De nombreux médias véhiculent la terminologie « dérèglement climatique » pour évoquer le changement climatique. Peut être s’agit-il là, une version climatique du fameux "le temps se détraque" de nos grand-mères ? Ou bien est ce une illustration de la technocratisation de nos sociétés modernes pour lesquelles le climat ne suivrait plus le règlement ? Dans tous les cas, cette formulation du sujet qui nous préoccupe est totalement inadaptée à la réalité du changement climatique.
Prenons le cas d’une horloge qui se dérègle en affichant par exemple un retard de plus en plus grand à mesure que le temps avance. Il se peut que l’une des roues crantées se soit abîmée et que du coup les secondes ne s’incrémentent qu’une fois sur deux tours d’horloge. Ce dysfonctionnement induit bien un dérèglement de l’horloge.
Dans le cas du climat la situation est très différente. La machine climatique ne dysfonctionne pas du tout. Elle marche même à merveille. Notre compréhension de son fonctionnement à travers la fabrication des modèles de climat est renforcée tous les jours par de nouvelles études scientifiques de par le monde. Et c’est grâce à notre compréhension de la machine climatique que nous sommes en mesure d’estimer comment le climat va répondre à une perturbation (l’augmentation des gaz à effet de serre).
Pour illustrer ce propos voyez la figure tirée du premier Chapitre du rapport du GIEC dédié aux bases scientifiques du changement climatique. Cette figure montre l’évolution des températures de surface en moyenne globale depuis 1990 telle qu’observée en trait noir épais et telle que prédite par les modèles de climat à chaque exercice précédent du GIEC (1990 en bleu, 1996 en orange et 2001 en vert). On constate que les prévisions issues des exercices 1996 et 2001 sont en bon accord avec ce qui a été effectivement observée. Et on constate que la moyenne des premières prévisions de l’exercice de 1990 (trait bleu épais) était un peu surestimée même si l’enveloppe bleue inclut bien les observations des 25 dernières années. Il y a là pas l’ombre d’un dérèglement !
Texte rédigé par: Rémy Roca aidé de Sandrine Bony et Jean Yves Grandpeix


Je ne comprends pas très bien votre démonstration... Le dérèglement est bien là : il est simplement rendu prévisible par les modèles scientifiques. Sans gaz à effet de serre, il n'y aurait pas de réchauffement climatique...
Rédigé par: Jean-Marc | 23 avril 2008 à 22:12
Forcément, en multipliant les modèles et la marge des prévisions, il y en aura toujours une qui correspondra à la réalité.
C'est exactement comme ça que fonctionne l'astrologie.
Rédigé par: Rando | 24 avril 2008 à 09:03
je suis étonné par l'écart entre les prévisions des 3 modèles entre eux : s'agitil de 3 modèles différents ou du même modèle qui a été ajusté au fur et à mesure et dans ce cas quelles sont les raisons de tels changements dans les prévisions ? même si cela ne concerne efectivement qu'une varaition de 0.4 °C
Rédigé par: vincent schmitz | 24 avril 2008 à 14:00
@Jean Marc
Merci pour votre demande de précision tout à fait intéréssante !
Il faut bien voir que le modèles scientifiques, les modèles numériques de climat sont fondés sur les équations de la Physique, autrement dit des règles. Utiliser ses modèles permet d'exploiter les régles de la Physique de l'atmosphère pour établir une prévision climatique. Ces modèles sont notre représentation du fonctionnement du Système climatique.
Le système climatique n'est pas déréglé.
Attention, ce n'est pas l'effet de serre qui cause le réchauffement climatique (voir post de Michel Desbois du début Avril) MAIS l'augmentation de l'effet de serre.
La combustion des énergies fossiles augmente la concentration en gaz à effet de serre dans l'atmosphère ce qui augmente l'effet de serre et provoque le réchauffement. Les modèles de climat nous permettent de donc quantifier la réponse du climat à ces perturbations des concentrations des gaz à effet de serre.
La concentration des gaz à effet de serre (GES) dans l'atmosphère augmente aussi selon des régles (que l'on résume sous le nom de fonctionnement du cycle du carbone) sous l'effet de l'ajout de GES (voir post de Jean Louis Dufresne en Novembre). Lorsque l'on brule du pétrole, on augmente les émissions de CO2 dans l'atmosphère. Là non plus, pas l'ombre d'un déréglement.
Est ce plus clair ?
Rédigé par: Roca Rémy | 24 avril 2008 à 18:31
@Rando
Il y a deux aspects à ce commentaire : (1) comment intervient la dispersion des modeles dans les previsions de changement climatique ? (2) qu'est-ce qui distingue la demarche des climatologues de celle des astrologues ?
