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Météo hésitante en juin en France

Après un mois de mai très chaud en France, le 4ème plus chaud depuis 1900, le plus chaud depuis 1873 à Paris, mais quelque peu terni par un manque de soleil sur les trois-quarts sud et ouest de la France et des précipitations fréquentes, juin ne montre pas d’excès particuliers d’un point de vue climatologique.

Gm20 Comme son prédécesseur, juin a été bien nuageux, surtout en première quinzaine. La fin de mois plus estivale n’aura pas suffi à rattraper le retard sur la plupart des régions. Les chiffres ne sont pas très bas, mais une trentaine d’heures sous les normales sur un grand quart nord-est jusqu’au Lyonnais et au Massif-Central. La Bretagne et les régions méridionales s’en sont mieux tirées, avec un ensoleillement conforme aux moyennes saisonnières. Ce n’était pas de refus toutefois du côté de la grande bleue où mai a été l’un des pires de ces 30 dernières années, notamment en Corse où des pluies records se sont abattues.

Les conditions anticycloniques ont globalement dominé, même si elles ont paradoxalement maintenu une couverture nuageuse importante. En revanche, logiquement, les précipitations ont été faibles à normales. Il est tombé moins du tiers de la moyenne saisonnière à Paris. La Bretagne, le Midi-Toulousain ou encore le pourtour méditerranéen enregistrent également des pluies déficitaires. Sur les autres régions, les cumuls se rapprochent des normales, sauf rares accidents orageux qui apportent très localement des excédents notables. Car ce mois de juin a été très peu orageux sur la France.

Par le manque de soleil, on pourrait s’attendre à retrouver des températures inférieures aux moyennes saisonnières… il n’en est rien, et ce malgré une première quinzaine plutôt fraîche. La chaleur des dix derniers jours aura suffi à combler le retard, et même à offrir un petit surplus thermique. De l’ordre de 0,5 à 1,5 degrés en général, il dépasse parfois 2 degrés entre l’Alsace et la région Rhône-Alpes. La chaleur n’aura été excessive que dans le sud-est, avec un record tout de même à Toulon : 35,1 degrés le 27, l’ancien record était de 34,9 le 20 juin 2002 depuis l’ouverture de la station en 1936. Si juin a pu paraître frais, c’est aussi parce que nous connaissons des mois de juin chauds depuis 2000 inclus. Il faut remonter à 1999 pour trouver un mois de juin un peu frais et 1991 pour retrouver trace d’un mois véritablement frais !

Juin aura d’ailleurs été assez conforme aux tendances saisonnières : modérément chaud sans excès, plutôt sec… mais peu ensoleillé alors que l’on s’attendait au contraire à une belle présence de l’astre du jour.

Frédéric Decker