effet de serre, ce bilan doit en effet être transitoirement positif (plus d'énergie reçue par la Terre que renvoyée vers l'espace). Mais le bilan est très variable selon les régions et les périodes, et il est très difficile de mesurer des moyennes globales avec la précision suffisante. Cela a fait l'objet de programmes de satellites et d'instruments spécifiques destinés à mesurer les composantes du bilan radiatif au sommet de l'atmosphère (ERBE, ScaRaB, CERES). Il y a de nombreuses discussions sur la possibilité d'en déduire des tendances significatives. Nous essaierons de revenir sur ces discussions dans de procahins "posts"

Vous dites :
" L’augmentation actuelle de la température globale est très rapide, surtout dans les derniers vingt ans (0,2°C par 10 ans). On n’a pas de trace d’une telle rapidité d’augmentation dans la période historique (dans les derniers 2000 ans)."

Donc pour vous la température augmente... le doute n'existe pas.

Je lis par ailleurs :
«L'évolution des températures océaniques semble indiquer un prochain "basculement climatique "comme il s'en est produit un en 1977.»
«Mise au point du 30 avril 2008 : L'oscillation pacifique multidécennale (PDO : pacific multidecadal oscillation) froide, semble avoir commencé nous annonce un communiqué de la NASA (…) Cela implique très probablement un refroidissement marqué de la planète pour les 20 ou 30 prochaines années...»

QUI CROIRE...???


Bien sûr, toutes les "oscillations" climatiques (comme el niño, le cycle solaire, les oscillations de l'Atlantique ou du Pacifique) influent sur la température de la planète, et peuvent faire alterner périodes chaudes et froides. Mais comme leur nom l'indique, ce sont des variations "cycliques" qui ne produisent pas de tendances à long terme. C'est tout le contraire pour l'augmentation de l'effet de serre dû à l'augmentation de la concentration de gaz à effet de serre (en particulier le CO2). Cette augmentation continue a des effets sur des périodes plus longues, de l'ordre de la centaine d'années et plus.
Les températures observées sur des périodes courtes répondent aux deux types d'effets. Il n'y a donc pas de contradiction entre les informations que vous citez.

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Sites en français et en anglais pour mieux comprendre le changement climatique.

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