Il est évident que le rayonnement solaire reçu par la Terre est déterminant pour la température à la surface de la planète. Cependant, en l’absence de l’effet de serre naturel de l’atmosphère, la température moyenne à la surface de notre planète serait de l’ordre de –18°C alors qu’elle est en réalité de l’ordre de 15°C. On voit donc que les deux facteurs, rayonnement solaire et effet de serre sont ceux qui déterminent la température à la surface de la Terre. Avant que l’homme ne rejette massivement dans l’atmosphère les réserves de carbone accumulées dans les gisements de pétrole ou de charbon, ce sont surtout les fluctuations du rayonnement solaire qui influençaient la température à la surface de la Terre. Les plus connues de ces fluctuations (mais pas les seules) sont celles liées au cycle de 11 ans du soleil. Le nombre de taches solaires, lié à ces cycles, a été observé depuis le 17ème siècle. On peut voir sur le graphique ci-dessous qu’il y a des périodes où les cycles sont plus ou moins intenses ; en particulier, entre 1650 et 1700, il n’y avait pas de taches solaires ; en revanche, au 20ème siècle, on a relevé une intensification des cycles après la période 1880 – 1910. Le cycle le plus intense a lieu vers 1960.
Ces fluctuations se sont traduites par des variations de la température
à la surface de la Terre : « petit âge glaciaire » particulièrement
sensible à partir du 17ème siècle, réchauffement de la première moitié
du 20 ème siècle. À l’époque fin du 20ème siècle début du 21 ème siècle, on peut se poser la question de l’influence relative des fluctuations solaires naturelles et de l’augmentation de l’effet de serre sous l’effet des activités humaines. Sur les trois derniers cycles solaires, les satellites ont permis de mesurer la variation du rayonnement solaire entre un maximum et un minimum d’activité. (source NASA/GISS :gistemp ). Le graphique suivant montre la variation de « l’irradiance solaire » de 1978 à 2008. Elle est d’un peu moins de 2 W/m2 pour une irradiance moyenne de 1366 W/m2. Ceci se traduit par une variation du rayonnement reçu par unité de surface de la Terre de l’ordre de 0,3 W/m2 (appelé « solar forcing » sur le graphique ou forçage solaire en français) . On est actuellement dans une situation où le rayonnement solaire par unité de surface terrestre est de 0, 15 W/m2 inférieur au rayonnement moyen.
Dans les mêmes unités l’augmentation actuelle du « forçage » de l’effet de serre est de 0,3 W/m2 par période de 10 ans. Ce rythme d’augmentation a été soutenu notamment pendant toute la période d’environ 30 ans représentée sur le graphique ci-contre, produisant une augmentation de l’ordre de 0,9 W/m2. Cela surpasse nettement les fluctuations solaires, qui ont un effet estimé sur la température à la surface de 0,1°C entre un maximum et un minimum.
Où allons-nous maintenant ? Nous avons vu que nous sommes dans un minimum d’activité solaire, mais cette activité devrait réaugmenter maintenant rapidement lors du « cycle 24 » ainsi nommé par les physiciens solaires.
Il est remarquable que les années 2004 à 2007 aient été parmi les plus chaudes jamais observées à l’échelle globale, malgré une faible activité solaire. Cela souligne encore la prédominance de l’augmentation de l’effet de serre sur les fluctuations de l’activité solaire. Mais l’effet du soleil n’est pas négligeable, et on peut donc s’attendre à une augmentation plus marquée de la température globale moyenne dans les années 2010… Ceci a été prévu par plusieurs modèles…

"Dans les mêmes unités l’augmentation actuelle du « forçage » de l’effet de serre est de 0,3 W/m2 par période de 10 ans."
J'ai un problème avec vos chiffres. Si le forçage par l'irradiance est de 0,15 W/m2 SOUS la moyenne alors que le forçage par le CO2 a été le double sur 10 ans, la température devrait augmenter et non rester stable depuis 5 ans, surtout qu'il y a 5 ans, le forçage solaire était encore positif par rapport à la moyenne (selon votre graphique).
D'ailleurs, si selon vous l'augmentation du forçage est de 0,3W/m2, ça correspondrait à un réchauffement de seulement <1,5°C/siècle ! Il doit y avoir un problème dans les chiffres non ?
