Le "Condorito"

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Bolivie, personnage préféré. Rassemblés autour de nous, le petit groupe de garçons reste étrangement silencieux et n’ose pas, tout d’abord, répondre à nos questions. Edwyn et Wendy, assis à nos côtés, les encouragent. Suggèrent des réponses. Multiplient les propositions. Quels sont donc leurs héros imaginaires préférés ? Au cinéma, en BD ? « Jackie Chan !», lance un petit garçon sous les rires hilares de ces camarades. « Chucky !», lance un autre sans se décontenancer. Pas tout à fait ce que l’on avait en tête, de prime abord. « « Chucky », ce n’est pas interdit au moins de douze ans ? », se demande-t-on alors, entre nous…


Condorito2 Puis les enfants nous l’avouent. Leur vrai héros préféré, c’est surtout le « Condorito ». Autrement dit, le « Petit condor ». Un oiseau bien particulier de bande dessiné, qui n’arrêterait pas d’enchaîner bêtises sur bêtises. Numéro après numéro. Et ça, les enfants aiment définitivement. Beaucoup. Bon, c’est sûr, le « Condorito » n’est pas tout à fait Bolivien. Il serait même plutôt né au Chili. Mais ce n’est pas très grave. Le « Petit condor » fait définitivement partie des emblèmes « nationaux » préférés des enfants. Bolivien ou pas Bolivien. Ni une, ni deux, nous nous précipitons donc à la librairie la plus proche afin de nous procurer un exemplaire des aventures du fameux Petit condor.


Cond4_2Mais, curieusement, nous avons beau cherché, de librairie en librairie, nous n’arrivons pas à mettre la main dessus. Les précieux albums seraient-ils donc tous déjà écoulés ? Que nenni. Le « Condorito » se trouve en fait surtout en kiosque. Celui à journaux. Car lui est tout simplement consacré, au « Petit condor », non pas un seul et ridicule petit album par an, mais un magazine entier, rempli de bulles et de bandes dessinées, tous les mois. Sans compter les extras, au nombre de trois, chaque mois, entre albums collectors, numéros bimensuels et autres numéros spéciaux. Coût de la petite folie : 10 Boliviens, soit approximativement 1 euro. Pas rien.

Samson et Dalila

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Seance_filles_1Bolivie, jeux. Nous partons du second centre, pour filles, géré par Enda Tiers Monde, en compagnie de Moises, éducateur « Sport Sans Frontière », et d’un petit groupe d’une vingtaine de demoiselles, âgées de six à une dizaine d’années, pour nous diriger sagement vers le terrain de sport, situé à quelques mètres de là. L’ambiance n’est pas tout à fait aussi chahuteuse que ce matin. C’est en petits groupes et en se donnant la main que l’on marche, tranquillement dans les rues de l’Alto. Les filles entourent Moises. Essayent d’attirer son attention. Se disputent le droit de lui donner la main pour se rendre au terrain de sport. Réclament une galipette, une pirouette, un petit lancé dans l’air…


Seance_filles_2Les filles nous regardent, curieuses. Gloussent. Se demandent qui nous sommes. Pourquoi nous les suivons. Pourquoi nous les prenons en photos. Une fois sur le terrain, elles se groupent autour de nous. Veulent se voir en photos. Cela créé un peu de diversion. Moises les rappelle rapidement à l’ordre. C’est qu’il est l’heure de se focaliser sur les activités d’aujourd’hui, principalement organisées autour de la coordination, et de la concentration… Pas question donc de déranger les petites demoiselles. On leur montrera donc les photos à la fin de la séance. Et on n’oubliera pas, bien entendu, de leur envoyer une copie, sur CD…


