Juillet 2009 a été très
changeant, alternant courtes périodes anticycloniques et passages perturbés et
orageux rapides. En conséquence, on retrouve finalement des paramètres
climatiques assez proches de leurs normales en général.
Chaleur et fraîcheur, sans excès
d’un côté comme de l’autre, ont alterné à peu près équitablement sur la France.
À l’échelon national, on note un léger excédent thermique de 0,6 degré, mais
avec des disparités géographiques : un léger déficit concerne le quart
nord-ouest (-0,6 degré à Rennes) alors qu’un excédent notable intéresse la
région Rhône-Alpes (+1,7 degrés à Lyon). Malgré des records de chaleur en fin
de mois (43,4 degrés à Sartène) battant même la canicule d’août 2003, la Corse
ne présente pas d’excédent thermique important (+1,0 degré à Ajaccio). Le coup
de chaud a en effet été de courte durée.
Comme toujours en été, les
précipitations ont été très disparates d’un point à un autre en raison des
orages, et le cumul moyen sur la métropole est très proche de la normale. On
constate toutefois d’importantes quantités de pluies sur le quart nord-est avec
localement des records en raison d’orages parfois violents (138 mm à Dijon pour
une normale de 61 mm ; le record de juillet 1936 est frôlé : 141 mm).
Le bassin parisien, la Normandie, le Bordelais, la Côte d’Azur et la Corse ont
reçu moins de pluie qu’habituellement. Il n’a pas plu du tout d’ailleurs à
Ajaccio.
L’ensoleillement quant à lui fait
un peu grise mine : le déficit est généralisé, n’épargnant que la Côte
d’Azur et l’île de beauté où le quota d’heures de soleil a été rempli à l’heure
près. Ailleurs, les chiffres sont assez bas, avec un déficit souvent de l’ordre
de 15 à 20%. Le soleil n’a brillé que 172 heures à Paris pour une normale de
211 heures.
Le ciel très changeant et la
relative chaleur a toutefois laissé une assez bonne impression générale, malgré
des nuages un peu trop présents. La France vient de connaître son cinquième
mois consécutif un peu trop chaud, et le bilan de l’été aux deux-tiers de la
saison est de +1,0 degré.
Frédéric Decker