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2007 en France : des saisons décalées !

L’année 2007 a connu des saisons marquées… mais hors normes. Après l’automne 2006 exceptionnellement chaud, l’hiver 2006-2007 est resté sur la lancée puisqu’il s’agit en France de l’hiver le plus chaud depuis que des relevés météo fiables existent (150 ans). Le printemps en hiver, avec un mois de janvier chaud (3 degrés d’excédent) dont une nuit qui a vu des températures stagner autour de 13 degrés au nord de la Loire, du jamais vu au cours de ce mois normalement le plus froid de l’année. Une grande douceur a encore régné en février. Et cette douceur s’est généralement manifesté malgré la présence de hautes pressions. Les précipitations ont donc été faibles, l’enneigement mauvais en montagne (les skieurs s’en souviennent !) et la sécheresse battait son plein près de la Méditerranée.

Actu300407 Après un mois de mars proche des moyennes saisonnières malgré un milieu de mois ensoleillé et très doux, l’été s’invite brutalement en avril : les températures s’envolent tout au long du mois, les 30 degrés sont atteints localement au nord de la Loire, Paris compte 10 jours de chaleur, du jamais vu là encore. Avril 1893, qui détenait bon nombre de records jusqu’ici, est effacé des tablettes. Outre la chaleur exceptionnelle, la sécheresse fut extrême (pas une goutte à Melun, Reims ou Lille) et l’ensoleillement a atteint des sommets (80% du maximum théorique au nord de la Loire, 346 heures de soleil à Strasbourg, record tous mois confondus). Les pelouses sont déjà jaunes fin avril et l’on craint la canicule et la sécheresse pour les mois suivants…

Actu270707 Mais après plusieurs mois de blocage, l’anticyclone en décidera autrement… en nous quittant sans coup férir. Dès début mai, un courant dépressionnaire d’ouest s’installe et les perturbations se succèdent sur la France, alternant avec de courtes accalmies et des périodes orageuses. Bien que peu ensoleillé (186 heures de soleil à Dijon) et pluvieux (192 mm à Biarritz, 255 mm à Ambérieu), mai est chaud (mais moins qu’avril) avec 1,5 degrés d’excédent. Le temps perturbé va se poursuivre… tout l’été ! Juin, juillet et août sont des mois fréquemment et abondamment arrosés. Perturbations et orages apportent des quantités de pluie souvent remarquables. La période de juin à août bat un record de faible ensoleillement sur 50 ans sur le bassin parisien. Près de la Méditerranée, le soleil brille mais mistral et tramontane s’invitent un peu trop souvent au goût des estivants, rafraîchissant la mer qui affiche parfois une petite quinzaine de degrés… moins qu’à Dunkerque ! Malgré cet aspect pourri, les températures ne battent pas de records de fraîcheur. Juin est même un peu plus chaud que la moyenne, alors que juillet et août présentent un léger déficit, de l’ordre de 0,5 à 1 degré. Cet été ressemble à celui de 1977, aussi pourri mais beaucoup plus frais.

Nouveau basculement fin août - début septembre : exit le courant d’ouest perturbé ! Les conditions anticycloniques reviennent en fanfare et s’installent… pour tout l’automne ! La sécheresse bat son plein sur l’ensemble de nos régions et les épisodes pluvieux, normalement fréquents en cette saison en Méditerranée, se font attendre… Le soleil brille souvent, durablement, comme pour se faire pardonner de cet été calamiteux. Les températures sont un peu au-dessous des moyennes, sans plus. Une première offensive hivernale s’impose mi-novembre avec une chute du thermomètre (jusqu’à –10 degrés dans le sud-ouest) et quelques flocons dans l’est. Il faut attendre la fin novembre pour revoir des perturbations et la douceur océanique qui l’emportent qu’au 10 décembre. Un énième blocage anticyclonique nous concerne alors, apportant une fois n’est pas coutume beaucoup de soleil (assez rare en hiver !), un froid modéré assez durable et un temps à nouveau très sec.

Une année donc peu ordinaire, exceptionnellement chaude durant son premier trimestre, un peu fraîche au cours de sa deuxième moitié, qui se situe en neuvième position parmi les années les plus chaudes depuis 1900. La période de douze mois - de juillet 2006 à juin 2007 - est la plus chaude jamais connue en France et en Europe depuis plusieurs siècles, au moins 300 à 400 ans selon le Met Office, institut météorologique britannique.

Frédéric Decker

Commentaires

un résumé explicatif:
Janvier 2007(l'année derniere donc on est en 2008) avant il y avait l'automne 2006 trés chaud puis l'hiver 2007 le + chaud depuis au moins 15 ans:mon oeil)ensuite janvier 2007 trés chaud normal c'était un hiver trés chaud le + chaud depuis mon oeil 150 ans une grande douceur en Février 2007 l'année derniere donc pour le reste vous interpretez..
A la fin de l'article: de l'été 2006:l'année derniere d'avant donc l'année la + chaude depuis 150 ans (les veinards) l'année la + chaude depuis 2000 ans d'aprés le MITI
japonais météo en Europe.
et 150 ans et meme 300 pour le truc météo de l'anglais.
pour le titre de la note récente:
C'EST DE L'ANNEE DERNIERE: 2007.

moi je trouve que son article est très très bien ! et puis si t'as rien de mieux à faire, môssieur, que de critiquer les articles des autres sur le net, tu ferai bien de trouver, parce que là, ça craint. et puis ce qu'il fait, c'est une analyse ampirique, et j'ai relevé aucune incohérence, et puis, ben t'as qu'à essayer de faire mieux.
en tout cas cet article m'a bien aidé pour l'intro de ma soutenance de TPE, et voilà. merciii! d'arriver à me faire lire un bilan météo comme si c'était une histoire, la formulation des phrase est super ! =]

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