Météo et climat : question de références…
On parle très souvent, en météo
et en climatologie, de « normales climatiques ». Mais comment sont
–elles définies ?
Les « normales » climatiques sont en fait les moyennes des
paramètres météo (températures, précipitations, ensoleillement, vent…)
calculées sur une période de 30 ans, période choisie par l’OMM (Organisation
Météorologique Mondiale), ni trop courte (pour lisser les excès pouvant se
répéter plusieurs années de suite), ni trop longue (ce qui mettrait moins en
évidence une évolution climatique).
En France, nous nous sommes référés durant longtemps à la période
1951-80, car les données manquaient auparavant (beaucoup de stations météo ont
vu le jour après la seconde guerre mondiale). Mais en consultant les moyennes
trentenaires des stations anciennes
(Paris, Châteauroux, Lyon, Besançon etc…), on se rend vite compte que la
trentaine d’années 1951-80 a été la plus… froide du siècle passée ! Nous
nous sommes donc basés pendant longtemps (trop longtemps ?) sur une
période anormalement froide, avec des hivers souvent froids et des étés
régulièrement pourris, même bien plus frais que notre été 2007…
Le réchauffement était à peine sensible sur la période 1961-90. Il
commence à se faire beaucoup plus sentir sur la période 1971-2000, même si nous
sommes en fait revenus au niveau de la trentaine d’années 1921-50 qui était
toute aussi chaude. Mais ce sont surtout les mois d’hiver qui se sont
réchauffés depuis trente ans, alors que les printemps ont un temps de retard.
Ils sont même bien inférieurs aux printemps des années 1920 à 1960 (les
printemps des années 40, exceptionnellement chauds, ont pesé lourd dans la
balance) ! La prochaine période de référence, 1981-2010, va toutefois
montrer une accélération brutale du réchauffement : les années 70,
fraîches, vont sortir de la période de référence pour laisser place aux années
2000, toutes excédentaires thermiquement jusqu’ici.
Il est amusant de constater que l’on retrouve ces évolutions… dans les
conversations de tous les jours. La sortie de l’hiver 2005-2006 en est une
preuve étonnante. Cet hiver avait été modérément froid mais très long, avec
finalement un déficit thermique modéré… Les personnes de plus de 60 ans n’avaient
une fois encore pas eu l’impression de vivre un « vrai hiver » :
pas de froid vif, peu de neige en plaine en dehors d’un ou deux épisodes
ponctuels, donc finalement un hiver plutôt doux… Pour les trentenaires, cet
hiver avait été plutôt normal, régulièrement froid, relativement neigeux par
rapport aux derniers hivers… Et pour les plus jeunes (20 ans et moins), cet
hiver avait été froid, voire très froid, et bien enneigé… bref, la météo est
aussi ressentie de façon différente en fonction des générations !
Et si les projections climatiques se confirment, l’été 2003 sera ressenti comme un été tout à fait classique dans 40 ans… rassurant non ??
Frédéric Decker
Lors de l'hiver 2005-2006, énormément de français en avaient marre du froid, certes modéré, mais constant et cela s'est manifesté de la part de toutes les générations. Les journaux, les médias, les conversations sur les marchés, ..., disaient tous la même chose : c'est un hiver modérément froid mais sans fin !
Rédigé par: Romain Lumineau | le 11/10/2007 à 10:24
J'ajouterai que les stations anciennes (Paris, Châteauroux, Lyon, Besançon etc…), se trouvaient à l'époque à l'écart des villes. Maintenant elles sont généralement "urbanisées". Sans aucun doute, cette proximité de la ville a un impact sur les données.
Rédigé par: Sylvain | le 11/10/2007 à 11:45
bonjour a tous! dans le cadre des tpe nous avons choisis le sujet du rechauffement climatique et notre problematique est le rechauffement climatique explique t'il les catastrophes naturelles? Si vous avez des informations merci de nous les données. je vous laisse mon adresse camille.beurdeley@wanadoo.fr si vous voulez nous aider merci d'avance a bientot
Rédigé par: beurdeley,chevallet,selmi | le 12/10/2007 à 10:54
En ce qui concerne la station de Châteauroux, elle est située à Déols (aéroport), et n'est pas soumise à l'effet urbain car la ville est à plusieurs kilomètres de là.
De plus, du fait de la position centrale de Châteauroux et de ses relevés depuis 1893, la station est souvent utilisée en référence ;)
Rédigé par: Nico36 | le 21/10/2007 à 19:31
Je suis professeur de SVT dans un lycée et interessé par votre TPE
PHILIPPE .
Rédigé par: PANET | le 01/11/2007 à 22:14
Thanks for sharing
Rédigé par: Doodee | le 03/02/2008 à 21:01