Rendez-vous était donné à 8 h pour embarquement immédiat vers… une île. Ou plutôt deux, car le premier arrêt, au bout de 30 minutes environ, nous a emmenées sur l'île du Clou. Soit une espèce d'île promontoire où se niche rien moins qu'un palace 5 étoiles. A l'intérieur, tout est fait pour que Monsieur Milliardaire – comptez entre 350 dollars et 3 000 dollars la nuit – se sente à son aise, avec ses amis s'il le souhaite. Enorme télé façon bling bling, télescope, salle de bain de rêve s'allient au mobilier à thème : chinois, khmer et bien sûr français (époque coloniale). Tatiana et moi sommes épatées, je suis surtout surprise de voir que derrière notre scientifique russe au grand cœur, le beau Nikolaï, se cache également un businessman qui sait faire fructifier son argent…
Quatre heures nous séparent encore de l'autre île mais il me faut un quart d'heure pour me rendre compte d'une évidence : je suis la seule non-russophone de l'embarcation, qui compte dix personnes. Et personne n'a l'air « very fluent » en anglais. Un souci bien vite oublié lorsque, arrivés aux abords de l'île, nous découvrons une immense plage de sable blanc, des arbres et une eau transparente dans laquelle nous plongeons pour rejoindre la rive. L'après-midi se passe à prendre des photos de cet endroit paradisiaque et à nager pour observer les magnifiques fonds marins.
Dès 18h, heure précise à laquelle la nuit tombe ici, nous nous
installons autour du feu. Tradition oblige, la vodka est au rendez-vous et les blagues commencent à fuser, en russe d'abord, puis l'alcool aidant les timidités tombent et l'anglais s'installe dans la conversation. C'est ainsi que je fais la connaissance de Valéria, une vétérinaire officiant avec Nikolaï au sein de la Snake House. J'apprends qu'elle a quitté la Russie il y a quelques années pour venir étudier au
Cambodge des espèces rares de reptiles, genre animal dont elle a fait sa spécialité. Je rencontre aussi Dimitri, venu lui du Kazakhstan, qui aide également Nikolaï à la Snake House ainsi que dans ses différents « business ». Vladimir, quant à lui, est un peintre russe habitant en Chine qui organise des expositions en Asie. A force de rencontrer des expatriés, je me rends compte que beaucoup d'entre eux sont surtout motivés par une force : leur passion, c'est d'ailleurs le nom du prochain personnage, car il en est vraiment un, dont je parlerai dans mon prochain post.


Dis donc c'est chouette toutes ces aventures... à part les serpents brrr...
Rédigé par: Catherine | 29 janvier 2008 à 19:10