Quoi de plus commun, d’aussi banal que d’envoyer bons voeux et souhaits de “bonne et heureuse année” lors de chaque période de Nouvel An ? Un rite devenu universel de se rappeler aux bons souvenirs de parents ou d' amis proches. Souci de n’oublier personne ou voeu pieux, il semblerait que de plus en plus de gens n'hésitent pas à viser plus loin et plus haut que leur entourage immédiat pour s'adresser à... Dieu Lui-même. Et de lui envoyer -par la poste, bien entendu- missives, cartes postales et petits billets. A quelle adresse ? A Jérusalem, en "Terre sainte", une appellation plus commode qui évite d'évoquer la que celles de Palestine et Israël dont la simple évocation risquerait d'enclencher la polémique, un désagrément malvenu par
temps de trêve des confiseurs.
Jérusalem, donc, "Yéroushalaïm", la ville de la paix, El-Qods, la ville “Sacrée” de l’Islam. Déjà fort
populaire en milieu juif, la coutume de s'adresser au Tout-Puissant en déposant un message dans une anfractuosité du Mur des Lamentations -"Kotel ha-Maâravi", le "Mur Occidental" du Temple en hébreu- a été peu à peu adoptée par des non-juifs, chrétiens pour l'essentiel, à partir de l'an 2000, au moment de la célébration du Jubilé, où l'on vit feu le pape Jean Paul II y glisser un petit billet. Aussi, voit-on souvent, depuis lors, le rabbin en charge du "Kotel", Shmouel Rabinovitz, apporter un carton à chaque fois débordant d’enveloppes, portant la mention “lettres à Dieu” pour en insérer les billets, un à un, dans les interstices des pierres ocres du mur majestueux, le lieu le plus vénéré du judaïsme. Selon la tradition juive, la "sékhina", la "présence" du Très-Haut "habite" ce endroit saint entre tous. Une croyance que partage l'islam quant à la valeur mystique de ce "corridor des prophètes", ultime étape terrestre du voyage mystique de Mahomet qui le mena de Médine au Temple d'El-Qods d'où il s'éleva vers le ciel pour y "saluer" Adam, Moïse, Jésus...
Ecrits en anglais, russe, français ou espagnol, ces missives arrivent à Jérusalem avec ces seules mention en guise d’adresses : “Dieu, Jérusalem”, ou “Le sacré, le Grand et Immense Temple”, ou encore “Sa Révérence, le Grand Prêtre, le Sacré Temple de Dieu”, sinon “Jérusalem ville sacrée de Dieu”, “Terre Sainte d’Israël”, ou alors “au Tout-Puissant Dieu, Alpha et Oméga, Jérusalem, Israël”. Des libellés à milles lieues des sensibilités très terre à terre...sainte où l'on voit les Israéliens invoquer une Jérusalem "réunifiée", capitale d'Israël et les Palestiniens rappeler que l'"annexion" par l'Etat juif de la Vieille Ville arabe où se trouvent et le Haram El-Chérif -l'esplanade abritant le Dôme du Rocher et la mosquée El-Aqsa-, l'église du Saint-Sépulcre et le Mur Occidental du Temple- n'a jamais été admise par les Nations-Unies.
Quand elles ne s’adressent pas à Dieu, ces lettres visent ses saints, Jésus-Christ, la Vierge
Marie, mais également le roi David et même, encore plus insolite, le général Moshé Dayan, “retourné à Dieu” en 1981. Neuf courriers sur dix viennent de chrétiens, indique le chef du bureau postal dont relève le Mur Occidental, qui n’y voit pas pour autant une raison d’acheminer ne serait-ce qu’un seul message parvenu au Saint-Sépulcre. “Ils écrivent à Dieu, plaide-t-il, pas à l’Eglise”. Postée au Maroc, un pays proche de l’Etat d’Israël, une lettre porte juste la mention “El-Qods”, la “Sacrée”, le nom arabe de Jérusalem.
De quoi parle ce courrier du cri du coeur ? Du correspondant ayant glissé un billet de loterie pour le faire bénir à la jeune fille russe qui aspire à réussir à Hollywood en passant le fiancé qui rêve d’une épouse “loyale” et le chômeur qui n’en peut plus d’attendre un travail “honnête”, il y a tout un condense des maux qui ternissent chaque jour que Dieu fait.
Un message, cependant, aura tranché avec cette litanie de ces trop humains soucis et lamentations. En visite au Proche-Orient, mi-juillet 2008, le candidat démocrate, Barack Hussein Obama, inséra dans une anfractuosité du Mur un message très personnel.
Dérobé par un étudiant juif religeux, le précieux bout de papier finit à la rédaction qui quotidian “Maariv” qui le reproduisit aussitôt en Une, au grand dam de l’establishment rabbinique et au bonheur de l’imposant électorat évangélique américain aux yeux de qui la création de l’Etat d’Israël participe d’un plan divin. “Seigneur –protège ma famille et moi”, écrit au stylo à plume, l’”ami” américain. Qui ajoute : “Pardonne mes péchés et aide-moi à me preserver de l’orgueil et du désespoir. Donne-moi la sagesse de faire ce qui est juste”. Et conclut, lyrique, “Fais-moi l’instrument de ta volonté”.
A bon entendeur…


a dieu a jerusalem au mur des lamentations moi josiane raphael demande a etre protege et obtenir des graces et etre exaucee mes souhaits de trouver un emploi et un autre appartement plus grand.
Rédigé par: raphael josiane | 17 mai 2009 à 18:06
que mes veux se realise et que je trouve ma baterit de ds
Rédigé par: raphael DAISY | 17 mai 2009 à 18:08
qui na plus d ecole
Rédigé par: raphael DAISY | 17 mai 2009 à 18:11