Corinne Callebaut
Prénom : Corinne
Nom : Callebaut
Age : 32 ans
Profession : Journaliste
J'ai découvert le Cambodge en 2004, pendant un voyage d'un mois et
demi. En partant, je ne connaissais de ce pays que ce que le strict
minimum : un peu de son histoire, des images d'Angkor et des articles
glanés ça et là, relatant surtout les horreurs du tourisme sexuel.
En fait, je venais surtout voir mon frère et sa famille, expats
basés à Phnom-Penh. Le hasard a voulu qu'ils doivent tous se rendre
au même moment en France, pour quelques semaines. Avec mon copain,
nous nous sommes alors retrouvés seuls dans un pays dont, finalement,
nous ne savions rien. Ce qui fut la meilleure opportunité de le
découvrir vraiment.
Comment peut-on être sûre de ses sentiments ? En se fiant au premier
sentiment qui vient lorsqu'on se souvient de quelque chose. A la
suite de ce voyage, lorsqu'on me questionnait sur mes meilleurs
souvenirs, la première image qui me venait en tête était le sourire
des Cambodgiens. Puis l'atmosphère particulière de Phnom-Penh,
capitale poussiéreuse, bruyante et agitée qui abrite en son cœur le
plus paisible des peuples. Mon sentiment était celui d'une
contradiction profonde entre un peuple d'une douceur inouïe et son
histoire, terrifiante.
Pendant près d'un siècle, entre 1863 et 1953, le Cambodge a formé avec le Laos et le Vietnam, l'Indochine française. Aujourd'hui, le royaume a gardé des liens très forts avec son ex-colonisateur et il n'est pas rare de rencontrer des Khmers parlant la langue de Molière. De leur côté, les Français ont conservé une certaine proximité avec le Cambodge. Nombre d'entre eux ont décidé de s'y expatrier afin d'offrir leur aide. C'est aujourd'hui vers eux que mon regard se tourne. Qui sont-ils, comment ont-ils fait ce choix du départ et pourquoi ? Expat'ordinaires, qui êtes-vous ?