Rédigé par: Demesure | 07 avril 2008 à 23:34
Le but de ces chiffres est simplement de donner un ordre de grandeur du "forçage solaire" par rapport au "forçage des gaz à effet de serre". Comme nous l'avons déjà dit à plusieurs reprises, il est vain de chercher des tendances de températures de surface sur des périodes courtes en raison de la forte variabilité interannuelle (rappelons que des périodes de trente ans sont des références usuelles en matière de climat). Par ailleurs, pour évaluer les augmentations de température sur un siècle par exemple, il faut prendre en compte d'une part les prévisions d'évolution de la concentration des gaz à effet de serre, d'autre part bien d'autres phénomènes physiques que les "forçages" mentionnés ici : c'est le rôle des modélisations du climat réalisées dans de nombreux centres de recherche, notamment dans le cadre du GIECC.
Rédigé par: desbois | 08 avril 2008 à 11:50
Bonjour,
J'entends bien qu'il s'agit d'ordres de grandeur. Mais là, même vos ordres de grandeurs ne collent pas.
D'ailleurs, la WMO n'explique pas le refroidissement actuel par l'activité solaire mais par la Nina: http://news.bbc.co.uk/2/hi/science/nature/7329799.stm
"L'explication" solaire me semble donc être une spéculation de votre part, qui n'est, selon moi, pas traduite dans vos textes par les précautions de langage habituels à un état de l'art incertain.
Cordialement
P.S. Je souligne que je ne rejette pas l'explication solaire dans l'évolution climatique de cette dernière décennie. Je dis juste qu'elle ne semble pas intégrée correctement par la théorie de l'effet de serre compte tenu des ordres de grandeurs de forçage cités.
Rédigé par: Demesure | 08 avril 2008 à 17:52
Au passage, je signale qu'il est peut-être prématuré de compter sur une "réaugmentation rapide" de l'activité solaire du cycle 24, vu que les prévisions de la forte activité de ce cycle se sont révélées fausses depuis 2 ans et qu'il pourrait être bien plus faible que "prévu".
Voir par exemple cet animation des prédictions successives sur le cycle 24: http://wattsupwiththat.files.wordpress.com/2008/03/solar_cycle_23-24_sunspots.gif
Il montre à quel point la science du climat reste incertaine pour faire des prédictions, même à moins de 5 ans.
Rédigé par: Demesure | 08 avril 2008 à 18:02
@Demesure. Tout ce que je cherche à expliquer dans ce post est que l'influence des fluctuations solaires est très faible par rapport à la contribution de l'effet de serre. Pour ce qui est des températures de surface moyennes en 2007, et probablement en 2008, je suis bien d'accord pour souligner le rôle de l'épisode La Niña en cours (voir notre post du mois de décembre intitulé El Niño et les variations récentes de température). Par ailleurs, on ne peut pas parler de "refroidissement actuel". 2007 est une année très chaude (voir notre post du mois de janvier "2007 une des années les plus chaudes jamais enregistrées"). Quant à l'activité future du soleil, même s'il y a des incertitudes dans la prévision du cycle 24, cela a très peu d'importance pour le réchauffement global.
Rédigé par: desbois | 08 avril 2008 à 19:17
bonjour et merci pour ce blog tres interessant
1. peut-on faire confiance aux mesures concernant les taches solaires des 17e et 18 siecles ?
2. plus de taches solaires cause-t-il + ou - de rayonnement emis ? je pensais moins, simplement car une partie de la surface du soleil est alors noire, mais dans ce cas pourquoi faites-vous la relation avec le petit age glaciaire ?
3. (surtout pour la periode recente) il y a une inertie certaine entre les fluctuations du forcage radiatif et les fluctuations de temperature de l'air, + des regulations complexes... c'est d'ailleurs pour ca qu'on a besoin de modeles, conclusion : le dernier paragraphe est + que speculatif !
pour discuter un peu ce point, comment les modeles quantifient-ils les flux de chaleur sous les surfaces solides et liquides ? l'extension des zones desertiques et donc de sol nu pourrait contribuer à augmenter le flux de chaleur vers l'interieur de la terre, donc compenser en partie l'augmentation du forcage radiatif et allonger le temps de reaction pour la temperature de l'atmosphere
Rédigé par: pp | 15 avril 2008 à 12:14
"Par ailleurs, on ne peut pas parler de "refroidissement actuel". 2007 est une année très chaude (voir notre post du mois de janvier "2007 une des années les plus chaudes jamais enregistrées")."
