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Voici les sites qui parlent de 2010: fin de la première décade du 21ème siècle, la plus chaude jamais enregistrée :

Commentaires

J-M Merlet

Trois réflexions critiques :
- "Ces courbes représentent l’évolution des températures à la surface du globe de 1880 à 2010, selon la NASA-GISS." : très bien mais quelle est la metrologie des stations utilisées ?
- "La courbe fine joint les points représentant les anomalies moyennes annuelles" : par rapport à quelle moyenne de départ ?
- "On visualise à la fois la forte croissance de la température moyenne à partir de 1980" : étant donné l'écart (graphique) donné aux valeurs de l'axe des ordonnées, l'impression de forte croissance est normale. Néanmoins cela ne représente QUE moins de 1°C de moyenne à l'échelle du MONDE = l'équivalent de la différence de moyenne (1971/2000) entre Bordeaux (13°.3C) et Bergerac (12°.6C).
Bref ! cessons de surcôter des artefacts mathématiques et observons avec une plus grande largeur d'esprit les FAITS (nous ne sommes, par exemple, même pas capable de répondre à 100 % au point de départ : "comment fonctionne le climat actuel ?"), plutôt que des chiffres.

 MD

Pour répondre à J-M Merlet :
1) Le GISS n'utilise que des stations météo référencées, contrairement à d'autres organismes qui interpolent les données. Les plus grandes différences concernent le traitement des régions arctiques. Cependant, les analyses des différents centres (NASA GISS, NOAA, CRU) donnent des résultats très voisins.
2) la moyenne de départ, pour le GISS est effectuée sur la période 1951-1980
3) la croissance observée n'est pas un artefact mathématique, et si vous pouvez juger que 1°C à l'échelle globale, c'est peu, il faut tout de même se rappeler que la différence de température entre une période glaciaire et une période chaude pour notre planète est de l'ordre de 6 à 8°C, et que ces variations se sont produites sur des milliers d'années, et non des dizaines ou une centaine, comme actuellement.

M.D.

J-M Merlet

1- Comment pouvez-vous affirmer avec tant de certitudes des différences de températures de 6 à 8 °C pour les glaciations du Pléistocène (que je ne renie pas): elles pouvez fort bien être supérieures de QUELQUES DEGRES étant donné qu'il s'agit de données reconstituées et non pas relevées (forcément !!).
2- En disposant de températures RELEVEES depuis 1880, je trouve fort dommageable de la part de la NASA de ne pas considérer les variations de températures par rapport à une moyenne 1880-2010 (qui il est vrai "écraserait" quelques peu les résultats les plus récents.)
3- Je vous rappelle qu'un climat mondial (ou global) n'a aucune réalité géographique, étant entendu qu'il n'existe pas un mais des climats, qui ne sont eux mêmes que des moyennes statistiques. Aussi une péjoration de 1°C est d'autant plus une pécadille que (vous le savez fort bien) la température n'est qu'un des éléments pour définir le climat (exactement au même titre que l'humidité ou la pression atmosphérique par exemple que semblent occulter nombre de néoclimatologues de ces dernières années.)

J-M Merlet

désolé pour le "elles pouvez" (pouvaient) !!!!!!!

 MD

1- ces différences de température sont mesurées à partir des analyses isotopiques de l'air emprisonné dans les "bulles" des carottes glaciaires prélevées soit dans l'Antarctique, soit au Groenland (elles ne sont pas strictement les mêmes dans ces deux cas, mais du même ordre de grandeur)

2- D'autres organismes que la NASA prennent comme base la moyenne de l'ensemble du 20ème siècle. Cela ne change rien à l'amplitude des variations constatées ces dernières années.

3- Je suis d'accord pour dire qu'il y a des climats différents, et que la température n'est pas le seul paramètre à considérer. Il n'en reste pas moins qu'au niveau global, c'est le bilan d'énergie entre le flux provenant du soleil et le flux renvoyé ou réémis par l'ensemble terre-atmosphère qui régule "le climat moyen". Et c'est bien l'effet de serre qui module ce bilan (effet naturel + effet additionnel lié à l'augmentation de la concentration des gaz à effet de serre)

J-M Merlet

1- Excusez moi d'être tatillon : mais il n'y a pas UN bilan énergétique, mais DES bilans énergétiques, puisque jusqu'à nouvel ordre la Terre est toujours sphérique (= bilans différents en fonction de la latitude), et non pas plate (= un seul bilan). Ces bilans expliquent LES circulations atmosphériques générales (des pôles à l'équateur) qui sont un élément important de l'étude DYNAMIQUE des climats car on y observe la REALITE climatique bien mieux qu'avec des moyennes mathématiques (qui plus est d'un seul facteur) qui nous ramène à la climatologie du début du XX° siècle.
2- JE NE SUIS PAS CHIMISTE, mais concernant la qualité de l'air des bulles glaciaires , Mme Masson Delmotte ou bien M Javorowski vous expliqueront qu'elle est différente de la qualité de l'air atmosphérique d'origine pour les glaces profondes (donc anciennes) car cet air y subit des modifications chimiques.