Sur le 1 :
- comment sont construits les modèles climatiques ? : ils sont construits à partir de théories physiques et d'observations. Ils sont malheureusement très imparfaits (par manque d'une théorie climatique complète), ce qui conduit à une dispersion de leurs résultats. De ce point de vue, l'existence d'une vingtaine de modèles climatiques de part le monde permet de mesurer leur dispersion et leur crédibilité. Nous sommes bien d'accord que si certains modèles prévoyaient un refroidissement et d'autres un réchauffement, alors on ne pourrait rien en tirer (ou, pour parler comme vous, on n'aurait plus qu'à se transformer en astrologue et à utiliser à chaque instant le modèle le plus proche de ce que l'on observe). Mais ce n'est absolument pas ce qui se passe. Tous les modèles prévoient un rechauffement ; plus ou moins grand, certes, mais réchauffement quand même. Certes, l'accord peut paraitre grossier (le réchauffement sur 1990-2005 est d'environ 0,27 degré, alors que la fourchette des prévision de 1990 va de 0,25 à 0,52), mais c'est déjà très bien que les prévisions aient le bon signe et le bon ordre de grandeur (le réchauffement prévu n'était ni de 0,02 degré, ni de 2 degrés).
Sur le 2 :
- l'objet d'étude n'est pas quelque chose que l'on évalue subjectivement, ni qui s'analyse par des enquêtes d'opinions ; il s'agit d'un système physique que l'on peut donc soumettre à toutes les mesures objectives auxquelles on peut penser, et surtout que n'importe qui peut soumettre à des mesures objectives indépendantes.
- les sciences climatiques ont des fondements qui sont des fondements physiques. Les analyses théoriques ainsi que les modélisations climatiques sont fondées sur les lois physiques fondamentales (conservation de l'énergie, de la masse, du moment cinétique ..., lois de la mécanique des fluides).
- la démarche est scientifique, c'est-à-dire conforme aux principes de la méthode expérimentale :
(1) suite aux travaux cherchant à comprendre ce qui contrôle la température moyenne globale de la Terre (une question que Fourier a commencé à aborder au 19è siècle!), les scientifiques se sont intéressés aux échanges d'énergie entre la Terre et l'espace et à la façon dont ces échanges dépendaient des conditions de surface de la Terre (par exemple la capacité de la surface à réfléchir le rayonnement solaire, son inertie thermique, etc) et de la composition en gaz de l'atmosphère (par exemple la présence de gaz capables d'absorber le rayonnement infrarouge..ceux que l'on nomme "gaz à effet de serre"). Ces travaux ont conduit les scientifiques, dès la fin du 19è siècle, à formuler l'hypothèse qu'une augmentation des gaz à effet de serre dans l'atmosphère conduirait à un réchauffement global de la Terre. Depuis le 19ème siècle, les sciences physiques du climat ont beaucoup progressé et cette hypothèse est toujours de mise. Nous pouvons désormais tester cette hypothèse à l'aide de modèles physiques du climat...ce qui correspond à la deuxième étape de la "méthode expérimentale".
(2) les modèles climatiques sont utilisés pour simuler le climat que connaitrait notre planète si elle était soumise à divers scénarios d'émissions de CO2 ; ces modèles sont fondés sur les lois physiques fondamentales (conservation de l'énergie, de la masse ...) ; on y met en oeuvre des représentations des processus atmosphériques qui semblent jouer un rôle important dans le climat et son évolution (processus radiatifs, nuages, orages, sol, végétation, océan, banquise ...) ; le problème est que ces modèles souffrent de l'absence de théorie climatique complète ; du coup, des hypothèses ad hoc doivent y être injectées, ce qui diminue la vertue prédictive des modèles climatiques et induit une dispersion des résultats ;
(3) on confronte les résultats de simulation avec les observations ; ici on entre dans la partie délicate de la démarche, puisque, d'une part, le changement climatique commence tout juste à être observable (conformément aux prévisions des modèles) et que, d'autre part, les résultats des modèles présentent une dispersion importante (bien visible sur la figure du post de Rémy).
- comme il s'agit de prévoir le climat que nous allons rencontrer, alors que la concentration en CO2 de l'atmosphère a déjà atteint des niveaux que l'humanité n'a jamais connus, cette dispersion des modèles (liée aux insuffisances de nos théories) diminue de façon importante la confiance que l'on peut accorder aux simulations du climat futur. Toute une branche des activités des climatologues est ainsi consacrée à la confrontation des modèles au plus d'observations possibles (nous disposons aujourd'hui d'observations pour beaucoup de variables climatiques et pouvons ainsi vérifier dans quelles mesures les modèles sont capables de les prédire; cette confrontation est bien moins subjective qu'une confrontation de prédiction astrologique à la réalité!), et même à la simulation de climats radicalement différents du nôtre : paléo-climats, c'est-à-dire climats du passé, durant les glaciations ou durant la précédente période interglaciaire qui était nettement plus chaude que la période actuelle, ou climats d'autres planètes (Mars, Vénus ou Titan par exemple). Dans le cas de certaines planètes pour lesquelles on dispose encore de très peu d'observations, les modèles simulent des climats dont le réalisme pourra être testé lorsque des observations seront disponibles (à l'occasion du passage d'une sonde spatiale par exemple). De la même façon, les modèles ont été utilisés pour étudier ce qu'il adviendrait de la température globale de la Terre au 21è siècle sous l'effet d'une augmentation anthropique des gaz à effet de serre bien avant le début du 21è siècle, et bien avant que les premiers signes de réchauffement global soient détectables dans les observations. C'est parce que les modèles sont fondés principalement sur des lois physiques que cela a été possible.
