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Le Pôle Nord en surchauffe : info ou intox ?

Le réchauffement climatique est en marche. Cela semble indéniable aux vues des chiffres de la température moyenne terrestre qui ne cesse d’augmenter, encore plus vite depuis une trentaine d’années, sans doute en corrélation avec la hausse de la concentration du dioxyde de carbone dans notre atmosphère.

On constate en effet dans diverses parties du monde un réchauffement notable, en particulier sur l’hémisphère nord. La France et l’Europe ne sont pas en reste, avec un réchauffement de près d’un degré depuis 50 ans environ, plus particulièrement sur les températures nocturnes.

Mais il est intéressant de noter que ce réchauffement est, selon les affirmations des scientifiques et de quelques grands orateurs tels qu’Al Gore, encore plus rapide à mesure que l’on se dirige vers le Pôle Nord… d’autant que les relevés des stations arctiques ne vont pas du tout dans ce sens !

Blog2006071 Au Groenland par exemple, l’ensemble des stations confirment en effet un réchauffement entre 1920 et 1960… suivi d’un refroidissement ! Et la période actuelle sur ce continent glacé est pour l’instant plus froide que cette quarantaine d’années ! Les années 80-90 ont même connu une anomalie négative significative… qui ne va pas du tout dans le sens du réchauffement annoncé dans ces contrées nordiques.

Blog200607 L’Islande, la Norvège, le nord de la Russie n’enregistrent pas plus de réchauffement, mais au contraire une petite baisse du thermomètre entre 1960 et 1990 ou même 2000… Ces dernières années (2001 à 2006) plutôt chaudes apparaissent un peu trop isolées pour permettre d’affirmer que le réchauffement est en marche dans ces régions septentrionales.

Blog2006072 Par curiosité, intéressons-nous au climat de l’Antarctique… En consultant les données climatologiques des stations météo comme celle d’Amundsen Scott, on s’aperçoit que le refroidissement du continent est en cours malgré la hausse de la concentration de CO2.

Voilà qui met quelque peu à mal les affirmations de quelques grands de ce monde. Les relevés météorologiques ne confirment pas le réchauffement tant annoncé autour de l’Arctique, ni autour de l’Antarctique. Quid de la fonte des glaces, de l’arrêt du gulf stream and co ? Il faut avouer que cela paraît bien contradictoire par rapport aux températures moyennes qui n’augmentent guère dans ces parties du monde. Peut-être un peu trop de sensationnalisme ? Même s’il reste évident que nous devons prendre soin de notre environnement et de notre planète dans ce contexte qui reste malgré tout un contexte de crise climatique…

Frédéric Decker

Quand la planète chauffe...

Je vous parle très souvent – trop souvent – des anomalies de températures excédentaires, de records de chaleur etc… Je dois malheureusement rester sur ma lancée aux vues des dernières données fournies par l’institut américain NOAA, données mondiales qui ne font que confirmer les prévisions établies l’an dernier qui annonçaient une année 2007 record…

Globjanaprpg En effet, sur les quatre premiers mois de l’année, 2007 se situe déjà en toute première position des années les plus chaudes, devant 2002 et 1998 (depuis 1880) pour cette période, avec un excédent de 0,69 degré sur l’ensemble du globe. Et si l’hiver 2006-2007 a été le plus chaud connu en Europe, c’est également le cas à l’échelon mondial. Les seules régions du globe ayant connu un hiver un peu au-dessous des moyennes ont été le centre des Etats-Unis, le nord du Mexique, le Proche-Orient, une petite partie du centre-Afrique ou encore la Nouvelle-Zélande. Les excédents sont en revanche très marqués sur les parties terrestres de l’hémisphère nord.

Map_blended_mntp_13_2007_pg Dans le détail, janvier a largement battu le record de 2002 (+0,85 degré cette année contre +0,71 en 2002), février n’a pas battu le record de 1998 (+0,82 contre +0,60 cette année) mais se place en sixième position des mois de février les plus doux depuis 1880. Mars 2007 est le cinquième mois de mars le plus chaud (+0,61 degré), le record appartenant à 2002 (+0,75 degré). Avril se place en troisième position (+0,67 degré cette année), le record étant toujours détenu par 1998 (+0,70 degré).

Par ailleurs, la douceur quasi-ininterrompue a maintenu une couche de glace bien mois étendue qu’habituellement, et la couverture glacée fin avril est la plus faible depuis que ce type de mesures existe (1970), le précédent record datant de l’an dernier.

À huit kilomètres d’altitude dans la troposphère, la température moyenne des mois de janvier à avril est la deuxième plus forte après 1998. Bref, le coup de chaud de ce début d’année se mesure à tous niveaux dans l’espace et dans le temps…

Ces excédents thermiques vont probablement se poursuivre au cours des prochains mois sur la planète, faisant donc de cette année 2007 l’année la plus chaude, conformément aux prévisions.

Frédéric Decker