Accompagnez-nous chaque semaine sur TV5.org dans les coulisses du projet My Petit Mundo, au cours de nos rencontres avec les enfants et leurs univers, au travers de leurs histoires, jeux, chants, danses, traditions, animaux, préférés, de par le monde…
Brésil, Rio de Janeiro. Deux petites portes d’entrée en bois, tables, chaises et armoires multicolores, toute de bleu, de jaune et de vert ornées, peinture impeccable, réfectoire irréprochable. Salles de douche. De sieste. Des cris d’enfants nous parviennent de la grande cour de récréation, située à l’arrière de l’école, abritée sous un large préau. Nous avons beau être dans une des métropoles les plus pauvres de la région, les effigies de Barbie, Mickey, et autres Bob l’éponge ornent les murs et les cartables.
A l’étage, nous découvrons même une salle informatique, équipée d’une petite dizaine d’ordinateurs. Des vieux modèles certes, sans connexion Internet. Mais tout de même. A l’origine du projet, un français, nous informe-t-on, oeuvrant par le biais du Comité pour la démocratisation de l’informatique (CDI). « Ils forment le personnel et fournissent les ordinateurs.» Dans quelques jours, une nouvelle bibliothèque va même être inaugurée, grâce à de nombreux dons, ainsi qu’à l’aide de la fondation Suez. Même si, et c’est le hic, tous les ouvrages légués ne correspondent pas toujours tout à fait aux besoins des enfants. Le long des étagères, nous apercevons effectivement une série d’ouvrages encyclopédiques, a priori plutôt réservés à des étudiants ayant déjà atteint un niveau universitaire. Au moins.
Un travail de longue haleine
« SFB a travaillé avec cette école pendant plus de 10 ans avant d’en arriver à ce résultat.» Que l’on ne se leurre pas, l’exemple de la Cecaman est un cas isolé. Rare, et idéal. Ici, le personnel est organisé. Les instituteurs, pour la plupart des institutrices, dévoués. Au total, ce sont une trentaine de personnes qui travaillent en permanence auprès des enfants, âgés de 3 mois à 17 ans. « La plupart sont très peu ou pas payés. Mais ils restent. » C’est ce qui fait tourner la maison. Car ailleurs, avec un salaire de seulement 200 à 300 reals par mois, soit moins de 100 euros mensuels (!), les gens partent, laissant place à une rotation du personnel telle qu’il est impossible pour les enfants de bénéficier d’un suivi cohérent.
Mais même dans ces conditions idéales, même au sein de la Cecaman, l’avenir reste incertain. Le centre ne bénéficie d’aucune subvention de l’Etat, même s’il devrait, et dépend donc en très grande majorité des donations des fondations privées, forcément très variables. Nous ne comprendrons que plus tard ce que signifie ici l’engagement gouvernemental, alors que nous passons devant une bâtisse toujours en cours de construction, aujourd’hui laissée à l’abandon. « C’est l’hôpital municipal, nous précise-t-on. Il n’est pas terminé mais pour l’Etat, officiellement, il est ouvert, et il fonctionne… » Mmm, de quoi laisser un tantinet perplexe, tout de même…
Pourtant, ici, il suffirait de 25 reals par enfant, par mois, soit environ 8 euros, afin de financer le centre de manière pérenne. Mais sans source stable de revenus, la Cecaman se retrouve fatalement, de manière récurrente, en déséquilibre financier. L’an dernier, la période de disette a même duré sept long mois. Du coup, il a fallu s’organiser, et développer de petites activités annexes, afin d’arrondir les fins de mois. A l’arrière du jardin de l’école a donc été aménagé un petit atelier de recyclage, tandis qu’à l’étage, les filles profitent des ateliers couture organisés par le centre afin de vendre leurs créations, pour quelques reals, au bazar hebdomadaire du quartier. Pas grand-chose certes, mais juste de quoi tenir jusqu’à la prochaine donation. Peut-être.

Je découvre ce dimanche matin de nouvelles info datant du 8 septembre . C'est incroyable , ce que vs dites au sujet de ces écoles pauvres et des personnes qui y travaillent : çà donne vraiment envie de les aider ! Mais comment ? Vous , en y allant , avez déjà contribué à les faire connaître . Bisous .
Rédigé par: mamounette | 10 septembre 2006 à 08:28