Les mascottes de Pékin

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Chine_27Chine, Pékin. Depuis que nous sommes arrivés au sein de la capitale Chinoise, nous n’avons pu nous empêcher de remarquer de drôles de petits bonshommes bleu, noir, rouge, jaune et vert, affichés un peu partout aux quatre coins de Pékin. Nous nous renseignons autour de nous et découvrons que les cinq petits compères s’appellent « Beibei », « Jingjing », « Huanhuan », « Yingying » et « Nini », et qu’ils sont en fait les fameuses mascottes des prochains jeux olympiques qui ouvriront officiellement à Pékin le 8 Août 2008, à très exactement 8h du soir, 8 minutes et 8 secondes. Le « 8 », nous explique-t-on, est en Chine un chiffre porte bonheur, symbolisant la prospérité et l’infini. « Beibei » (le poisson), « Jingjing » (le panda), « Huanhuan » (la flamme olympique), « Yingying » (l’antilope Tibétaine) et « Nini » (l’hirondelle) sont inspirés des cinq anneaux olympiques mais également des éléments naturels composant le pays, tels les montagnes, eaux et lacs, ainsi que des animaux préférés des Chinois : le poisson, le panda, l’antilope et l’hirondelle. Mieux: mis à la suite les uns des autres, les noms des cinq mascottes, « Bei-Jing-Huan-Ying-Ni », forment même la phrase : « Bienvenue à Beijing » en Chinois!


Voir les mascottes en vidéo…


Les p'tits acrobates

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Chine_26Chine, Pékin. En Chine, devenir un acrobate accompli est une affaire particulièrement sérieuse. Si sérieuse que l’entraînement commence dès le plus jeune âge, et se concrétise très tôt par de premiers passages en scène devant un véritable public. Ce soir par exemple, c’est une troupe d’acrobates entièrement composée d’enfants qui se produit devant nous. Certains n’ont même pas 10 ans mais exécutent déjà à la perfection sauts périlleux et contorsions en tous genres avec un sens de l’équilibre qui paraît presque inné. Mais cela n’est pas tout, parce qu’il ne s’agit pas ici que d’une histoire de dextérité physique. Il s’agit également d’une question de rythme, que l’ensemble de la petite troupe d’acrobates maîtrise manifestement à la perfection, sur une chorégraphie, une musique et une mise en scène décidément très travaillés…


Voir la vidéo: sur un air de funk...
Voir la vidéo: haute voltige...


Le palais des enfants

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Chine_15Chine, Shanghai. 17h. Nous pénétrons dans l’immeuble haut de plusieurs dizaines d’étages desservis par deux séries d’ascenseurs, et maintenant envahis d’enfants, certains âgés de seulement 5 ans, d’autres d’une petite dizaine d’années déjà. Nous sommes à l’intérieur du « Palais pour enfants » de la ville de Shanghai, une série d’établissements créée et gérée par le gouvernement Chinois, qui permet aux élèves les plus doués du pays de perfectionner leurs qualités artistiques, juste après les heures de classe, qu’il s’agisse de musique, de chant, de danse ou d’arts martiaux... Nous nous dirigeons à présent vers le 8ième étage du « Palais », là où ont lieu aujourd’hui les cours de danse traditionnelle. A chacun des étages où nous nous arrêtons, nous entrevoyons des enfants courir en tout sens dans les couloirs, les bras parfois encombrés de drôles d’instruments. Là où nous nous arrêtons, petites et plus grandes jeunes filles sont déjà assises à même le sol en rangées bien ordonnées, prêtes à pratiquer leur première série d’échauffements, avant de passer aux répétitions chorégraphiques du jour…


Le cours des petites… : voir la vidéo…
… et des plus grandes : voir la vidéo…

En route pour l’école!