@M. Desbois
Bien sûr qu'on peut parler de refroidissement pour 2007. Je parle de variation et vous parlez de valeur, deux choses qui n'ont rien à voir. Et ce refroidissement ne concerne pas que 2007 mais dure depuis 2002, confirmé par un léger refroidissement des océans d'après le réseau ARGO.
Tant que les modèles ne savent pas expliquer (et évidemment ne prédisent pas) ce refroidissement, ni l'apparition d'el Nino-La Nina (de 2002 à 2005, il n'y avait pas de la Nina), la question de la prédictibilité des modèles reste entière.
Et pourtant, la théorie de l'ES anthropique repose dessus !
Rédigé par: Demesure | 16 avril 2008 à 09:03
M. Desbois parle ici de La Niña et de El Niño comme de 2 phénomènes un peu mystérieux qui influenceraient la température dans le Pacifique sud, et de là les autres régions du monde.
Je ne crois pas que cela soit tout à fait exact : La Niña et El Niño sont simplement les noms donnés à des phénomènes de variation de températures dans ces régions. D'ailleurs, les indices caractérisant ce phénomène sont calculés à partir des SST (et des hauteurs de mer qui leur sont liées) de certaines régions précises.
On n'explique pas un phénomène simplement en lui donnant un nom. C'est un peu comme si on expliquait la température d'un malade en disant qu'elle est causée par la Fièvre.
La Niña est probablement un phénomène d'upwelling, et la diminution de niveau de mer qu'on constate semble liée à la densité plus grande de l'eau plus froide. Mais ce phénomène serait plutôt une sorte de thermostat marin lié à un downwelling localisé autre part, (dans les régions polaires, notamment) qui, lui, est conditionné par le réchauffement de la mer. El Niño serait le thermostat en position "off" et La Niña le thermostat en position "on".
Tout cela est bien sûr seulement une hypothèse, mais elle est corroborée par les observations...
Cordialement.
Rédigé par: Pierre Allemand | 16 avril 2008 à 19:17
Les températures moyennes ont stagné depuis 1998, année la plus chaude. (et non pas 2003):-O
Rédigé par: Sceptique | 16 avril 2008 à 23:04
"El Niño serait le thermostat en position "off" et La Niña le thermostat en position "on"."
Cette image binaire ne convient pas parce qu'il y a plein d'années où il n'y a ni la Nina, ni el Nino.
De toute façon, les 22 modèles dont on dispose ne savent pas prédire à 6 mois ces phénomènes qui peuvent pourtant imprimer un palier de plusieurs dixième de °C à la température globale donc tout ce qu'on peut dire sur leur survenue reste de l'ordre de la spéculation.
D'ailleurs, les choses sont loin d'être simples car la Nina actuel ne permet pas d'expliquer pourquoi l'anomalie de l'hémisphère Nord ne change pas dans le même sens que celle de l'HS (qui continue désespérement de plonger).
Aucun modèle climatologique ne sait prédire le climat, ni à 1 an, ni à 10 ans et encore moins à 100 ans. Et aucun modèle ne le saura, il faut arrêter de se raconter des histoires (cf par ex ce témoignage du Dr Tennekes , qui n'est pas le premier venu en matière de modélisation: http://skyfal.free.fr/?p=71 ).
Rédigé par: Demesure | 16 avril 2008 à 23:39
@pp :
1. oui, le très petit nombre de taches solaires au 17ème et début du 18 ème siècle est un fait avéré. C'est ce qu'on appelle le "minimum de Maunder" et il s'étend de 1645 à 1715. Vous pouvez trouver des tas d'informations sur cette période en tapant sur google "Minimum de Maunder" en français ou "Maunder minimum" en Anglais
2.Plus de taches solaires est l'indice d'une activité solaire renforcée, et donc d'un renforcement du rayonnement solaire : ceci peut se voir dans notre "post" sur la deuxième figure, qui n'est pas une mesure des taches solaires, mais une mesure directe par satellite du rayonnement solaire.
