« Mai en France : bilan mitigé | Accueil | Le Pôle Nord en surchauffe : info ou intox ? »

Commentaires

kiki1990

Bravo pour ces articles toujours aussi passionnant les uns que les autres.
Continuez!!!

Frédéric Bruls

Une seule chose m'intrigue en fait : la disparité des températures moyennes terrestres entre les différents centres de mesure (NOAA, GISS et Hadley Center). Pour les Américains, 2007 est de loin l'année la plus chaude, tandis que les Anglais considèrent la chose avec infiniment plus de circonspection, arguant du fait que la Nina et le minimum solaire actuel constituent des forçages négatifs réduisant comme peau de chagrin la possibilité de records de chaleur à l'échelle de l'année.
Quoi qu'il en soit, le trend est clair : l'hémisphère Nord, et plus particulièrement les terres continentales, n'en finissent plus de chauffer !

Domi

Tout le monde est d'accord pour reconnaitre que le climat se réchauffe. Ce qui me gène c'est cet acharnement à en mettre la responsabilité sur nous, les humains. A écouter la plus part des médias cela me fait penser à une belle manipulation. Il est certain que nos activités contribues à certaines pollutions. Mais la plus part des savants s'accordent pour dire que cet augmentation de T° du climat n'est pas la première et que c'est plutôt les facéties du soleil et de nos volcans qui en sont les principales causes. Les différentes ères de glaciations et réchauffements de notre planète au cours des âges ne semblent ils pas nous démontrer ce propos ? Surtout lorsque dans les champs qui entourent mon exploitation (Aisne)je trouves, en surface, (il est vrais très rarement) des plaques de calcaire avec des fossilisations de branches de palmiers ! (origine quaternaire) même en tenant compte de la dérive des continents, il semblerait que ce ne soit pas la première foi que nous vivons un tel réchauffement dans l'hémisphère Nord. Les météorologues disent aussi que la masse nuageuse (H2O) à bien plus d'effet de serre que le CO2 ?? quoiqu'il en soit ils nous appartiens à tous de ménager "mère nature".

Frédéric Bruls

D'accord avec toi pour faire litière de l'alarmisme ambiant concernant le réchauffement climatique actuel, mais de là à affirmer qu'il n'y a aucune présomption de la responsabilité, au moins partielle, de l'humanité dans le phénomène me paraît tout de même exagéré. De plus, dire qu'une majorité de climatologues pensent qu'il s'agit simplement d'une saute d'humeur de notre soleil, ou de toute autre chose d’ordre strictement naturel, cela est de la pure désinformation. Beaucoup de sites intéressants, comme Realclimate par exemple, traitent de manière objective et contradictoire ce sujet délicat en présence de scientifiques compétents dans ce domaine. Aujourd’hui, malgré quelques dissidences d’opinion persistantes, la plupart des savants s’accordent à dire que des indices de plus en plus convergents mettent en lumière un réchauffement récent important et surtout rapide. Bien sûr, dans le passé, le climat n’a cessé de changer. On peut citer l’optimum climatique médiéval, courte période de grande douceur dans l’Atlantique Nord, mais à ce propos, des études glaciologiques récentes ont démontré que ce radoucissement climatique fut relativement confiné géographiquement, au contraire de celui-ci, plus global et généralisé, excepté pour certaines zones de l’hémisphère sud. Tu fais référence également aux cycles de variation orbitale de notre planète autour de notre étoile, les fameux paramètres de Milankovitch. Ces modifications d’insolation se font sur des milliers d’années et les vitesses actuelles de notre réchauffement sont trop rapides pour être expliquées par cela. J’ajouterai qu’André Berger, de l’université de Louvain en Belgique, a calculé qu’aucune glaciation ou réchauffement important n’est à attendre dans les 50.000 prochaines années. Le soleil a-t-il pu influencer le climat récent ? C’est fort possible, vu la recrudescence des maxima solaires ces cinquante dernières années. Là encore, l’Institut Max Planck, à Hambourg, a démontré que l’incidence solaire ne pouvait être supérieure à 30% pour les trois dernières décennies. Cette variabilité naturelle ne signifie pas pour autant que l’homme soit incapable de le perturber par ses activités industrielles. Au contraire, le réchauffement contemporain ne peut s’expliquer qu’en faisant intervenir à la fois les facteurs humains et naturels. Il est en effet indéniable que l’effet de serre augmente, et ce, en réponse au dégazage de milliards de tonnes de gaz carbonique dans l’atmosphère. Il est bien sûr difficile d’évaluer précisément l’effet sur le système climatique de ces perturbations anthropiques. Mais rien ne fera qu’une molécule de gaz carbonique cesse de retenir le rayonnement infrarouge au sein de la troposphère. Les fourchettes données par le GIEC reflètent d’ailleurs parfaitement ces incertitudes. Pour moi, ce débat est dépassé.
C’est tellement vrai que même Climate Global Coalition, un groupe de pression constitué d’entreprises américaines adversaires de la thèse anthropique voit ses membres parmi les plus influents le quitter tour à tour (je pense à Shell, General Motors et Ford).
Pour conclure, au-delà des doutes indispensables à la science, certaines réalités géophysiques sont suffisamment maîtrisées aujourd’hui pour que nous réagissions maintenant, au regard des conséquences potentiellement déstabilisatrices pour nos sociétés.

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.