Il nous semble que ce bref aperçu du cadre des recherches en climatologie démontre que l'on est très loin de l'astrologie. Bien sur, cela n'empêche pas les polémiques de se développer ; bien sûr, les enjeux géopolitiques étant considérables la désinformation bat son plein. Mais justement, notre but ici est de permettre à chacun de comprendre ce qui se passe, ou plutôt de comprendre quelle est la vision des scientifiques sur ce qui se passe et quelle est leur démarche de travail, afin de pouvoir faire face à la désinformation et de se forger une opinion personnelle.
Jean-Yves Grandpeix et Sandrine Bony.
Rédigé par: Jean-Yves Grandpeix | 24 avril 2008 à 19:34
Entres autres:
@ Vincent "Le système climatique n'est pas déréglé."
@ Jean-Yves & Sandrine: "Il y a là pas l’ombre d’un dérèglement !"
Qu'il soit permis à un béotien (stricto-sensu) de tout de même demander à ce que la sémantique ne soit pas absente de vos écrits.
Bien entendu, on peut asséner qu'il n'y a pas l'ombre d'un dérèglement. Et je suis capable d'admettre cela instantanément et sans sourciller.
SI !! on me précise que l'on parle de la machine thermique de la planète. Parce que oui, bonne blague!, la machine thermique de la Terre s'est -stricto sensu- toujours régulée depuis sa naissance et le fera de même jusqu'au moment ultime où le Soleil la dévorera.
Avec ou sans espèce humaine à sa surface.
Quid donc de l'impact de l'activité des humains sur cette machine 'autonome'?
Quand d'un coup de tournevis je tourne telle ou telle vis du carburateur de ma voiture, je me dis que je règle mon moteur. Mais tout aussi bien, je crois pouvoir dire que je crée un DéRèGLEMENT.
Pour résumer ma pensée:
-- je suis bien d'accord avec le §3 de l'article initial.
mais
-- je trouve un peu court sa toute dernière phrase qui suggère: "Dormez braves gens, on veille sur vous".
Pas "Circulez, y'a rien à voir", non, pas encore.
-- je pense que -modèles ou pas- le dérèglement par l'homme de la machine thermique de la planète ne peut être contesté; aujourd'hui, il m'apparaîtrait "Monsantesque" de prétendre la contraire.
Mais je veux bien que demain, on me fasse changer d'avis.
Ce blog est là pour ça, non ?
Cordialement et sémantiquement vôtre.
Rédigé par: Jean Calvet | 28 avril 2008 à 14:58
Question :
L'augmentation des gaz à effet de serre (H2O, CH4, CO2...) est-il si dramatique que les climatologues nous le serinent ???
Après tout sans effet de serre (- 18 sur la planète) pas de vie…
Si la température "moyenne" augmente de 0,6 °, voire de 1 ou 2 ° cela ne peut-être que bénéfique, la toundra deviendra cultivable… et comme on est 6 milliards sur cette planète, et que certaines contrées souffrent de la faim…
Rédigé par: Chaniel 37 | 05 mai 2008 à 18:55
1- L'effet de l'augmentation des concentrations des gaz à effet de serre sur les conditions de vie de l'homme ou des autres espèces animales est effectivement très hétérogène. Ces effets peuvent être vécus comme très positifs par certains et très négatifs par d'autres, que ce soit en un même lieu ou en des lieus différents. Pour prendre un exemple simple : les russes sont ravis de voir la toundra devenir cultivable, de nouvelles voies navigables s'ouvrir et de nouvelles ressources minières devenir accessibles ; tandis que les bengalis ne sont pas très contents à l'idée de voir leur pays disparaître sous les eaux. Tout ce qui est clair la-dedans, c'est que des bouleversements sont attendus, et que les bouleversements se font souvent dans la douleur. Je vous conseille, sur ce sujet, d'écouter l'émission "Terre à Terre" de Samedi dernier (le 3 Mai) où Jean Malaurie parle de la confrontation des Inuits avec les conséquences des changements climatiques et y montre le jeu complexe du bien et du mal :
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/terre_a_terre/
2- Savoir si un changement est "dramatique" ou "bénéfique" n'estjustement pas le sujet de ce blog. Le but de ce blog est de fournir les éléments permettant à chacun de comprendre pourquoi les physiciens du climat pensent qu'il y a un très fort risque pour que les activitéshumaines actuelles entraine un changement climatique très importants dans les prochaines décennies. Les conséquences humaines, sociales et géopolitiques relèvent d'une tout autre problématique.