3. Bien sûr que les interactions entre les divers phénomènes sont complexes et qu'il n'y a pas de relations linéaires instantanées. Je suis donc d'accord pour trouver ma conclusion un peu trop spéculative. En ce qui concerne les échanges de chaleur (et d'eau) à la surface des continents, elle est prise en compte dans les modèles de climat qui incluent des représentations de la végétation (ou de son absence). En tout cas, la couche continentale qui absorbe un réchauffement est beaucoup moins épaisse que dans l'océan, et les continents réagissent donc plus vite que les océans aux variations des flux d'énergie.
Rédigé par: desbois | 18 avril 2008 à 11:47
Mes collègues modélistes du climat répondront mieux que moi à la question de la "prévisibilité" du climat. Mais il faut tout de suite souligner qu'on ne parle pas de la même chose en prévision à court terme et en prévision du climat : la prévision météorologique est on le sait limitée à une ou deux semaines; on ne sait pas prévoir d'une manière fiable d'une saison sur l'autre ou d'une année sur l'autre. Mais pour les prévisions climatiques, ce ne sont pas les mêmes phénomènes qui sont en jeu, les échanges d'énergie à grande échelle jouent un rôle déterminant. C'est pourquoi les modèles de climat savent restituer l'évolution du climat du 20ème siècle en tenant compte des "forçages" naturels (soleil, volcans) ou causés par l'homme (aérosols, gaz à effet de serre). Les prévisions climatiques des modèles faites dans les années 1990 se sont révélées proches de la réalité observée aujourd'hui. L'évolution générale des températures prévue pour le 21ème siècle en fonction des "scénarios" d'augmentation des gaz à effet de serre et des incertitudes des modèles est chiffrée (voir le rapport du GIECC)avec les marges d'erreur correspondantes.
Rédigé par: desbois | 18 avril 2008 à 12:32
"Les prévisions climatiques des modèles faites dans les années 1990 se sont révélées proches de la réalité observée aujourd'hui."
Lesquelles svp ? Ce qu'il y a dans CMIP3 ne confirme absolument pas votre affirmation.
Pour l'instant, aucun modèle n'a prouvé qu'il a un meilleur "skill" qu'une simple extrapolation linéaire, sans quoi, on n'aurait pas continué à dépenser des millions pour améliorer les modèles et à faire des études d'intercomparaison et d'évaluation de la prédictibilité.
Mais si vous en trouvez un qui sort du lot, je suis intéressé par vos sources.
Rédigé par: Demesure | 21 avril 2008 à 17:03
Monsieur Desbois
Pafaitement néophyte en matière de climatologie, je suis très intéressée par le contenu plus qu'enrichissant de votre blog. Je prépare actuellement la mise en scène d'un texte de théâtre américain dans laquelle deux climatologues confrontent leurs théories (sur fond d'histoire d'amour!). Accepteriez-vous de la lire ou d'assister à une lecture et de nous en donner votre ressenti de scientifique? La pièce ne prétend pas relever de la science, pourtant de nombreuses théories y sont évoquées. Nous serions donc très heureux de connaître votre avis et d'avoir vos éventuels éclaircissements, si votre emploi du temps vous le permet bien entendu. Bien à vous
Marianne Groves, metteur en scène.
Rédigé par: Marianne Groves | 23 avril 2008 à 16:39
Je me pose une question :
— Comment peut-on accorder de la fiabilité à une "mesure MOYENNE" de la température de la planète ?
J'entends partout : la planète se réchauffe…
Si je dis "la planète s'enrichit", je vais me faire prendre à partie, à juste raison… Cela serait stupide de proférer une telle assertion, de faire la "moyenne " entre les pays hyper riches qui foisonnent de pauvres et des pays hyper pauvres qui possèdent quelques riches…
Et je trouve que dire "en moyenne" la terre se réchauffe est, pour le moins, sujet à âpres discutions… voire à caution.
Comment peut-on faire une "moyenne d'une planète de 40 000 km de circonférence qui est constituée au 2/3 par les océans,qui est recouverte partiellement de déserts et a deux pôles ?