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Chine_9Chine, Shanghai. Huit heures du matin. La cloche vient juste de sonner dans l’école primaire. Tandis que les derniers retardataires se glissent discrètement par la porte d’entrée, l’ensemble des élèves, parés de magnifiques petits foulards rouges, et leurs professeurs, sont déjà rassemblés au milieu de la cour de récréation afin de saluer le lever du drapeau Chinois, un événement qui a lieu tous les matins de tous les jours de l’année scolaire. Tout comme la petite séance de gymnastique particulièrement rythmée qui s’en suit, sur une chorégraphie, et une musique, qui est apparemment la même à travers toute la Chine : de jeunes Chinoises que nous rencontrerons plus tard au cours de notre voyage en Chine reconnaîtront instantanément la musique, et la chorégraphie, alors que nous leur montrerons les vidéos prises à Shanghai.


Un peu de gym pour commencer…: voir la vidéo…
… un peu de danse pour continuer: voir la vidéo…

Bonne année!

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Chine_1Chine, Yangshuo. Revenons l’espace de quelques instants en arrière dans le temps, alors que nous ne faisons que traverser rapidement la Chine depuis la ville de Hong Kong, pour nous rendre en bus au Vietnam. Nous sommes au mois de Février, en pleine période de nouvel an pour les enfants Chinois. Une période particulièrement heureuse pour les petites têtes brunes puisque la fête ici ne dure pas une ou deux toutes petites journées, mais une semaine entière ! Dès les rayons du soleil couché, c’est une fanfare d’explosions de feux d’artifice et de pétards rouges qui commence aux quatre coins de la ville, pour ne plus s’arrêter avant le petit matin. Et comme ici absolument tout le monde peut participer avec ses propres feux d’artifice et ses propres pétards, le moins que l’on puisse dire, c’est que les enfants s’en donnent plutôt à cœur joie…


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Lâcher de lanternes

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Thailande_14Thaïlande, Chiang Mai. Tout au long de la soirée, nous apercevons, régulièrement, des enfants allumer, avec l’aide de leurs parents, d’énormes lanternes blanches, presque plus grande qu’eux, sur la place centrale de Chiang Mai. Des lanternes qui commencent à flotter, imperceptiblement, dans l’air, et à monter, lentement, très lentement, au dessus de la place, et de la ville. Ce sont des multitudes de petites lumières qui flottent bientôt dans le ciel étoilé, avant de disparaître tout à fait à l’horizon. Il s’agit d’une vieille tradition Thaï, qui permet aux enfants, et à leurs parents, d’envoyer ainsi, à l’occasion de la nouvelle année, toutes les fautes commises au cours de l'an passé, au loin, leur permettant ainsi de recommencer une année dépourvue de toute énergie négative.


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Danse Thaï

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Thailande_13Thaïlande, Chiang Mai. L’effervescence du « Songkran » est à son comble. La fête est partout, et ne s’arrête pas le moins du monde une fois la nuit tombée. La bataille d’eau se calme progressivement, au fur et à mesure que le soleil disparaît à l’horizon. Les habitants de la ville commencent à rentrer chez eux, afin de se sécher, et de se changer, avant de revenir au centre de la ville, là où sont apparus des milliers de petits stands divers et variés, ne vendant que des produits et de la nourriture spécialement destinés à la fête du nouvel an. Les enfants ne sont pas en reste, courent d’un stand à un autre afin de se délecter de mets qu’ils ne peuvent savourer qu’une fois l’an. Tandis que d’autres, parés de leurs plus beaux costumes de scène, brillant et éclatants de couleurs, en profitent pour faire la démonstration de leurs talents de chant et de danse, devant le regard des passants, et des touristes, médusés par autant de grâce à un âge si peu avancé…


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Songkran!

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Thailande_1Thaïlande, Chiang Mai. 14 Avril. Aujourd’hui commence officiellement la grande fête dite du « Songkran », le nouvel an Thaï, et Bouddhique, dans toute la Thaïlande pendant deux journées entières. Après avoir pu faire exploser plusieurs centaines de pétards dans toutes les rues de la ville lors du nouvel an « Chinois », le 18 Février dernier, les enfants vont pouvoir cette fois-ci souhaiter la bonne année et porter chance à toutes les personnes à portée de mains, à coups de seaux d’eau, parfumée, tiède ou glacée… Cela tombe bien : en Thaïlande, les 14 et 15 Avril s’avèrent justement être les jours les plus chauds de l’année !