Seance_filles_3 Elles enfilent donc, elles aussi, leurs dossards orange et jaune siglés « Sport Sans Frontière », et se lancent corps et âmes dans les activités de la journée. Pas évident, évident. C’est qu’il en faut effectivement de la concentration, pour effectuer soustraction, addition et multiplication tout en courant d’un bout à l’autre du terrain. Chacune des filles porte un numéro, entre un et douze. Moises, debout au milieu du terrain, appelle les filles devant se lancer dans une course effrénée jusqu’à l’autre bout du terrain, à l’aide de complexes combinaisons arithmétiques. Et plus l’après-midi avance, plus les choses se compliquent. C’est maintenant à quatre, à six, que l’on doit s’élancer dans la course. Tout en partant, et en arrivant, en même temps. Question de coordination. Certes, on se trompe bien deux ou trois fois. Mais les petites demoiselles ne se découragent pas. Et y mettent tout leur cœur, dans cette course éperdue, jusqu’à en perdre haleine. Après toute cette agitation, il fallait donc trouver le moyen de se calmer. Avec une version tout à fait inédite, et en groupe, de « Pierre, papier, ciseaux ». Ici, reconverti en « Dalila, Samson, et le lion ». Deux groupes se font face, et miment tour à tour, et Dalila, et Samson, et le lion… Même si, nous le confessons, nous n’avons pas bien compris, sur le coup, qui, ou quoi, battait qui (ou quoi), entre Dalila, Samson, et le lion…


PS : Les photos illustrant cet article pour la Bolivie ont été prises par Cédric et Clément, de l’association EnJeux d’Enfants, lors de leur propre passage a la Paz. A cela, une explication triste et simple : nous nous sommes malheureusement fait voler notre appareil photo très précisément à la fin de la journée que nous avons passée avec les membres de Sport Sans Frontière. C’est aussi pour cette raison que nous n’avons pu mettre aucune vidéo pour la Bolivie.

Un conte de fée

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Bolivie, La Paz. Nous parvenons presque à la fin de la séance d’aujourd’hui. A l’intérieur du bâtiment, les effluves de soupe, en préparation pour l’heure du déjeuner, commencent à s’échapper de l’antre de la cuisine. Pour l’heure, le réfectoire est encore en grande partie vide. Seul un groupe de garçons, des adolescents ainsi que de jeunes hommes un tout petit peu plus âgés, sont en train de jouer. Du tambour. Et de la flûte de pan. Il s’agit du petit groupe de musique du centre. En pleine répétition. Les visages sont concentrés. Cela n’a pas l’air de rigoler. C’est qu’un enjeu de taille les attend dans quelques mois ou quelques semaines à peine. Dans quelque temps maintenant, ils s’apprêtent à s’envoler de l’autre côté de l’océan, afin de jouer face à un public… Français.


A l’origine de cette histoire de conte de fée, le groupe Flor del Fango, nous confie Nicolas, de Sport Sans Frontière. En contact avec Enda Tiers Monde, et de passage ici, en Bolivie, ils auraient repéré le petit groupe, et auraient décidé de les inviter à venir chanter, avec eux, au cours d’une de leur tournée. C’était il y a un an. Beaucoup de temps s’est écoulé depuis. Beaucoup de discussions ont eu lieu. Ici, on s’est tout de même mis à répéter, en attendant. Au cas où le rêve se réaliserait. Pour de vrai. Cela aurait pu s’arrêter là. Mais la nouvelle serait tombée depuis peu, parait-il, nous confie Nicolas. Les fonds nécessaires auraient enfin été réunis. Et le grand départ serait maintenant imminent. Pas étonnant du coup que, de l’autre côté de ce mur, qui nous sépare de la salle de réfectoire, on ait l’air si concentré et si sérieux. De quoi faire considérablement rêver les autres enfants du centre. Et nous donner l’envie à nous de suivre tout cela de près. A suivre donc…


PS : Vous aurez sans doute remarqué qu’il n'y a pas de photo illustrant cet article pour la Bolivie. A cela, une explication triste et simple : nous nous sommes malheureusement fait voler notre appareil photo très précisément à la fin de la journée que nous avons passée avec les membres de Sport Sans Frontière. C’est aussi pour cette raison que nous n’avons pu mettre aucune vidéo pour la Bolivie.

