Le bilan des températures moyennes de l’année 2008 a maintenant été tiré par les trois principaux centres d’analyse du climat global : La « Climate Research Unit » britannique et les deux centres américains de la NOAA (la météo américaine) et de la NASA (Goddard Institute of Space Studies, New-York). Nous reproduisons ci-dessous les courbes de l’évolution des températures de surface globales fournies par ces trois centres.
évolution des températures de surface globales, d'après la Climate Research Unit (U.K.)
Même évolution, vue par la NOAA (USA) - et avec les barres d'erreur-
Et ici, la version de la NASA/GISS (USA)
Malgré quelques différences, on constate que l’année 2008 se situe au 8ème rang des années les plus chaudes pour les deux centres américains, au 10ème pour le centre britannique. Ces trois centres montent une anomalie positive par rapport à la moyenne 1961-1990 de 0,4 à 0,5°C. Ils montrent aussi un léger refroidissement par rapport aux années 2002-2006, mais il n’est pas possible d’en tirer une conclusion sur l’évolution du climat, ces écarts interannuels de température restant dans la fourchette normale des fluctuations, et même dans la marge des erreurs de mesure. Pour analyser plus en détail les causes éventuelles des variations observées, il faut en particulier tenir compte des analyses régionales, des contrastes océans continents, des circonstances météorologiques particulières de telle ou telle saison. La carte ci-dessous, issue de la NOAA, montre la répartition régionale des anomalies de température en 2008.
On constate que les plus fortes anomalies positives sont sur le continent eurasiatique, que les régions polaires sont insuffisamment documentées, que les océans présentent des anomalies plus faibles. Des régions d’anomalies négatives existent même dans certaines régions océaniques, notamment le Pacifique équatorial. Ceci est lié au phénomène La Niña.
Profitons en pour rappeler que les températures de surface ne sont qu’un indicateur approximatif des tendances climatiques : la quantité de chaleur accumulée dans l’ensemble de l’atmosphère, de l’océan et du sol continental serait plus appropriée, mais n’est hélas pas mesurable avec suffisamment de précision par nos moyens de mesure.