Thailande_7 Le chaos qui règne à présent dans la ville de Chiang Mai, particulièrement connue pour la ferveur de son « Songkran », est indescriptible. Petits et grands, en groupes, en familles, à pied, en Jeep, tous armés jusqu’aux dents de divers pistolets, fusils à pompe et seaux multicolores, tous remplis à ras bord, ont envahi les trottoirs de la ville et se jettent des trombes entières à qui mieux mieux. Les passagers de tuk tuk (taxi traditionnel Thaï à trois roues), camionnettes et taxis ayant le malheur de passer par là ne sont pas épargnés, et se retrouvent bientôt baignant au milieu d’une mare glacée. Impossible de rester au sec pendant le « Songkran ». Comme tout le monde ici, nous courons d’une rue à l’autre, munis de nos propres seaux, nous retrouvons rapidement trempés de la tête au pied, nous abritant du coup tout de même de temps en temps afin d’immortaliser le moment.


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Elle est où la pagaie ?

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Cambodge_15Cambodge, Phnom Penh. Un nouveau groupe de jeunes hommes vient de se mettre en place. Nous nous attendons d’une seconde à une autre à une chanson typiquement Cambodgienne. Alors que les garçons commencent à chanter et à danser, quelle n’est pas notre surprise de reconnaître une chansonnette qui nous est tout de même légèrement familière. Une chansonnette avec une histoire de pagaie, et de cocotiers…


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Les enfants, en scène !

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P1030017Cambodge, Phnom Penh. La salle de danse est immense, et s’étend sur tout l’étage. Les musiciens, et leurs instruments, sont en place, dans un coin de la scène improvisée, là où vont se produire l’ensemble des enfants dans quelques secondes à peine. Des petits tapis ont même été aménagés à même le sol afin que nous puissions nous asseoir en face de la petite troupe. Les enfants sont en place, prêts à exécuter leur spectacle du dimanche. Nous réglons nos appareils, prêts à immortaliser le moment. Un seul petit problème : le manque de lumière. On s’agite de nouveau, essayant de trouver la clé qui permet normalement d’allumer les lampes du plafond. On n’arrive pas malheureusement, après cinq minutes de recherche, à localiser cette fameuse clé. Nous ferons donc sans, et avec les moyens du bord, en priant très fort pour que l’image puisse tout de même être lisible…


Voir la danse des filles…
Voir la danse des garçons…

La danse du lotus

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Vietnam_5Vietnam, Hué. Ici, dans la classe des grands, celle des 5-6 ans, tout semble tout de suite beaucoup plus compliqué. Il y a vraisemblablement du chant. Mais il y a aussi de la danse. Des accessoires de scène. Et un vaste public entourant un petit groupe d’enfants, trois filles et deux garçons, qui agitent à présent, au milieu de la salle, des fleurs de lotus rouges, en carton, dans chacune de leurs mains, tout en coordonnant leurs mouvements, et en essayant de ne pas se laisser trop déconcentrer par tous les regards rivés sur eux. Les maîtresses encouragent le groupe et chantent en chœur avec eux, bientôt reprises par le reste des enfants. Il s’agit ici, nous explique-t-on, d’une danse célébrant la beauté du pays, le lotus symbolisant dans la culture boudhiste "l'aspiration à la pureté".


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Le « Têt » Vietnamien

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Vietnam_18Vietnam: fête. De petits cochons ont envahi tous les stands des boutiques et étals des villes que nous traversons, symboles de la nouvelle année qui commence. Le petit animal rose et sa queue en forme de tire bouchon sont absolument partout, des allées de centre commerciaux aux écrans publicitaires qui incitent vivement les téléspectateurs à ne surtout pas oublier d’offrir leur propre cochon à leurs proches, afin de leur porter chance, pour toute l’année à venir. Les bannières rouges, couleur porte bonheur par excellence, souhaitant la bonne année, parent les rues et immeubles.