La « pelota moderna »

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Bolivie, jeux. Il est 11 heures passé. La séance vient officiellement de commencer. Nous nous mettons sur le côté de la cour, pour ne pas gêner Edwyn et Wendy dans leur travail avec les enfants. Deux équipes viennent de se former, pour ce qui apparaît tout d’abord à nos yeux à une partie de foot tout ce qu’il y a de plus classique. Coup de sifflet. La partie est engagée. Les enfants courent pèle mêle d’un côté à l’autre du terrain. Les dossards orange et jaune se mêlent et s’entremêlent. Nous voyons des coups de ballon au pied. Des coups de mains. Certains driblent. D’autres s’envolent carrément vers le but adverse la balle coincée entre les bras. Nous nous regardons perplexes. C’est officiel. Nous sommes totalement perdus…


Il s’agit en fait de ce que l’on appelle la « pelota moderna » (le « foot moderne »), nous explique Nicolas, volontaire de Sport Sans Frontière, également éducateur à ses heures perdues. Notre guide pour la matinée. En d’autres termes, il s’agit d’une version alternative de notre bon vieux foot des familles. Ici, le terrain n’est pas divisé en deux, mais en trois. Et à chaque section du terrain correspond une règle bien particulière. Ici, par exemple, on ne pourra traverser le terrain qu’en tenant la balle au pied. Là, le drible sera de rigueur. Tandis qu’au but, on se devra de marquer comme au hand, et pas du tout comme au foot. De quoi s’emmêler un petit peu les pinceaux, il faut l’admettre. D’où cette grandiose traversée de la moitié du terrain la balle coincée entre les bras. Pas tout à fait réglementaire donc. Mais on ne reprend pas trop les enfants. Il faut qu’ils s’amusent. Qu’ils s’impliquent. Qu’ils se prennent au jeu. Et qu’ils apprennent.


Le jeu peut mettre être évolutif, et hautement personnalisable, là où certains enfants ne connaissent pas encore, parfois, en quoi consistent les règles du handball, ou du basket-ball. On ne fait donc parfois que poser les bases. Et les enfants décident du reste. Des règles qui devraient être en vigueur. De ce que l’on a le droit de faire, une fois sur le terrain. Ainsi que de ce que l’on n’a pas le droit de faire. Les nouvelles règles peuvent s’avérer particulièrement créatives, et donner naissance à une toute nouvelle forme de jeu. Ne permettant pas de faire plus de trois pas avec la balle à la main dans certaines parties du terrain. Demandant un maximum de trois passes entre les membres d’une même équipe dans d’autres. Interdisant tout contact physique ou obligeant, même, à jouer, à cloche pied.


PS : Vous aurez sans doute remarqué qu’il n'y a pas de photos illustrant cet article pour la Bolivie. A cela, une explication triste et simple : nous nous sommes malheureusement fait voler notre appareil photo très précisément à la fin de la journée que nous avons passée avec les membres de Sport Sans Frontière. C’est aussi pour cette raison que nous n’avons pu mettre aucune vidéo pour la Bolivie.

Le bonheur est dans la piscine

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Bolivie, La Paz. Cela n’a pas été facile. Cela a même demandé un peu de patience de la part de Wendy. Et un rappel à l’ordre sonore de la part d’Edwyn. C’est que discipliner tout un groupe de garçons, quelque peu turbulents, de 5 à 13 ans, ne s’avère pas toujours une affaire aisée. Mais ça y est, les enfants se sont enfin mis en file indienne, les uns derrière les autres, prêts à foncer vers la bassine, tout au bout de la cour, remplie d’eau, afin de récupérer le plus vite possible les balles qui flottent à la surface. Deux équipes se tiennent l’une à côté de l’autre. Il s’agit ici visiblement d’une course relais, et il nous apparaît que le but ultime consiste à ramener le plus de balles possibles, afin de faire gagner son équipe.


