Après le mois de juillet 2006 record sur 300 ans, septembre, octobre et novembre se sont placés parmi les mois les plus chauds en France selon les régions, entre la première et la troisième position sur 150 ans… Décembre 2006, bien que plus raisonnable, a encore été excédentaire d’un peu plus d’1 degré.
Et l’année 2007 commence très fort. Janvier 2007 se place en effet en deuxième position depuis 1950 en moyenne nationale, avec un excédent de 2,9 degrés, juste derrière janvier 1988 qui dégageait un excédent de 3,1 degrés. Vient en troisième position 1975 avec 2,7 degrés d’excédent puis 1974 avec 2,6 degrés de trop.
Ce sont surtout les vingt premiers jours qui ont été exceptionnellement chauds, avec une anomalie positive de 5 degrés environ, plus particulièrement sur la moitié nord qui a connu des valeurs normales de début avril… De nombreuses essences végétales en ont « souffert » en se réveillant trop tôt, faisant craindre des dégâts par la suite en cas de fortes gelées.
Plusieurs stations d’un grand quart nord-est ont en fait connu le mois de janvier le plus chaud de leur histoire, dont Paris (depuis 1873) avec 8,2 degrés de moyenne, soit 0,5 degré de plus qu’en 1988. La station météo du Bourget a enregistré 7,9 degrés de moyenne mensuelle, soit 0,4 degré de plus que l’ancien record datant de 1975... Et les données remontent pourtant à 1781 ! Châteaudun, Chartres, Brétigny-sur-Orge, Orly, Beauvais ou encore Abbeville ont également connu leur mois de janvier le plus excédentaire en terme de température. Et une fois n’est pas coutume, cet excédent thermique a coïncidé avec un déficit pluviométrique, ce qui est assez rare pour un mois d’hiver.
En pleine période de questions sur le réchauffement, cette nouvelle période anormalement chaude peut devenir inquiétante, d’autant que toute l’hémisphère nord n’a pas connu de froid avant mi-décembre, ce qui est exceptionnel. De plus les projections pour l’année 2007 annoncent une année record en chaleur sur la planète. Les débats mettent de plus en plus en évidence l’influence des activités humaines sur le réchauffement et de moins en moins les paramètres naturels. Une chose est certaine en revanche, il est urgent de préserver au mieux notre environnement.