2007 : une des années les plus chaudes jamais enregistrées
Selon le Goddard Institute for Space Studies (GISS) de la NASA GISS2007 , comme pour la NOAA (la météo américaine) NOAA2007 , 2007 se situe parmi les 5 années les plus chaudes jamais enregistrées au niveau global : 1998, 2003, 2005, 2006, 2007.
Le diagramme présenté ici,provenant du GISS, montre à gauche l’évolution des températures globales de 1880 à 2007 et à droite la répartition des anomalies de températures en 2007, par rapport à la moyenne 1951-1980. On peut remarquer qu’en France, les températures sont de 1 à 2° supérieures à la moyenne 1951-1980. Ceci est dû à l’hiver très doux et au printemps très chaud que nous avons connu en 2007, qui n’ont pas été compensés par l’été assez frais et l’automne froid.

Merci pour ce blog. Vu ce qu'on lit sur le climat dans un certain nombre d'endroits, on a besoin de vulgarisation de qualité en Français.
Rédigé par: Beurk | le 05 février 2008 à 18:29
Excellente inititaive en effet ! Je suis content de voir enfin fleurir un site mené par de vrais scientifiques. Une sorte de Realclimate à la française, si j'ose dire. Il était temps !
Rédigé par: Frédéric Bruls | le 06 février 2008 à 12:53
Merci pour la qualité des articles publiée. Moi, ce qui m'étonne c'est qu'on puisse connaître avec une telle précision (0,1°C) la température moyenne de la terre depuis 1880. Qui tenait le thermomètre en Nouvelle Guinée (de l'époque) ou au milieu du Pacifique ? Pourriez-vous nous dire quelques mots là dessus dans un prochain article ? Ou celà a t il déja été fait, je n'ai pas vu.
Merci.
Bernard
Rédigé par: Bernard Aladenize | le 17 mars 2008 à 18:35
Quelle explication donnez-vous à la pause constatée de 1965 à 1975?
Rédigé par: Bernard Durand | le 18 mars 2008 à 16:16
Bonjour, Bernard A.
On peut voir sur la courbe présentée dans ce post des barres d'erreur (en vert). Elles sont plus grandes (± 0,1°C) vers 1880 qu'aujourd'hui (± 0,05°C). Ceci est dû bien sûr à un réseau de mesures plus dense et mieux réparti maintenant. Mais il y avait déjà des mesures dans les contrées lointaines dès la fin du 19ème siècle (eh oui, c'était le temps des colonies et de la science en marche...), et aussi sur pas mal de bateaux. Les collègues qui analysent ces données de températures dans plusieurs équipes du monde le font avec la plus grande rigueur, et aboutissent à des résultats très proches.
Rédigé par: desbois | le 18 mars 2008 à 18:56
J’avoue que je suis étonné par une telle précision de la connaissance de la température moyenne de la terre en 1880. A cette époque, il n’y avait même pas de satellites d’observation ! Admunsen n’avait pas encore mis le pied au pôle sud ni même découvert le passage du Nord Est, le maillage en thermomètres aux pôles, en Amazonie, en Sibérie et dans bien d’autres zones devait être très lâche et probablement irrégulier. Par contre je veux bien croire que la précision des thermomètres était de 0,1 °C.
Rédigé par: Bernard Aladenize | le 19 mars 2008 à 11:15
Bonjour, Bernard D.
Une pause dans la croissance de la température moyenne à la surface de la Terre est effectivement notée pendant la période que vous mentionnez. Cette pause est bien reproduite dans les simulations de modèles qui prennent en compte à la fois les causes "naturelles" de variation du climat (éclairement solaire, poussières émises par les éruptions volcaniques,...) et l'augmentation des gaz à effet de serre. Avant cette période de "pause", c'est la variation de l'éclairement solaire qui influe le plus; après, c'est nettement l'augmentation de l'effet de serre. Entre les deux, il y a un mélange des deux effets: diminution de l'éclairement solaire et augmentation de l'effet de serre. A cela s'ajoute l'effet des éruptions volcaniques : celle du volcan Agung à Bali en 1963-1964 est considérée comme une des plus importantes du 20ème siècle. Les poussières injectées en altitude se répartissent sur l'ensemble du Globe et réduisent pendant plusieurs années la quantité d'énergie solaire qui atteint la surface de la Terre.
Rédigé par: desbois | le 19 mars 2008 à 19:27