Rédigé par: Jean-Yves Grandpeix | 07 mai 2008 à 14:13
@ Jean-Yves Grandpeix
Merci pour les infos de F.C.
Vous dites :
"...ce blog est de fournir les éléments permettant à chacun de comprendre pourquoi les physiciens du climat pensent qu'il y a un très fort risque pour que les activitéshumaines actuelles entraine un changement climatique très importants dans les prochaines décennies..."
Je pense que l'on devrait peut-être dire :
"...comprendre pourquoi DES physiciens du climat...
On est très loin d'une unanimité à laquelle vous semblez croire.
Et heureusement !!!
Rédigé par: Chaniel 37 | 12 mai 2008 à 19:27
@ chaniel 37
Citez moi UN physicien du climat qui ait publié un article (dans une revue à comité de lecture, seul valide scientifiquement) montrant que le changement climatique actuel n'est pas lié à l'activité humaine ?
Rédigé par: karlst | 13 mai 2008 à 12:39
@ KARLST :
Pour commencer, à tous seigneur tout honneur :
En Juin 2005, Yury Izrael, Directeur de l'Institut de l'Ecologie et du Climat du Globe de l'Académie des Sciences Russe et Vice -Président de l'IPCC (GIEC), contredit la position officielle du GIEC (IPCC) qui affirme que la tendance du climat du globe peut être attribuée à des causes résultant de l'activité humaine.
Celui là est Français :
"Le réchauffement climatique est un mythe !"
Dit Marcel Leroux un grand climatologue français. Professeur émérite de climatologie à l'Université Jean-Moulin (Lyon), il est directeur du Laboratoire de climatologie, risques et environnement du CNRS.
Je dois en avoir encore une petite centaine...
Un coup d'oeil sur ce site :
http://www.pensee-unique.fr/paroles.html
Rédigé par: Chaniel 37 | 13 mai 2008 à 17:30
@chaniel 37
On c'est mal compris qu'il y ait des scientifiques qui pense que le changement scientifique n'est pas d'origine humaine, evidemment il y a en a quelques uns... mais j'ai demandé qui a effectivement publié un article "peer-review" qui permette de penser de façon "très probable" que le rechauffement climatique n'est pas d'origine humaine (comme il en existe à l'inverse des milliers qui le mette en évidence). N'importe qui peut affirmer n'importe quoi, tant que cela n'a pas été publié dans une revue peer review, cela n'a d'un point de vue scientifique aucune valeur, et ce n'est pas le cas des 2 personnes que vous citez, ni de la petite centaine dont parle le site que vous indiquez.... Au passage par contre des "vrais" climatologues qui pense que le changement climatique est d'origine humaine et qui ont publiés sur le changement climatiques il en existesnt des milliers...
Enfin, en ce qui concernent la notion de "grand climatologue français" dans le cas de M. Leroux, si on cherche sa bibliographie on trouve 2 articles de rang A (qui ne parlent pas de changement climatique)..... alors comment qualifier les climatogues français qui animent par exemple ce site et qui ont eux plusieurs dizaines voire certains plus d'une centaine d'articles de rang A.. Des génies ?
Rédigé par: karlst | 18 mai 2008 à 00:22
@ KARLST :
Bonjour ! Vous écrivez :
«N'importe qui peut affirmer n'importe quoi, tant que cela n'a pas été publié dans une revue peer review, cela n'a d'un point de vue scientifique aucune valeur, et ce n'est pas le cas des 2 personnes que vous citez, ni de la petite centaine dont parle le site que vous indiquez.... Au passage par contre des "vrais" climatologues qui pense que le changement climatique est d'origine humaine et qui ont publiés sur le changement climatiques il en existesnt des milliers...»
Bravo bel exemple de langue de… chêne…!!!
Des "milliers de climatologue"… Fichtre ! Se sont ceux revendiqués par le GIEC ??? Ceux qui ne sont pas d'accord entre eux…???
Mais baste ! D'après vous, seul sont crédibles les quelques uns qui publient dans certaines revues… L'art est la manière de ronronner entre eux, petit milieu qui tourne en rond…
Je sais ça se pratique dans toutes les corporations et "l'intrus" est' au mieux, voué aux gémonies… Un grand classique. «Casses-toi de là t'es pas de notre monde…NOUS ! nous avons la science et nous publions dans des revues peer review,!!!»
Tenez !
