L’été météorologique (s’étalant du 1er juin au 31 août) s’est terminé sous la chaleur et dans un contexte de sécheresse sur la majeure partie de la France.
Août 2009 a été globalement chaud à très chaud. En moyenne nationale, l’écart thermique sur le mois est de +1,7 degrés, ce qui place ce mois d’août en quatrième position des mois d’août les plus chauds depuis 1950, derrière dans l’ordre décroissant : 2003, 1997 et 1991. L’épisode caniculaire du 15 au 20 a évidemment pesé lourd dans la balance, avec rappelons-le des pics de chaleur atteignant 35 à 38 degrés au nord de la Loire (36 degrés à Paris, 38 degrés à Colmar) et jusqu’à 40 degrés dans le sud (Albi, Montauban). Même s’il se situe bien loin d’août 2003 marqué par une canicule sans précédent, août 2009 peut être qualifié de particulièrement chaud (6 jours consécutifs avec plus de 35 degrés à Lyon du 15 au 20). Tout le monde n’a toutefois pas été logé à la même enseigne : la Bretagne fait bande à part avec des températures de saison, voire inférieures aux normales en Bretagne-sud (25,3 degrés de maximum absolu dans le mois à Lorient, 23,8 degrés à Quimper) !
Les précipitations ont été très
rares et bien faibles, liées principalement aux orages des 1er et 24
du mois. Il n’est par exemple tombé que 6 mm dans le mois à Châteaudun
(Eure-et-Loir) pour une normale de 45 mm. Il n’a plu en moyenne que 3 fois dans
le mois sur le bassin parisien et la Beauce. Certaines localités proches de la
Méditerranée n’ont pas vu la moindre goutte d’eau (Nice, Sète).
Logiquement, on retrouve un
ensoleillement excédentaire partout, sauf… en Bretagne. Les valeurs ont été
élevées, sans être exceptionnelles toutefois, avec des excédents proches de 15%
en général.
Sur l’ensemble de la saison,
l’été 2009 (moyenne du 1er juin au 31 août) présente un excédent
national marqué : +1,3 degrés. Il se place en huitième position des étés
les plus chauds depuis 1900, derrière, dans l’ordre décroissant : 2003,
2006, 1947, 1994, 1983, 1911 et 1976. Le ressenti général ne va pourtant pas
forcément dans ce sens : la chaleur des mois de juin et juillet a été
irrégulière, entrecoupées de courtes périodes normales ou fraîches. Seule la
vague de chaleur d’août a été véritablement durable, et dans une moindre mesure
celle de fin juin-début juillet. À noter que sur les 21 derniers étés, 19 ont
été plus chauds que la normale. Seuls les étés 1993 et 2007 ont connu des
températures légèrement inférieures aux normales saisonnières. La saison
estivale a été sèche cette année, notamment sur le tiers sud de la France et de
la frontière belge aux Pays de Loire. L’ensoleillement a été important partout,
sauf encore un fois en Bretagne où un déficit marqué a été observé.
Frédéric Decker