Et surtout qu'elle peut en être l'utilité ? Peut-être… flanquer la frousse… ?
Rédigé par: Chaniel 37 | 03 mai 2008 à 17:06
@ chaniel 37 : une moyenne est une moyenne,par exemple si on dit que la taille moyenne des Français a augmenté, cela ne veut pas dire qu'il n'y ait pas des grands et des petits, mais c'est out de même significatif. Il est donc possible de faire une moyenne des températures de surface de la Terre, si on prend bien sûr des tas de précaution sur la représentativité des stations, les interpolations, etc... Par ailleurs, ce n'est pas seulement cette moyenne des températures de surface qui augmente, mais aussi la tempéraure de toutes les couches basses de l'atmosphère (disons de 0 à 10 km d'altitude)- et ceci est mesuré par satellite - De même pour la température de surface de la mer. Pour l'océan dans son ensemble, la montée des températures est responsable pour une grande part, par dilatation de l'eau -nous y reviendrons - de l'élévation du niveau de la mer.
Rédigé par: desbois | 05 mai 2008 à 12:07
@ Desbois
«…une moyenne est une moyenne,par exemple si on dit que la taille moyenne des Français a augmenté, cela ne veut pas dire qu'il n'y ait pas des grands et des petits, mais c'est out de même significatif. Il est donc possible de faire une moyenne des températures de surface de la Terre…»
Merci pour cette réponse que M. de Lapalisse n'aurait pas désavouée…!!!!lol
Mais à quoi peut bien servir cette moyenne ???
Le Sahara sera toujours aussi chaud… et froid la nuit…
Aux pôles il fera toujours très très froid…
Cette moyenne sert-elle à obtenir des subventions de la part de l'ONU ???
Qui entre nous ferait mieux de s'occuper de la famine…
Rédigé par: Chaniel 37 | 05 mai 2008 à 19:22
Tout d'abord bravo aux rédacteurs de ce blog.
Pour ce qui est des commentaires, il sont malheureusement parfois désolant:
@Chaniel 37 : L'ONU ferait mieux de s'occuper de la famine... Très juste: une augmentation de la moyenne de la température globale de la planète ferait justement très certainement perdre une bonne partie de la capacité de production céréalière dans le monde. Et puisqu'on parle de moyenne, ce n'est pas parce qu'elle augmentera peut-être à certains endroit (en Sibérie dans la toundra, et encore, j'en doute) qu'elle ne diminuera pas presque partout ailleurs !
Donc oui, la moyenne de la température du globe justifie les crédits que l'ONU lui attribue.
@Demesure: On nage en plein délire ! Aucun modèle climatique ne sait prédire le climat à 1, 10 ou 100 an... Certes ! C'est justement pour ça qu'ils donnent une fourchette ! L'essentiel de la fourchette en question étant due notamment au comportement futur de l'humanité (qui elle, n'est pas du tout prévisible, quoi que: le pessimiste dira qu'elle ne s'améliorera pas. C'est dans la nature humaine que de raisonner à court terme). Leur but n'est pas de prévoir le temps qu'il fera (surtout à court terme !). Leur but est d'imaginer ce qui se passera si telle ou telle condition (sur les comportements humains) est avérée (d'où la vingtaine de modèles évalués par le GIEC).
Rédigé par: Florent D. | 09 mai 2008 à 16:26
@ Florent D.
Je pense qu'il faut raison gardée…!!!
«…une augmentation de la moyenne de la température globale de la planète ferait justement très certainement perdre une bonne partie de la capacité de production céréalière dans le monde»
Ce ne sont que des supputations sans fondement qui renforcent le catastrophisme ambiant…
Un éventuelle augmentation de température "moyenne" de 0,5 à 2° (ce qui est annoncé par le GIEC) n'aurait aucune incidence sur les cultures. Sinon les favoriser.
Les "scientifiques" du GIEC sont des "prédateurs" de subventions qui ne s'aventurent pas à des prévisions vérifiables dans les 10, 20 ans… d'où leur empressement à se faire passer pour des "visionnaires du futur"… en commençant par culpabiliser cette belle espèce humaine. Ils ne jouent pas dans la cour des petits…non ! leur "vision" c'est une centaine d'années, quand personne ne pourra vérifier quoi que ce soit !!!
