Evénements météorologiques et surmédiatisation
La fréquence et l'intensité des événements météorologiques extrêmes ont-elles augmenté durant ces 10 dernières années ?
Il est vrai que dans le contexte d'un réchauffement global, la tendance médiatique voudrait lui imputer à peu près tout ce que l'on considère comme anormal.
Il est très difficile de se montrer catégorique pour répondre à cette question fondamentale, mais pour tenter d'y répondre, il est important de prendre en considération les éléments suivants:
-La couverture médiatique est telle - grâce aux moyens technologiques actuels - qu' il ne se passe plus un événement météorologique dans le monde qui ne soit pas relayé dans les minutes ou heures qui suivent à la télévision ou sur la toile. Ce n'était pas le cas voici 30 ans, encore moins voici 100 ans. Souvent impressionnantes, ces images sont généralement très prisées par les médias.
-Dans le même ordre d'idée, une très forte inégalité de traitement des ces images peut également nous induire en erreur. Toute l'attention médiatique s'est concentrée sur les cyclones qui ont touché les Etats-Unis cet automne, alors que dans le même temps, des typhons en série ravageaient Taiwan, le Sud-est de la Chine ou le Japon, dans une quasi indifférence générale.
-Autre élément important à prendre en considération est la question des bilans. Les bilans liés aux événements météorologiques sont matériels (coût) et/ou humains, mais jamais ou trop rarement sur la puissance réelle (rafales de vent, cumul pluviométrique) de ces catastrophes. Si Katrina fut le cyclone le plus cher de l'histoire, il est erroné de dire que c'était le plus violent. Avec une population mondiale en constante augmentation et un bâti de plus en plus dense, il est logique que les dégâts coûteront de plus en plus cher à l'avenir. Les projections des grandes sociétés de réassurance vont également dans ce sens.
-Pour suivre au quotidien la météo dans le monde depuis plus de 5 ans, il ne se passe pas un seul jour, sans qu'un événement météorologique d'importance se produise quelque part sur le globe. Mais le traitement ou non de ces événements dépend avant tout de critères subjectifs et émotionnels. Souvent impressionnantes, la demande pour ces images est forte. Mais une hausse de la demande guidée par la surmédiatisation ne rime pas forcément avec augmentation de ces événements.
En conclusion, pour autant que l'on puisse en tirer une, il est possible que les événements météorologiques extrêmes aient augmenté en fréquence et intensité au cours de ces 10-20 dernières années, mais certainement pas autant que l'on voudrait nous le faire croire.
Les preuves existent pourtant
Je suis en partie d'accord avec l'analyse de Frédéric. Les médias ont tendance à porter à l'extrême chaque évènement, cela fait vendre du papier on le sait. Cependant, on ne peut certinement pas imputer aux seuls médias et relayeurs d'information cet engouement général pour les évènements extrêmes et plus particulièrement pour la tendance au réchauffement climatique. En effet, la grande majorité de spécialistes en climatologie s'expriment très souvent par l'intermédiaire de la presse écrite, la radio ou la télévision, ce qui donne un ton 'non émotionnel' mais tout à fait scientifique à ces émissions...
Alors certes, il y a encore beaucoup d'inconnues dans le domaine, et la science le reconnaît. Mais de l'avis convergent de la plupart des scientifiques, l'inconnue résulte plus de savoir comment le climat va changer ou est déjà en train de changer, que de se demander s'il va changer, question devenue caduque...
Les signes ne trompent pas, moi-même je suis énormément surpris de voir par exemple les températures estivales dépasser les 35 degrés sur le centre de la France régulièrement en été, alors qu'en 30 ans de relevés personnels, je n'avais JAMAIS vu ça! Et ces chiffres sont confirmés par les stastiques. Sans parler de l'augmentation des cyclones indéniable, également de leur période (en Janvier cette année sur l'Atlantique alors que la saison se termine en Novembre 'normalement'!).
Et que dire des gens qui vivent dans les Grands Nords, et qui témoignent aussi d'hivers de plus en plus tardifs et brefs, sachant que eux ne vivent que dépendamment des conditions climatiques, ils ne fabulent certainement pas, d'autant plus qu'ils sont beaucoup moins 'contaminés' par notre société qui vante l'émotion à outrance...
Bref, je me plie volontiers à l'avis de spécialistes en la matière, des observateurs 'neutres', ce qui rejoint un sentiment tangible de ma part: les évènement s'accélèrent, et il vaut mieux en prendre garde, car sinon le ciel finira bel et bien par nous tomber sur la tête!
Je finirai par une citation d'un habitant du Grand Nord canadien, qui affirmait par le relais d'une émission télévisée: 'Avant, on pouvait nous-même prévoir le temps 2 à 3 jours à l'avance. Aujourd'hui, ce n'est plus possible car les masses d'air se déplacent beaucoup trop vite....'
Rédigé par: NEDELJKOVITCH | le 14/02/2006 à 09:30
48 degres en Suisse
Bonjour Frederic,
Je suis une petite Suisse a Saigon pour quelques mois et je regarde regulierement la page meteo de Tv5 pour savoir la temperature elevee dans cette ville ! Je profite aussi de regarder les temperatures dans notre beau pays et.....est-il normal qu'il fasse 48 degres a Adelboden aujourd'hui ? Parce que a ce moment la....je vais rester au Viet Nam !!!!!!
Juste pour rire......
marylene
Rédigé par: marylene | le 14/02/2006 à 09:32
mais alors c'est vrai que
nous allons envers l'enfer?
Rédigé par: DEL Marco | le 15/03/2006 à 21:09
Les media analysent les sondages et font de la surenchère; certains faits sont occultés. Des analyses et des articles tendent à prouver que la planète ne se réchauffe pas; dans la région parisienne, je vois des palmiers plantés en pleine terre qui ont passé l'hiver sans problème.
Rédigé par: stephen | le 09/05/2006 à 14:26
ok ms c bien qu'il y est 1surmédiatisation o nivo d catastrophe naturel parce qu'elles augmente tt de mm et c lié o fait qu'on modifi tou ce qui nous entour (on pollu énormémen, on bâti etc...) dc si elle peu sensibilisé les gen a ce propo, c'est pluto positif.
Rédigé par: Stéphanie | le 17/10/2006 à 17:25
En fait,pas de commentaire, mais plutôt une question , un renseignement, je cherche des données précises sur les températures enregistrées a brest, mettons ces trois dernières années , et je n'arrive pas à trouver quoi que ce soit , pourriez vous m'aider svp ? Merci de vôtre compréhension ... ML
Rédigé par: Labbé Mikael | le 22/08/2007 à 02:17