Michel Desbois

Michel DesboisIl a débuté dans les années 70, alors qu’étaient lancés les premiers satellites météorologiques. À cette époque, ses recherches portaient sur les méthodes d’utilisation de leurs données à des fins météorologiques. Mais elles  se sont orientées très tôt vers l’exploitation de ces données en vue de l’étude du climat : propriétés de la couverture nuageuse, vapeur d’eau, précipitations. Les séries de données satellite dont on dispose maintenant permettent d’étudier une période de plus de 20 ans, pendant laquelle le climat a évolué rapidement.

Michel Desbois a terminé sa carrière comme Directeur de Recherche au CNRS, responsable d’un groupe d’une quinzaine de personnes, avec comme orientation principale le cycle de l’eau dans les régions tropicales, régions où se produisent des apports et des conversions d’énergie déterminants pour le climat de toute la planète. C’est dans cette logique qu’il a proposé un projet de satellite spécifique pour l’étude de ces phénomènes baptisé « Megha-Tropiques », qui se bâtit dans le cadre d’une coopération entre le CNES et l’agence spatiale Indienne.

Ses recherches sur le climat l’ont amené à collaborer avec de nombreux chercheurs de la communauté nationale et internationale, et à prendre conscience de l’importance d’une bonne information du public sur des phénomènes dont les impacts sur l’environnement et la société apparaissent déjà, mais seront de plus en plus importants dans les années qui viennent.

Michel Desbois a donc déjà participé à de nombreuses actions de diffusion de l’information sur le changement climatique. À l’heure où il prend sa retraite de chercheur actif, il tient à poursuivre ce travail en collaboration avec ses collègues du LMD et de la communauté francophone de recherche sur le Climat.

Le but du blog Climat de TV5, animé par un groupe de scientifiques du Laboratoire de Météorologie Dynamique, est d’alimenter des discussions et des réactions autour d’informations de base qui seront fournies par des membres de la communauté scientifique « climat ». Compte tenu de notre spécialisation sur la physique des phénomènes, les discussions porteront principalement sur le changement climatique lui-même, mais nous ne nous interdirons pas d’aborder les problèmes d’impacts du changement climatique, en collaboration avec des chercheurs d’autres domaines.

La composition de départ du groupe de rédaction est la suivante, à la date de création :

Michel Desbois est l’animateur du groupe ; il a travaillé principalement sur l’observation d’éléments du climat tropical à partir de satellites, mais a aussi une longue expérience de « vulgarisation » des connaissances sur le Climat.
Sandrine Bony travaille sur les nuages et le climat ; elle a participé au groupe de travail « bases physiques » du Groupe International d’Études du Changement Climatique
Francis Codron s’est intéressé aux interactions océan-atmosphère, fondamentales pour la modélisation du climat, mais également à d’autres aspects de la dynamique atmosphérique, notamment dans le cadre du modèle du LMD.
Jean-Louis Dufresne est le responsable du groupe climat du Laboratoire de Météorologie Dynamique. Il travaille notamment sur le calcul des échanges radiatifs (en particulier l’effet de serre) et il participe au développement du modèle climatique de l'IPSL. Il a par ailleurs un forte activité dans le domaine de la diffusion de l’information scientifique sur le changement climatique
Jean-Yves Grandpeix travaille sur la représentation des systèmes convectifs (les nuages d’orage, sièges de forts échanges d’énergie) dans les modèles de climat ; il a aussi initié des coopérations avec des économistes sur les impacts économiques du changement climatique.
Frédéric Hourdin est l’un des artisans les plus actifs de la construction du modèle atmosphérique du LMD, qui est l’élément fédérateur du modèle de climat de l’IPSL. Il s’intéresse aussi au climat d’autres planètes.
Rémy Roca est responsable d’une grande expérience spatiale d’étude du climat tropical : Megha-Tropiques. Ses principaux travaux portent sur la vapeur d’eau atmosphérique.

Plusieurs de ces chercheurs ont travaillé récemment sur le climat africain, lors d’une vaste expérience sur la mousson africaine, nommée AMMA. Ils ont établi des liens avec des collègues africains francophones, que nous espérons associer à nos débats. D’ores et déjà, un chercheur africain a accepté de participer à notre comité de rédaction :
Amadou Gaye est responsable d’un laboratoire à Dakar, le Laboratoire de Physique de l’Atmosphère et de l’Océan (LPAO). Il est bien sûr particulièrement concerné par l’évolution du climat en Afrique, dont dépend étroitement les ressources en eau, l’agriculture et toute l’économie des pays africains.