Rédigé par: Chaniel 37 | 09 mai 2008 à 17:59
@Chaniel 37
Il faut en effet raison gardER et arrêter de jouer aux apprentis sorciers en changeant de manière inconsidérée la composition de notre atmosphère.
Soit dit en passant:
- 0,5° c'est ce qu'on a déjà atteint
- 2° c'est le maximum "acceptable". C'est ce que l'on aura si on passe dans très peu de temps à un taux d'émission 2 fois moindre au niveau global (4 fois moins en France)
- Les scientifiques (oui, c sont vraiment des scientifiques experts chacun dans leur domaine respectif) ne font pas de prévisions. Ils calculent, dans l'état actuel des connaissances, avec une marge d'erreur (affichée), ce qu'il va se passer si tel ou tel scénario (d'activité humaine, pas si tel ou tel équation physique est vraie ou pas : les équations en question, personne ne les remets en cause, elles sont bien connues) est appliqué ou pas (si on décide résoluement de réduire nos émissions, ou bien si on continue comme si de rien n'était, ou bien si on commence à transformer du charbon en pétrole, ou bien...). Ce ne sont donc pas des prévisions (dans le sens de la météo, encore moins dans celui de l'astrologue).
Et si les échéances sont à 50, 100 ans, c'est justement parce que toute émission aujourd'hui aura un effet dans 50, 100 ans et même plus. Mais vous constaterez que les courbes sont continues... Elles sont aussi vraie pour l'avenir plus ou moins proche (10 ou 20 ans). Ce sera vrai "en moyenne" (moyenne mobile sur 10 ans: petite échelle au niveau climatique) ce qui ne veut pas dire que telle ou telle année sera pas plus chaude, ou même plus froide, que ce qui est calculé par le modèle.
Enfin, une hausse de 4 ou 5° (ce qui arrivera très vite si on continue "business as usual"), aura, elle, des conséquences catastrophiques sur les productions agricole dans le monde !
Florent
Rédigé par: Florent D. | 17 mai 2008 à 13:53
juste un petit up pour voir si le rechauffement est tjrs d actualite vu l activitee solaire qui perdure
a mon avis ca va etre dur de parler de rechauffement pendant un longtemps et en plsu le refroidissemnt est bien plus catastrophique pour les recoltes cf hier 1956 en france
mais bon la taxe co2 elle ne va pas disparaitre pour autemps
Rédigé par: lamarmotte | 10 septembre 2008 à 15:21
@Desbois Ce blog est très intéressant. Pourriez-vous répondre à quelques questions que je me pose:
-a-t-on observé une augmentation de la teneur moyenne en vapeur d'eau de l'atmosphère au fur et à mesure du réchauffement?Si oui, quel pourcentage?
-a-t-on observé une diminution du rayonnement infrarouge envoyé vers l'espace? Si oui, de combien?
-a-t-on observé une variation de la teneur en C13 du CO2 atmosphérique. Si oui, de combien?
- sur quelle durée les mesures de CO2 sur les carottes glaciaires qui sont publiées sont-elles moyennées?Quelle est la durée minimale possible et où trouve-t-on des enregistrements à cette échelle?
- Il est admis que les causes des variations de température mises en évidence par l'examen des carottes glaciaires sont les cycles de Milankovic. En conséquence, l'augmentation des GES est dans un premier temps provoquée par le réchauffement et non l'inverse. A-t-on maintenant une idée claire des mécanismes par lesquels ces augmentations des GES se sont produites,et connaît-on la durée entre le début des interglaciaires et le début des émissions de GES? Peut-on anticiper que ces mécanismes vont également jouer maintenant pour amplifier le réchauffement?