Bernard

La température moyenne de la terre augmente à cause de l’accroissement de l’effet de serre provoqué par le CO2, principalement émis par la combustion des combustibles fossiles. Cette augmentation de température est de l’ordre de 0.8° sur un peu plus d’un siècle. Est-ce beaucoup ou peu ? Beaucoup apparemment à l’échelle géologique comme le dit Michel Dubois, mais sans doute peu à l’échelle humaine comme le note J-M Merlet (Bergerac – Bordeaux). Cette vitesse de réchauffement devrait permettre à l’espèce humaine de s’adapter non ? De toute façon, j’ai du mal à imaginer que dans 50 ans nous ne brûlions plus de combustibles fossiles. Alors notre objectif doit bien être de s’adapter et bien sur il faut réduire notre consommation de pétrole et cela pour des tas de bonnes raisons. Quant aux temps géologiques, la terre s’adaptera bien également, peut-être sans nous !

J-M Merlet

"La température moyenne de la terre augmente à cause de l’accroissement de l’effet de serre provoqué par le CO2, principalement émis par la combustion des combustibles fossiles."
Cette affirmation est répétée continuellement par le GIEC (et même dans ses statuts de fondation); alors que l'on a peu de certitudes sur l'impact de l'Homme sur la machine climatique planétaire (au niveau local oui -cf les climats urbains- mais au niveau global mystère !!!)

Bernard

Merci de me reprendre ; je vous expose ce que moi, complètement ignare en climatologie, avais compris :
On a mesuré une augmentation du taux de CO2 stratosphérique depuis environ un siècle. A partir de cette augmentation mesurée du CO2, et connaissant bien les propriétés radiatives de ce gaz, on peut calculer la variation du bilan énergétique de la terre. On a une bonne idée de la relation entre bilan énergétique et échauffement de la terre à partir des différences jour/nuit et été/hiver. Et à partir de cela on trouve que l’augmentation du taux de CO2 mesuré entraînerait une augmentation de la température de la terre de 0.6°, ce qui est à peu près ce que donnent les mesures, bien imparfaites, de la température moyenne de la terre.
Ceci est présenté comme un calcul grossier, ne prenant pas en compte les rétro-actions qui se produiront nécessairement et le modèle ne peut servir à des extrapolations.
Les critiques, de tout bord, m’intéressent !

J-M Merlet

1- Attention sans aller plus loin dans une premier temps, votre point de départ est déjà problématique "
Pour faire de la recherche , il faut des mesures fiables sur des périodes relativement longues. Or les stations utilisées pour mesurer le CO2 stratosphérique (http://gaw.empa.ch/gawsis/) sont peu nombreuses , ne sont en activités que depuis fin 1970's / debut 1980's et sont très mal réparties (la grade majorité se trouvent (en Europe / Amnord et Japon) . Et surtout on utilise une méthode (Keeling) qui donne des résultats différents d'une autre méthode (pettenkoffer) qui avait été utilisée en Europe de 1812 à 1961 .
Je remarque que dans cette méthode dite chimique on a atteint à certaines périodes (et pas forcement les plus récentes : 1820 ou 1940) des valeurs de 400 ppm . Or en 2002 , l'université de Berne annonce une concentration actuelle de 365 ppm( methode keeling je suppose !!!) ; par conséquent les chiffres de la methode chimique dite de Pettenkoffer montrent qu'il y aurait donc eu des concentrations plus elevées dans le passé historique (qui a raison ???).
Une petite remarque amusante , Keeling a fait ses premiers relevés vers 1958 au sommet du Mauna Loa, un volcan ACTIF des îles Hawaï , donc émettant tout a fait normalenent des émissions gazeuses.
2- Arretons de pointer du doigt le CO2 . Je comprends mal comment en l'espace de 10 à 20 ans , le CO2 (indispensable à la vie semble-t-il me rappeler de mes cours de biologie) , est devenu un gaz dangereux qu'il faut quasiment éradiquer (il ne représente que 0.03% de la composition de l'atmosphère ; et la vapeur d'eau env. 1% ) Cette même vapeur d'eau qui représente 63% de l'effet de serre naturel -mais que les soit-disants modèles climatiques ne savent pas intégrer . J'ai conscience qu'une trop forte quantité de CO2 est bien sûr dangereuse, ... mais dans un espace clos ou encore dans une « bulle » urbaine, où vivent la quasi totalité des PARTISANS de la dangerosité du CO2.
Je suis pour une lutte systématique URGENTE contre la POLLUTION dans les régions émettrices industrialisées, mais laissons de coté le soit disant épouvantail climatologique. Je crois qu'il est temps que les VRAIS CLIMATOLOGUES mettent un terme à cette malhonnêteté scientifique actuelle, véhiculée par des non scientifiques qui poursuivent d'autres buts.

J-M Merlet

excusez moi je parlais du CO2 atmosphérique et non pas stratosphérique

Bernard

Pour le CO2 : atmosphérique ou stratosphérique ? J’avais cru comprendre que l’atmosphère c’est le bordel : instable, hétérogène, difficile de raisonner la dessus ! La stratosphère, c’est plus calme et on peut analyser. On peut essayer de calculer l’échauffement de la boule « terre + atmosphère » quand le taux de CO2 stratosphérique change, mais difficile de savoir comment ça se répercute à la surface de la terre.
Concernant l’évolution du taux de CO2, J-M Merlet semble dire qu’il est erratique. Quelle est la position des tenants du réchauffement anthropo-généré ?

HollyDays

Désolé de ne réagir que pour la forme, mais le mot anglais "decade" se traduit en français par "décennie", pas par "décade".

Une "décade", en français, c'est une période de 10 jours. Comme celles que l'on trouvait dans le calendrier révolutionnaire (des mois de 30 jours constitués de 3 décades).

Pour être correct, le titre de ce billet devrait donc être "2010: fin de la première décennie du 21ème siècle, la plus chaude jamais enregistrée"

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