Je vous laisse mon article de classe…Z qui ne sera pas publié dans une revue peer review !!!
LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ET SON CORROLAIRE… LE CO2…
Un exemple, prenons les humains :
Un humain qui expire, c'est quelques milliers de PPM de CO2 qui partent dans la nature à chaque fois et un humain ça respire très souvent… sinon…!!!
Nous sommes 6 milliards d'humains qui passons notre temps à expirer du CO2… et ça doit faire beaucoup, beaucoup, beaucoup… de PPM.
Ce sont donc ces "salopards" d'humains qui réchauffent le climat…???!!!!!!!
Le GIEC dans sa grande sagesse nous dit que depuis 160 ans (depuis l'industrialisation) le CO2 a augmenté à cause des humains… enfin, des activités humaines… (1 milliard d'humains environ vers 1850… 6,6 milliards en 2007)
On se dit : c'est du lourd !!! Le CO2 à augmenté d'au moins quelques milliers de PPM… et la température de plusieurs dizaines de degrés…
Comment ? Le CO2 a augmenté de… 100 PPM… en 160 ans… avec 6,6 milliards d'êtres humains qui polluent.
Et la température ?
Combien ? 0,70 °… c'est une plaisanterie… ???
On em..., on culpabilise… l'humain moyen pour 100 PPM de CO2 et 0,70 °… pour une planète de 40 000 km de circonférence avec plein de déserts, deux pôles et 2/3 d'océan, et avec ça des "chercheurs"…, qui n'ont pas le sens du ridicule, nous balancent une température "moyenne" au… dixième de degré sur une durée de plus d'un siècle…
Mais les mesures de la température sont fiable au moins… ?
Ben, c'est que les stations des USA elles sont un peu vieilles… il faut bien corriger un peu les températures…
Et ça nous donne des "prévisions" sur un siècle…
Si j'étais climatologue… je me couvrirais de cendre devant tant d'amateurisme… ou je me reconvertirais…
Mais en fait je crois que tout ça, le "réchauffement climatique", n'est qu'un prétexte, un rideau de fumée… L'important c'était de créer un nouveau marché. Alors le méthane, c'était déjà fait, on allait créer le marché du CO2… C'est chose faite…
Il y a quelques milliards de dollars à se "goinfrer".
Ça c'est scientifique…!!!
Rédigé par: Chaniel 37 | 18 mai 2008 à 16:52
Ce blog a pour intention de donner des explications physiques sérieuses sur le changement climatique en cours. Il est légitime de poser des questions auxquelles les auteurs du blog tenteront de répondre au mieux. Il n'y a pas la place par contre pour des divagations fumeuses ou des références à une "théorie du complot". Qu'on se le dise.
Rédigé par: desbois | 19 mai 2008 à 17:27
Bonjour Michel Desbois,
Je présume que votre philippique s'adresse à mon message…!
Vous dites :
«Il n'y a pas la place par contre pour des divagations fumeuses ou des références à une "théorie du complot". Qu'on se le dise.»
Je n'ai fait qu'énoncer des faits tangibles (peut-être sur un ton un tantinet ironique je le reconnais !) mais mes allégations sont parfaitement exemptes de "divagations fumeuses" les chiffres que je cite sont parfaitement exacts.
— En 1850 au début de l'industrialisation la terre comptait bien 1 milliard d'humains environ et le taux de CO2 dans l'atmosphère était bien de 280 PPM.
— En 2007 la population du globe est bien de 6,6 milliards d'humains et le taux de CO2 est bien de 380 PPM.
— Donc le taux de CO2 a bien augmenté de 100 PPM en 150 ans avec 6 fois plus d'humains.
— Le chiffre du GIEC concernant l'élévation de la température du globe depuis le début de l'industrialisation est bien de 0,70 / 0,75 °.
Désolé mais je n'invente rien. Je n'ai fait que mettre en corrélation les différents chiffres en m'étonnant que le taux de CO2 n'ai augmenté que de 100 PPM et que la température moyenne du globe n'ai augmenté de 0,7 °, avec plus de 6 milliards d'humains qui émettent bien du CO2.
Quant à la " théorie du complot" (?), désolé mais là encore je n'ai fait qu'énoncer une évidence :
Avec Kyoto, le CO2 est bien devenu un marché. Des pays "achètent" bien des droits à émettre du CO2 à des pays qui en émettent peu ou pas.
Donc je vous pose la question peut-on raisonnablement croire à un réchauffement climatique ???
Vous y croyez, moi, j'ai quelques réticences, et j'exprime ces réticences sur votre site qui accueille aussi bien (et ce site est remarquable, à cet égard) des pro et des "anti" réchauffement climatique.
Bonne soirée cher Michel Desbois.