Pour les enfants, c’est l’occasion de recevoir de multitudes de petites enveloppes rouges, remplies de « dong », de la part de leurs proches. Un pécule qu’ils pourront dépenser afin de se remplir les poches de friandises diverses et variées, plus nombreuses que jamais au moment du « Têt ». Ou de se munir des précieux et multiples petits feux d’artifice qu’ils pourront allumer en compagnie de leur famille la veille au soir du nouvel an - l’équivalent pour nous du « réveillon » -, afin de célébrer l’entrée dans la nouvelle année donc, mais également et accessoirement, afin de chasser les « mauvais » esprits qui pourraient roder dans les parages et risqueraient de gâcher la fête.

L’école Vy Da

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Vietnam_8Vietnam, Hué. Les cartables et sandales des enfants sont rangés pèle mêle le long du couloir, à l’extérieur des cinq salles de classe qui composent l’école « Truong Mam Non Vi Da », fondée par SOS enfants sans frontières il y a maintenant 13 ans. Une école qui accueille aujourd’hui quelques 300 enfants, âgés de 12 mois à 6 ans, dont près de 20% issus de familles « sans paniers », c’est-à-dire de familles qui nous pourraient pas, autrement, scolariser leurs enfants. Alors que nous pénétrons à l’intérieur de l’établissement, la pause déjeuner vient juste de prendre fin. Les enfants se pressent à présent dans le couloir afin de ranger leurs bols et leurs tasses. Dans le jardin, deux petites filles ont déjà entrepris de laver et faire sécher sur un portant les serviettes de table de leurs camarades. Dans le couloir, une troisième petite fille apparaît bientôt, presque entièrement cachée derrière un énorme seau d’eau. C’est qu’ici on essaye de faire participer aussi tôt que possible les élèves à la vie et à l’organisation de l’école.


Vietnam_2Les derniers retardataires finissent rapidement leurs bols de riz tandis que la majorité des élèves ont déjà rejoint leurs maîtresses d’école, qui sont ici deux par classe, à l’intérieur des salles de cours. Nous essayons de nous approcher discrètement de l’une des salles et de ne pas trop attirer l’attention des enfants. Plus facile à dire qu’à faire. La plupart nous font malheureusement face et ne manquent pas de remarquer nos deux étranges faciès encadrés dans l’embrasure de la porte. Nous faisons donc mine de nous éloigner, et pour sûre, les enfants se remettent pratiquement immédiatement à chanter, en chœur avec la vidéo que leur maîtresse vient de glisser à l’intérieur du magnétoscope. Une chanson populaire, que les enfants semblent déjà connaître sur le bout des doigts, invitant à fêter l’arrivée de la nouvelle année*, et avec elle, le début du printemps…


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* La nouvelle année au Vietnam, le « Têt », correspond à la nouvelle année lunaire, qui démarre généralement entre la fin du mois de Janvier et la fin du mois de Février. Cette année, la nouvelle année, celle du cochon, a démarré le 18 Février 2007.

"He Honore"

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Nz19 Nouvelle Zélande, Christchurch. Alors que le reste des enfants semblent totalement absorbés par l’un des nouveaux jouets qui vient de faire son entrée dans la famille, la petite benjamine du groupe, âgée de 3 ans, s’est mise imperceptiblement à remuer les lèvres et les mains, alors que l’on vient juste d’empoigner la guitare et de commencer à chanter l’une de ses chansons préférées : « He Honore ».


Aidée par sa grande sœur, le petit bout de chou, emmitouflée dans son gros col roulé multicolore et sa longue jupe en jean, essaye, du haut de son petit mètre, à peine, de reproduire la chorégraphie apprise en famille. Un geste en particulier ne cessera de revenir tout au long de la chansonnette, que nous reconnaîtrons instantanément, un peu plus tard, alors qu’il sera exécuté cette fois-ci par les danseuses professionnelles de la troupe « Ko Tane ».