Piscine Presque… Il s’agit surtout, nous explique Wendy, d’habituer les enfants au contact de l’eau. Nous venons en fait d’assister à une séance « pré-sportive » devant préparer les enfants au passage en piscine. Un privilège dans la région, où les enfants ne disposent pas de lac ou de rivière pour se baigner. Pas plus que de piscine municipale. Seules existent des piscines privées, beaucoup trop chères. Il s’agit donc de l’un des moyens employés par Sport Sans Frontière, l’initiation à la natation, afin de donner envie aux enfants du quartier de venir au centre. Ainsi que l’une des manières utilisées afin de permettre aux enfants de travailler leur estime de soi. En rejoignant cette infime minorité de gens dans la région de La Paz sachant barboter, flotter, nager.


PS : La photos illustrant cet article pour la Bolivie a été prise par les membres de Sport Sans Frontiere. Nous n'avons pu mettre en ligne nos propres photos, nous ayant malheureusement fait voler notre appareil photo très précisément à la fin de la journée que nous avons passée avec les membres de l'association. C’est aussi pour cette raison que nous n’avons pu mettre aucune vidéo pour la Bolivie.


Sport Sans Frontière

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Sport_sans_frontiere_1 Bolivie, La Paz. Nous ne sommes qu’en fin de matinée mais, ici, dans les hauteurs de la municipalité de l’Alto, à près de 4000 mètres d’altitude, au dessus de la ville de la Paz, il fait déjà une chaleur de plomb. C’est donc bardés de crème solaire que nous nous apprêtons à pénétrer au sein du centre, pour garçons, administré par l’ONG Sénégalaise Enda Tiers Monde. Les membres de Sport Sans Frontière ne sont pas loin. Edwyn et Wendy, deux éducateurs professionnels « Sport Sans Frontière », Boliviens, sont déjà à l’œuvre dans la cour de récréation baignée par un soleil écrasant. Une quinzaine de garçons, âgés de 5 ans, à peine, à 13 ans, au moins, revêtus d’épais vêtements de sport, malgré la chaleur qui ne semble pas les gêner le moins du monde, et de dossards oranges et verts, à la limite du fluo, siglés « Sport Sans Frontière », s’agitent en attendant les instructions de leurs professeurs.


Sport_sans_frontiere_2 Ici dans la région de la Paz, inutile de chercher des centres en propre « Sport Sans Frontière ». Il n’en existe pas. A la différence de Solidarité France Brésil, dans la banlieue de Rio de Janeiro, l’objectif de Sport Sans Frontière ne consiste pas ici à construire des écoles ou des centres d’accueil. Il s’agit surtout de mettre l’expertise de l’association en matière d’éducation sportive, ou plus précisément celle de ses éducateurs, à la disposition d’ONG partenaires, disposant elles de centres en propre. Mais pas question ici d’entraîner de futurs petits champions. Le sport n’est qu’un prétexte, ludique, afin de pouvoir apprendre aux enfants à travailler, progressivement, des thèmes tels la motricité, la concentration, la coordination, ainsi que des valeurs telles l’esprit d’équipe, l’estime de soi ou la vie en collectivité.


Sport_sans_frontiere_3 L’affaire ne s’avère pas toujours aisée. Les éducateurs travaillent principalement avec des enfants issus de familles en situation difficile. Beaucoup passent leur temps dans la rue, sans encadrement ni accès à une réelle éducation. Il faut donc y aller progressivement. Pas à pas. Afin de donner envie, dans un premier temps, aux enfants de venir au centre. Puis d’y retourner. De plus en plus souvent. On commence donc par des activités très ludiques, autour de jeux sportifs récréatifs, complétées par des premiers ateliers de sensibilisation, autour du soutien scolaire, des pratiques basiques d’hygiène, des droits de l’enfant… Ces activités ont lieu au sein de ce que l’on appelle des centres de « première attention », qui ne demandent, tout d’abord, aucun engagement de la part des enfants. Ce sera au niveau des centres de « seconde attention » que les choses deviendront plus sérieuses. A ce niveau, la scolarisation devient obligatoire. Les enfants doivent s’engager à venir régulièrement au centre, et à participer, également, à un atelier professionnel. Premiers pas, peut-être, vers une véritable intégration sociale, devant permettre au final, aux enfants devenus adolescents, de sortir de la rue. Définitivement.