Rédigé par: Chaniel 37 | 19 mai 2008 à 19:37
Bonjour,
Nous voyons sur la figure (à laquelle il manque apparemment l’année 2004) une forte variabilité de la température moyenne mesurée par rapport à la courbe de tendance qui représente le climat. A quels paramètres physiques est due cette variabilité ? Ces paramètres ne sont-ils pas inclus dans les modèles de climat ?
Rédigé par: Bernard Aladenize | 20 mai 2008 à 09:56
@Bernard Aladenize
Il y a effectivement une forte variabilité interannuelle. Cette variabilité concerne la température de surface au-dessus des continents et des océans. Celle-ci peut effectivement varier sous l'effet de phénomènes comme le mélange plus ou moins profond de l'eau de mer, l'humidité des sols, et des phénomènes d'interactions océan atmosphère comme el-niño dans le Pacifique. L'année 1998, anormalement chaude, correspond à un el-niño. Les modèles de climat incluent ces phénomènes et sont capables de reproduire la variabilité interannuelle, mais ne peuvent pas prévoir d'une façon déterministe quelles seront les années anormalement chaudes ou froides. Nous reviendrons sur la variabilité interannuelle dans un futur post.
Rédigé par: desbois | 27 mai 2008 à 14:34
Comme dirait Michel Audiard, "ne prenons pas les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages" messieurs!
Vous souhaitez vous presenter comme independent de la presse mais vous referrez a la meme presse alarmiste...
Pire, vous etes lies au LMD dont l'academicien Le Treut se rengorgeait d'alarmisme dans le Figaro... "Le Figaro, August 9, 2007 extract :
« Sans être catastrophistes, ce que nous voyons aujourd'hui ne sont que les prémices des dangers futurs à l'horizon 2050, confirme Hervé Le Treut, membre de l'Académie des sciences et du Giec. Le problème touche toute la planète et tous les secteurs d'activité. »
«Emballement de l'effet de serre»
« On sait aujourd'hui, estime Hervé Le Treut, que le dérèglement climatique, par emballement de l'effet de serre suite à l'augmentation dans l'atmosphère des gaz à effet de serre due aux activités humaines, sera de 5 à 10 fois plus important que celui due à la variabilité naturelle du climat. »
Vos references internationales sont realclimate... Allons donc: voila, avec l'appui du CEA et donc de Jouzel, de TV5 blog, un realclimate a la francaise, bien partisan, bien obtus, qui ne discute que de CO2 et de temperature... Comme le temps est un instantane de l'evolution climatique, lisez le thermometre et mesurez votre CO2: Allez-y messieurs, prevoyez le temps de demain et misez votre argent sur vos previsions!
Le fait est que l'IPCC n'a pas predit les tendances observees depuis 10 ans!
Telle une course de chevaux qui ne tournerait pas a votre avantage, vous faites tout pour changer la ligne d'arrivee, "Nature" publie des Allen et Sherwood qui manipulent les equations de vents thermaux afin de discrediter les observations et mesures de temperatures dans la troposhere qui bien sur ne collent pas dans vos modeles... et ce avec une incertitude de 70%!!!
Ahh si vous aviez cite climateaudit.org le site de ceux qui ont demontre l'invalidite de Mann et qui continuent a preceder les objections d'un Jones qui se raccroche aux branches dans le meme journal "Nature", la messieurs on pourrait discuter...
Alors assez de masquarade. La nature est la plus resiliente objectrice a vos creations: Lorsque Mr. Jouzel ose se referrer a Al Gore alors que la commission Wegman a enterre le Hockey Stick, quand le GIEC/IPCC AR4 malgre cela conserve cette etude de Mann et noie la courbe dans un diagramme spaghetti, quand les reseaux de thermometres sont soigneusement corriges par Hansen d'effets douteux et que les parkings surchauffes sont consideres representatifs, il y de quoi ne pas prendre votre effort au serieux.
Quant a ceux qui attaquent Marcel Leroux, il est amusant de constater qu'en 1983 WMO considerait son travail sur le climat de l'Afrique tropicale comme une reference...
Finalement a ceux qui ont eleve l'art du "peer review" a une science guarante de verite absolue, tout etudiant sait bien qu'il y a des journaux ou une equipe n'a aucune chance de publier a cause des noms du comite editorial!
Alors basta!
Rédigé par: Antonio San | 08 juin 2008 à 23:56
Oh et aussi vous parlez de climat -30 ans- et parlez de variabilite annuelle alors que vos courbes de prediction ne couvrent que 15 ans... et que bien sur le plateau 2006, 2007 et le froid 2008 sont absents...
Rédigé par: Antonio San | 09 juin 2008 à 00:08
Bonjour Mr Antonio San,
Votre post est sans doute très bien mais il ne s’adresse qu’à des spécialistes. Je suppose que vous ne réussirez pas à convaincre Mr Dubois, peu importe, essayer de me convaincre moi, qui ne suis pas un spécialiste et qui essaie de comprendre. Parlez-moi de l’étude de Mann, des publications de Hansen et de Mr Leroux. Peut-être l’équipe du blog pourra vous répondre et moi je pourrais essayer de comprendre.