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Le "Haka" Néo-zelandais

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Nz1 Nouvelle Zélande, Christchurch. Nous voilà, déjà, totalement perdus, alors que les enfants viennent de se lancer au cœur d’une conversation animée… en Maori. Il semble que le sujet du débat tourne autour d’un jeu qu’ils aimeraient bien nous montrer. Encore que nous n’en soyons pas totalement sûrs. Une chose est certaine, nous ne comprenons que difficilement tout ce qu’il est en train de se passer autour de nous, et sommes bien obligés d’appeler, régulièrement, les parents des enfants à la rescousse.


Ils ont entre 3 ans et 12 ans, et parlent tous, ou apprennent tous, à parler le Maori. Ils fréquentent pour la plupart une école bilingue, ce qu’on appelle ici une école « Kura kaupapa », qui permet aux élèves d’assister à des cours tout ce qu’il y a de plus classiques, ainsi qu’à des classes enseignant spécifiquement des pratiques issues de la culture Maori. Chants, danses, pratiques sportives… Des classes ouvertes à tous, qui s’avèrent très plébiscitées, nous confie-t-on.


Nz8C’est au sein de ces classes que l’on apprend, par exemple, à exécuter les fameux « Haka », danses autrefois pratiquées par les guerriers Maori, en préparation aux combats. Une pratique encore fortement présente aujourd’hui au sein de la communauté, à l’instar du fameux « Haka » exécuté par l’équipe de rugby des All Blacks, au début de chacun de leurs matchs, « Te Rauparaha ». Cet après-midi, ce n’est pas ce « Haka » là que les enfants ont choisi de nous montrer, mais un « Haka » bien spécifique au Sud de la Nouvelle Zélande, là où nous nous trouvons actuellement : « Tahu Potiki », « Petit frère Tahu » en Maori.


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Un noël en été…

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Nz15 Nouvelle Zélande. Nous venons d’arriver en Nouvelle Zélande. Littéralement l’autre bout de la planète. A quelques 24 heures d’avion de la France. Treize mille kilomètres de distance. Là où le monde semble bel et bien tourner à l’envers. Nous sommes à la fin du mois de Décembre. Mais ici, l’été ne fait que commencer. Et avec lui, les grandes vacances pour les enfants Néo-zélandais. C’est la grande coupure qui commence. Un mois seulement ici. L’école ne reprendra qu’à la fin du mois de Janvier.


Une fois n’est pas coutume, nous nous retrouvons invités cette fois ci au sein d’une famille Maori *. A deux jours de Noël. Chez eux, avec leurs proches, leurs amis, dans la banlieue de Christchurch, située dans le sud de la Nouvelle Zélande. Notre hôte s’appelle Ben. Père de famille, marié, avec deux enfants. Lorsque Ben n’accueille pas des étrangers venus de l’autre bout du monde au sein de son foyer, il joue au sein de la troupe Maori « Ko Tane », qui est à l’origine d’un spectacle composé de chants et de danses traditionnels Maori. Nous serons d’ailleurs par la suite invités à assister à l’une des deux représentations quotidiennes, au sein de la Willowbank Wildlife Reserve. Histoire de comprendre un tout petit peu mieux les chants, danses et jeux que les enfants de la famille nous montreront alors. Tout en Maori, de bien entendu.


* Il s'agit du peuple d'origine polynésienne qui habitait originellement la Nouvelle Zélande, avant que les Européens ne découvre ce nouveau pays au XVIIe siècle. La population Maori, toujours présente de nos jours en Nouvelle-Zélande, représente actuellement un peu moins de 10% de la population Neo-zélandaise.

Dansons maintenant!

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Perou_7 Pérou, Racchi. Il n’aura fallu qu’une petite semaine, à peine, à l’ensemble des personnes du village afin de concocter le spectacle auquel nous assistons aujourd’hui. Danse, sketch, chants… Y ont participé aussi bien les enfants de Racchi - y compris le petit groupe d’enfants malentendants -, que les femmes du village, les fameuses « Cholitas ». Nous avons peine à y croire, alors que nous voyons les adolescents du groupe, filles et garçons, s’avancer au milieu de la vaste étendue de pelouse faisant office de scène, parés de leurs magnifiques costumes Péruviens, et de leurs coiffes travaillées.