PS : Vous aurez sans doute remarqué que les photos ne correspondent pas toujours au texte qu'elles sont censées illustrer. A cela, une explication triste et simple : nous nous sommes malheureusement fait voler notre appareil photo très précisément à la fin de la journée que nous avons passée avec les membres de Sport Sans Frontière. Ce sont donc des photos précédemment prises par les membres de Sport Sans Frontière, que nous avons utilisées afin d’essayer de coller au plus près aux textes écrits pour la Bolivie… C’est aussi pour cette raison que nous n’avons pu mettre aucune vidéo pour la Bolivie.

Dans les hauteurs de la Paz…

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La_paz_vue_2 Bolivie, La Paz. 06h du matin. Nous arrivons sur les hauteurs de La Paz, capitale officielle de la Bolivie, juchée à quelques 3600 mètres d’altitude. La ville est encore endormie. Il n’y a pas un bruit. Les rues sont désertes. Nous nous dirigeons vers la rue principale de la Paz, le Prado, là où se trouve notre auberge de jeunesse. Nous essayons de ne pas nous endormir. Luttons contre le sommeil qui nous gagne malgré nous après une nuit en bus, il faut bien l’avouer, quelque peu difficile. Pourtant, malgré cela, malgré notre état avancé de fatigue et notre envie pressante de nous jeter dans un lit, un vrai, dès que possible, nous ne pouvons nous empêcher de nous arrêter, pratiquement bouche bée, devant les vertigineuses collines qui entourent pratiquement entièrement la capitale.


La_paz_vue_1Des collines totalement recouvertes d’habitations. Aucun immeuble en vue. Juste une succession de petites maisonnettes, à un, deux ou trois étages. A perte de vue. Seules subsistent encore ici et là quelques restes de verdure. Tandis qu’au loin, à la frontière de la ville, les montagnes rocheuses, inhabitées, semblent s’étendre à l’infini… Et tout en haut, tout au sommet, à près de 4000 mètres d’altitude, littéralement perdue au milieu du léger brouillard qui recouvre les environs de La Paz en cette heure matinale, nous devinons plus que nous ne discernons réellement la ville de l’Alto, située sur les hauts plateaux de la région de l’Altiplano. Là où s’arrêtent les pentes escarpées de la vallée, et où commencent des kilomètres et des kilomètres de terrain totalement plat. Là où habitent près de 70% de la population Bolivienne. Là où dorment encore, en ce moment même, les enfants que nous rencontrerons deux jours plus tard, en compagnie des volontaires de l’association Sport Sans Frontière.


La_paz_3 Mais pour l’heure, alors que le jour vient à peine de se lever, que nous sommes encore difficilement réveillés, et que nous n’avons encore rien vu de la ville, nous sommes encore très loin de nous douter des réalités d’un pays bien moins développé que ceux que nous avons précédemment traversés, le Brésil et l’Argentine. Un pays resté encore, en très grande partie, extrêmement sauvage, où près de la moitié de la population se proclame d’une origine indigène. Ici, en Bolivie, nous venons de pénétrer un tout autre monde. Un monde où l’espérance de vie moyenne ne dépasse pas les 64 ans. Où le taux de mortalité infantile frise encore les 57 pour 1000. Où plus de 20% des femmes ne savent toujours pas lire. Où seuls 7% des enfants en milieu rural parviennent au bout de leurs huit années de scolarité primaire… Et où 50% des établissements scolaires n’ont de toute façon pas les moyens de prodiguer les huit années normalement nécessaires à une scolarité primaire complète.