Merci.
Rédigé par: Bernard Aladenize | 09 juin 2008 à 17:42
Si vous voulez comprendre la circulation atmospherique et sa relation avec la meteorologie et le climat, les ordres de grandeurs, les echelles des phenomenes et les causes et leurs effets, c'est tres simple: En francais, Edition Dunod, Auteur Prof. Marcel Leroux, La dynamique du temps et du Climat, cours de 2emme cycle/Master. ecoles d'ingenieur, 2 eme edition.
Ce sont les bases necessaires et tres accessibles car clairement presentees en 300 et quelques pages. Ensuite, en anglais, Global Warming myth or reality, the erring way of climatology, par Prof. Leroux, springer/praxis editor 2005. Vous y retrouverez un historique point par point des rapports du GIEC et la demonstration point par point du fait qu'une co-relation n'est pas la meme chose qu'une relation de cause a effet. Un americain avait meme correle le nombre d'apparition televisuelles de Britney Spears et le cours de l'argent metal avec un indice de 90%...
A lire les physiciens, il existe toujours des desaccords concernant la physique du phenomene "effet de serre" et son application a l'atmosphere terrestre, en particulier les differents parametres de la chaleur, son transfer et les lois de la thermodynamique. En fait la focalisation abusive et deliberee sur le CO2 est un moyen efficace de cacher la foret derriere l'arbre comme disent les anglosaxons. Pendant que l'on s'epuise a parler du sexe des anges, les vraies questions sont eludees...
En ce qui concerne la discussion sur Mann et sa courbe de temperature surnommee "hockey Stick" a cause de sa forme -plate pendant 1000 ans et recourbee au XX siecle vers le haut-, je vous refere a climateaudit.org le site blog de Steve MacIntyre et Ross McKitrick "les Macs" qui ont demontre que les statistiques appliquees par Mann etaient tres critiquables et que la seule raison la courbe avait cette allure etait due a une population d'arbres -les bristlecones- qui avaient soit ete engraisses au CO2 ou bien dont les prelevements ne sont pas fiables. Une commission independente en 2006 a conclu que les "Macs" avaient raison scientifiquement et en plus a expose les relations incestueuses d'une petite equipe de climatomodelers dont Mann, Wahl, Annan qui se renvoyaient la balle en recommandant les confreres, soit etudiants soit anciens etudiants des uns et des autres... Bien sur les "Macs" s'etaient vu refuser la publication de leur refutation de Mann par Nature, ce qui avait motive leur plainte ethique. Rien de nouveau pour qui est familier avec la science de la publication scientifique mais toutefois une claque pour la clique!
Vous trouverez le rapport Wegman, et de plus la derniere refutation de Mann 2007.
Oui malgre ce que l'on veut faire croire, le debat scientifique est reel et loin d'etre clos. Comme partout les ambitions aiguisees et les enjeux financiers sont enormes.
Le GIEC AR4 a malgre la refutation exemplaire a conserve la courbe de Mann, noyee dans d'autres diagrammes. Gore fait pire car il base tout son argumentaire dessus.
Quant a Hansen, vous apprendrez que ses reseaux de thermometres et les programmes statistiques utilises pour ponderer les resultats sont pour le moins obscurs et que des gens comme Phil Jones du Hadley centre en GB refusent de donner suite a des demande de donnees pour verification independantes.
Il n'y a pas de complot. Il y a des gens ambitieux, opportunistes.
Si vous avez bonne memoire lors de l'affaire de la Soufriere, un professuer d'universite du Sud de la France avait meme, en soutien a Claude Allgere face a Tazieff, ecrit une lettre mechante et calomnieuse envers Tazieff, lettre exposee par les journalistes de Recherche...
Imaginez le marecage de cette affaire multiplie par 1000 a l'echelle planetaire et vous aurez une idee de ce que le Global Warming nous apprend sur la nature... humaine.
Rédigé par: Antonio San | 10 juin 2008 à 07:12
Merci pour les références.
Je me pose deux questions :
- concernant les courbes d’évolution du climat de la terre sur plusieurs centaines (milliers) d’années : quelle peut être la fiabilité de telles données, indirectes, issues de données ponctuelles, disséminées dans l’espace et dans le temps pour caractériser la température moyenne de la terre, avec une précision que l’on souhaite être du diziéme de degré, cette températue étant hautement variable d’une année sur l’autre ? Finalement ne connait-on pas la température moyenne de la terre que depuis que nous avons des satellites météo ?
- concernant le CO2, la teneur en CO2 de l’atmosphère est-elle homogène sur toute la surface de la terre ?