Rédigé par: Bernard D. | 26 janvier 2009 à 11:52
réponse partielle @ Bernard.D
En ce qui concerne la vapeur d'eau, les mesures montrent qu'elle augmente en quantité absolue, bien qu'en moyenne, l'humidité relative semble rester constante. C'est donc l'augmentation de la température qui fait augmenter l'humidité (on sait que d'après la loi de Clausius-Clapeyron, la quantité de vapeur d'eau à saturation augmente rapidement avec la température); l'humidité relative est le rapport de l'humidité réelle à la quantité de vapeur d'eau à saturation. Cette augmentation de la vapeur d'eau dans l'atmosphère augmente l'effet de serre d'une manière non négligeable; c'est la principale "rétroaction positive". Bien sûr cette augmentation n'est pas uniforme selon les régions, ni pour les différentes couches de l'atmosphère. Le problème est complexe, puisque de la vapeur d'eau injectée dans la haute atmosphère conduit à un effet de serre plus important que si elle est introduite dans les basses couches.
Depuis une bonne vingtaine d'années, on essaie de mesurer des tendances en particulier dans le flux de rayonnement infrarouge envoyé vers l'espace (satellites et instruments NIMBUS, ERBS, ScaraB, CERES,..). Ces mesures sont très délicates. Non, on n'a pas détecté de diminution de ce rayonnement, ni d'ailleurs confirmé une tendance à son augmentation qu'on avait cru voir dans de premières analyses.
Je laisserai aux chimistes de l'atmosphère la réponse sur le C13. Tout ce que je sais est que la composition isotopique du CO2 atmosphérique montre bien sa provenance de la combustion des combustibles fossiles.
Pour la paléoclimatologie, idem, je ne suis pas spécialiste. Mais les études récentes ne montrent pas clairement que l'augmentation des GES suit les réchauffements. Le lien causes conséquences n'est pas encore très clair pour moi. En revanche, tout montre que le réchauffement actuel est une conséquence de l'augmentation des Gaz à effet de serre, dans des proportions jamais atteintes dans les cyles paléoclimatologiques (du moins dans les quelques centaines de milliers d'années explorables par les carottes glaciaires).
Rédigé par: MD | 27 janvier 2009 à 13:43
@desbois, pourriez-vous me dire où trouver des références de publications significatives sur les points que j'ai soulevés:- teneurs en vapeur d'eau- rayonnement infrarouge-C13-calendrier GES/réchauffement-durée sur laquelle sont moyennées les valeurs publiées communément les tenruers en GES des carottes glaciaires?
Rédigé par: Bernard D. | 03 février 2009 à 19:54
Depuis quelques années, le réchauffement climatique est à l’agenda des principales agences des Nations unies. Alors que les pays pollueurs occidentaux, Etats-Unis en tête, tardent à prendre des mesures pour réduire drastiquement leurs émissions de CO2, les pays du Sud connaissent déjà d’importants bouleversements. Reportage au Kenya, fragile paradis pour touristes et amateurs de safaris-photos, où les flamants roses pourraient un jour ne plus revenir
Gilles Labarthe / DATAS
C’est quoi, le changement climatique ? Dans les pays du Nord, l’attention se focalise sur les gaz à effet de serre, et leurs conséquences sur l’environnement. Des icebergs du pôle Nord, qui diminuent lentement de volume : voilà l’image, encore floue et lointaine, qui s’impose généralement dans les esprits. Mais dans les pays du Sud, économiquement si vulnérables, le réchauffement climatique provoque déjà une recrudescence de cyclones, inondations, sécheresses…
Autant de cataclysmes qui entraînent de vastes mouvements de migration, favorisent des épidémies, alimentent des conflits. Pour bien saisir cette réalité alarmante, le réseau global de journalisme Média 21 a proposé en juin 2007 une première semaine de formation avec des experts, au cœur de la Genève internationale. Au programme de la deuxième semaine : départ vers un autre hémisphère. Direction : le Kenya.
Une façon aussi de compenser autant que possible les pertes dues à la commercialisation , plus ou moins légale, de charbon de bois, qui décime les espaces verts. " Cela ne renversera peut-être pas le cours du changement climatique, mais nous espérons que cela aura son effet à son niveau ", justifie Eric Falt, convaincu par ce type de campagne.
souligne surtout que le réchauffement du climat est une réalité : la température moyenne des cent dernières années a augmenté de 0.74 degrés, mais au cours des cinquante dernières années, c'est une augmentation de 0.13 degrés par décennie qui a pu être observée.
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jose
Drug Intervention New York
Rédigé par: jose | 15 avril 2009 à 01:59