Perou_19 Les mouvements, de cette danse originaire du village de Ollantaytambo, également localisé dans la région de Cuzco, sont parfaitement synchronisés. Les filles et les garçons se croisent et s’entrecroisent. Les échanges semblent réglés comme sur du papier à musique. C’est aussi à cela que servent les écoles et centres édifiés par la HoPe Foundation : permettre aux villageois Quechua, et leurs enfants, de transmettre leur propre culture aux générations de demain. « Il y a quelques années, ils n’auraient pas pu réaliser tout cela », nous confie Walter. Un bel accomplissement, alors que nous regardons l’incroyable parade que nous ont préparé les enfants. Presque comme il n’y avait rien de plus naturel au monde pour eux. Comme si la danse était devenu pour eux un don, inné.


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"Officios del amor"

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Perou_31 Pérou, Racchi. Il était une fois, au sein d’un petit village Péruvien, une jeune et jolie demoiselle extrêmement convoitée. Mais rien, ni personne, ne semblait parvenir à la conquérir. Ni le boulanger. Ni le mineur. Ni le camionneur. Ni le militaire… Jusqu’à ce qu’un jour, quelqu’un, enfin, parvienne à gagner son coeur : le seul et unique, fermier du village…


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Nous, les touristes...

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Perou_22 Pérou, Racchi. Nous avions bien conscience de la nécessité de travailler, urgemment, notre Espagnol encore chancelant. Mais là, tout de même, nous devons bien l’admettre, nous ne comprenons rien, mais alors absolument rien, à ce que les enfants peuvent bien raconter dans leur sketch, dans le cadre du spectacle sur lequel l’ensemble des membres du village travaillent depuis maintenant une semaine, en l’honneur de la fondation, ainsi que de l’anniversaire de son fondateur, « Senor » Walter. Autour de nous, les villageois s’esclaffent. Commentent. S’esclaffent de plus belle. Tandis que nous, nous demeurons totalement, mais alors totalement perdus. Nous voyons alors Walter se pencher, régulièrement, vers son voisin de droite, un autre membre de la fondation qui nous accompagne aujourd’hui. Qui est également membre de la communauté Quechua*…


Perou_6 Walter ne parle pas couramment, nous explique-t-il, mais il parle tout de même un peu. Il ne peut donc pas tout nous expliquer directement mais peut nous transmettre, au fur et à mesure, les explications de notre traducteur improvisé. C’est que cela n’est pas évident. Les sonorités Quechua ne ressemblent en rien à l’Espagnol. Nous avons donc beau essayer de nous concentrer, d’essayer de saisir un mot ou deux, pour tenter de comprendre quand même, un tout petit peu. Sans succès. Heureusement, les gestes des enfants, et leurs déguisements, s’avèrent particulièrement parlants. Nous ne saisirons donc pas tout. Mais juste ce qu’il faut. En particulier au cours de ce sketch hilarant, mettant en scène un groupe de trois touristes, occidentaux, en visite au Pérou, confrontés à un groupe de Cholitas**… Une caricature particulièrement réussie, présentée du point de vue Quechua…

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* Langue autrefois parlée par les Incas, toujours pratiquée aujourd'hui dans la région des Andes, en Amérique du sud.

** (Cholito pour les hommes) Femme espagnole d'origine indienne ou indigène. Au Pérou, les "Cholitas" portent toujours le costume traditionnel, constitué notamment d'un petit chapeau melon noir et de plusieurs épaisseurs de jupes, les unes au dessus des autres, peu importe la température ambiante.