Rédigé par: Bernard Aladenize | 10 juin 2008 à 18:16
A propos des modeles: Thompson, Jones et al. 2008 viennent de s'apercevoir que les mesures de Sea Surface Temperatures dependaient de la maniere dont la mesure etait faite, seau d'eau ou bien a l'entree des orifices de refroidissement des moteurs. Bien sur la transition ne fut pas instantanee aux alentours des annees 40.
En fait ce point avait deja ete discute en detail par McIntyre sur climateaudit.org et par d'autres. Donc ces messieurs, qui viennent de publier, sont en retard d'un train -de mesure biensur...-. Mais ils nous assurent que ca y est, maintenant aucune autre correction a l'horizon et bien sur il nous faut les croire sur parole...
La ou l'on va rigoler, c'est que afin d'expliquer le refroidissement observe apres 1940, ces memes messieurs avaient invoques l'effet des aerosols, parfaitement integres dans les modeles climatiques pour expliquer ce refroidissement. Et bien sur, je vous laisse imaginer comment toute critique de ces modeles fut recue a l'epoque...
Mais voila, nos amis maintenant n'ont plus besoin des aerosols... et les memes de nous expliquer que maintenant tout est rentre dans l'ordre et que l'on doit avoir foi en les modeles et ceux qui les construisent...
Un peu fort non? Donc que sont les aerosols et leur effet devenus? On en ferait un sonnet...
Rédigé par: Antonio San | 10 juin 2008 à 18:27
Les donnees sont fiables dans la mesure ou toutes les precautions de controle de qualite des mesures ont ete prises. Les valeurs sont relatives mais offrent une vision de l'evolution climatique. Par ailleurs, la compaction de la glace, comme la compaction geologique permet de ne garder qu'une moyenne sur des annees. Certes des lieux ou la sedimentation est continue et la subsidence importante peuvent donner des enregistrements precis et presque annuels -depots de varves. Effectivement les valeurs qui mettent en emoi les gens du GIEC sont tres proches des incertitudes et de plus sont obtenues sur des reseaux sans cesse "corriges" d'ou un besoin de donnees et programmes accessibles afin que d'autres puissent s'assurer du bien fonde des corrections.
Quant a la signification des moyennes cela depend bien sur du reseau de mesure -donc la ponderation des mesures- et cela ne veut rien dire, meme a un niveau physique puisque les modeles ne modelisent pas la circulation atmospherique reelle mais d'hypothetiques cellules de convections.
Un vigneron Bordelais vous dira que la temperature et l'humidite d'un champ de vigne peuvent etre differentes de quelques dixiemes a 50m pres. Alors que faire? C'est la raison pour laquelle cette fixation sur la temperature est une colossale erreur de jugement scientifique surtout quand on en arrive a des fractions de degres...
La generation anthropogenique de CO2 est bien sur inhomogene a l'echelle de la planete et recemment une carte satellite -par GISS si je me souviens bien- a bien sur montre que les centres urbains et industriels generent le CO2. Concentre sur l'hemisphere nord, les centres principaux sont: Le sud est de l'europe, le nord est de l'asie, le midwest US et un petit centre sur l'afrique equatoriale.
Apres cela on se doute que la circulation atmospherique va homogeneiser cela.
La encore lorsque les debats restent entre scientifiques, le desaccords sont normaux. Des qu'ils debordent hors de ce cadre, tout devient plus complexe et ce qui etait difficile avant -tel admettre ses erreurs- devient virtuellement impossible tant les enjeux sont eleves et les prises de position imperiales.
Des gens comme Mann n'ont jamais admis leur erreur et font tout pour sauver la face. Un Jones admet qu'il faute etre plus vigilant quant aux donnees mais s'empresse de ne considerer que sa propre vigilance comme admissible...
Les journalistes sont eminemment complice de tout cela: il suffirait d'expliquer la circulation atmospherique a tous avec une emission de 2 heures -resume d'un cours de Leroux- pour donner a tous une base utile. Ensuite il faudrait expliquer l'histoire climatique de la terre.
Apres seulement on pourrait parler modeles et de la difficulte de modeliser la terre et non pas une planete imaginaire.
Au lieu de cela on offre au peuple du cirque chez FOG ou bien on les abreuve de faits qu'ils ne peuvent replacer dans un contexte general.
Rédigé par: Antonio San | 10 juin 2008 à 19:24
Petite correction: "Et on constate que la moyenne des premières prévisions de l’exercice de 1990 (trait bleu épais) était un peu surestimée même si l’enveloppe bleue inclut bien les observations des 25 dernières années."
Demarrant a partir de 1990 jusqu'a 2005, le graphe en question ne couvre que 15 ans... et les annees omises 2006, 2007 et bien sur 2008 promettent des surprises au GIEC...
Rédigé par: Antonio San | 10 juin 2008 à 20:22