Toujours plus chaud...
La France et l'Europe occidentale connaissent, en ce mois d'octobre 2006, un énième mois anormalement chaud. Cette année, juillet a déjà été extrêmement chaud, le plus chaud en France depuis que des relevés météo fiables existent. On estime qu'un mois de juillet aussi chaud ne s'est pas produit depuis au moins 300 ans... et cela après l'exceptionnel été 2003 (le plus chaud depuis 500 à 1.000 ans selon les sources!), plus particulièrement le mois d'août et sa canicule meurtrière. Sur sa moyenne mensuelle, juillet 2006 arrive pratiquement à égalité avec août 2003 à l’échelon national, à 0,2 degré près… mais en région parisienne par exemple, août 2003 est battu par ce dernier mois de juillet!
Juin a également été particulièrement chaud, même s’il se situe relativement loin derrière les mois de juin 2003 et 1976. Si août a été frais, le plus frais depuis 1986 (il faut dire que presque tous depuis ont été trop chauds, rarement normaux, jamais frais), septembre a renoué avec la chaleur. Le Benelux a même connu le plus chaud septembre de son histoire. Côté français, des records sont également tombés. La station météo de Chartres par exemple, avec 18°7 de moyenne générale, a connu son plus chaud mois de septembre depuis son ouverture en 1945, devant les 18°5 de septembre 1949. Avec juillet, cela fait deux mois records en trois mois… comme entre juin et août 2003. Rappelons qu’entre temps nous avons connu un mois d’octobre 2005 exceptionnellement chaud également, mois record en chaleur au nord de la Loire!
Bref, n’en tirons pas de conclusions trop hâtives. Le climat est par définition irrégulier. Périodes « froides » et « chaudes » se succèdent depuis des millénaires. Mais il faut avouer que cette recrudescence de périodes chaudes, à la fois intenses et durables, peut nous inquiéter dans ce contexte de réchauffement. Une sorte de « déclic » s’est produit en 1988, après trois grands hivers successifs. Depuis, la France a chaud, la température s’est envolée, les vagues de froid se sont raréfiées… Et les dernières nouvelles concernant le réchauffement climatique ne sont pas vraiment bonnes. Elles feront l’objet d’un prochain article dans ce blog…
Frédéric Decker
Il va falloir suivre aussi la situation des prochains hivers. Nous serions entré dans un cycle d'hiver froid à très froid. Si l'hiver dernier n'a pas été exceptionnel dans ses records de température, il l'a été dans la durée. Mais le réchauffement de la planète va-t-il contrarier ce cycle ? A suivre ! Merci au passage pour ce blog interessant.
Rédigé par: kirzo | le 25/10/2006 à 23:34
Bonjour,
Il n'est pas évident de rattacher le caractère de nos hivers à l'activité solaire ou à tout autre configuration cyclique. Prudence donc quant à l'hiver qui vient. En effet, malgré le minimum solaire et une NAO négative, décembre fut anormalement doux et janvier ne semble pas vouloir revêtir ses atours hivernaux. Quoi qu'il en soit, une chose est sûre: le froid reviendra, tôt ou tard.
Rédigé par: Frédéric Bruls | le 06/01/2007 à 19:47
Si vous êtes vraiment motivés pour avancer dans la recherche de solutions au problème du changement climatique (qui n'est pas le seul problème, n'oublions pas la biodiversité qui diminue, les océans qui se vident, l'érosion des terres arables, la pollution de l'eau, de l'air, des sols, etc...), je recherche des partenaires (c'est-à-dire des gens comme vous, si, si !) pour développer une organisation engagée dans cette voie: "O".
L'idée: les petits gestes dont tout le monde parle sont insuffisants, il est nécessaire de modifier plus en profondeur notre mode de vie, c'est à dire, entre autres, ne plus prendre l'avion, se passer de la voiture le plus souvent possible (le mieux étant de ne pas en acheter), changer ses habitudes alimentaires (moins de viande, de fraises en février, de raisin d'Afrique du Sud), habiter près de son travail et plutôt dans un appartement en ville, et moins consommer en général...
Rien d'impossible, et pourtant ces changements nécessaires sont très difficiles à accepter parce que contraires au fonctionnement actuelle de notre société, basé sur la production (et donc le travail, l'emploi, l'utilité sociale et le statut qui lui sont associés) et la consommation (et donc l'appartenance à un groupe social et la recherche du prestige) de biens et de services, ce qui s'accompagne toujours ou presque de pollutions diverses. Comme nous avons tous besoin de travailler et que nous voulons tous accéder à une certaine reconnaissance sociale, agir efficacement contre le changement climatique est très difficile, nous n'y arriverons pas si nous ne donnons pas de la valeur sociale (de l'estime, de l'admiration, de l'envie) aux conduites à tenir.
Objectif: renverser la vapeur en valorisant socialement ceux qui agissent de manière responsable (c'est à dire qui cherchent à minimiser leur empreinte écologique), essayer d'imaginer un mode de vie durable et accessible à tous et enfin, ce qui rejoint un peu le premier point, inventer d'autres moyens de cohésion et de valorisation sociale que le travail et la consommation, ou alors les orienter vers des activités environnementalement soutenables.
Si vous êtes intéressé, allez faire un tour sur le site suivant:
www.O-lesite.org
et n'hésitez pas à me contacter pour plus d'informations en écrivant à contact@O-lesite.org
Jean
Rédigé par: Jean | le 03/03/2007 à 11:07