La danse des drapeaux

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Buenos_aires_visite_ecole_14 Argentine, Buenos Aires. On se pousse du coude. On glousse. On se moque un peu des copains qui vont maintenant s’essayer à leur tour à cette vielle danse traditionnelle pratiquée dans le nord de l’Argentine. Cela n’a pas l’air facile. Loin de là. C’est qu’on vient d’assister à une démonstration tout ce qu’il y a de plus authentique par un groupe de grandes de CM2. Il va maintenant falloir se montrer à la hauteur. Savoir savamment enchaîner les mouvements et les changements de rythme. Dans un sens, puis dans l’autre. Tout en agitant son drapeau, dans le bon sens. Le même sens que la maîtresse, et tous les autres. Pas évident, évident.


Buenos_aires_visite_ecole_15 On n’a pas vraiment répété avant. Du coup, forcément, lorsque la musique commence, on se trompe un peu. On tourne dans le mauvais sens. On n’agite pas son drapeau au bon moment. Tout ceci sous le regard hilaire des copains. Mais parmi le public, on ne fait pas trop bruyamment le malin. Sous peine de devoir passer aussi à son tour devant tout le monde. A la fin, on arrive quand même à rattraper la maîtresse de musique, et les filles, qui se débrouillent plutôt bien. D'abord, il faut agiter son drapeau. De haut en bas. De bas en haut. De droite à gauche. Puis de gauche à droite. Tout en battant la mesure. Puis les choses se corsent. Il faut maintenant danser en ronde. Vers la gauche. Puis vers la droite. Tout en n'oubliant pas de continuer à agiter son drapeau en cadence. De quoi s'emmêler les pinceaux, un tout petit peu, tout de même.


Buenos_aires_visite_ecole_3 Mais ce n’est pas très grave. On s’est tout de même bien amusé à sautiller ainsi partout dans le hall de l’école, et on fera mieux la prochaine fois. Pour l’heure, il faut vite se dépêcher pour attraper le gros bus orange de ramassage scolaire qui attend à l’entrée de l’école, pour ramener tous les enfants chez eux, un à un. Quand on n’a pas, bien entendu, d’activités périscolaires, tel le théâtre, le judo, ou la danse.


Ecouter la chanson...

"L'enfant que j'ai dessiné..."

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Buenos_aires_visite_ecole_30 Argentine, Buenos Aires. Tous les cahiers sont ouverts à la bonne page. Les enfants sont enfin quasi prêts. Au signal de la maîtresse, ils pourront donc enfin nous montrer comme ils ont bien répété la chanson. Comme ils la connaîssent même pratiquement au bout des doigts, sans même l’aide du cahier. Comme ils savent aussi très bien chanter en canon, un groupe après l’autre. Le texte est d’un auteur Français, issu de Franche-Comté, la région d’origine de la maîtresse.


Nous, nous l'avouons volontiers, nous avons vraiment beaucoup aimé. D'autant que la chanson que la classe a choisi de nous interpréter illustre à merveille ce que, justement, nous aimerions beaucoup réussir à transmettre à notre tour, dans quelques mois, à notre retour en France, avec la concrétisation de la mallette de jeu « My Petit Mundo ». Mais voyez plutôt par vous même, en quasi direct avec les élèves...

La vidéo...

"Carnivale"

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Rio_visite_crche_36_1Brésil, Rio de Janeiro. Nous ne sommes pas exactement en pleine période de « carnivale ». Nous ne sommes pas au « sambadrome ». Nous ne sommes même pas vraiment à Rio. Pourtant, on y croirait presque. Alors que les enfants ont terminé leurs échauffements. Que les « grands », ceux de plus de 13 ans, les ont rejoints. Et qu’ils tambourinent tous maintenant comme des forcenés sur leurs percussions. Des vraies, en bois, pour les plus expérimentés. Composées de gros bidons en plastique et de bandoulières en tissu, pour les plus petits, les débutants. Pourtant, expérimentés ou débutants, le rythme est bel et bien là. Echauffé. Tout comme pour un véritable « carnivale ».


Rio_visite_crche_40_1 Il ne faut pas s’étonner. Au CIDI, le sens du rythme s’inculque dès l’âge de trois ans. Par l’intermédiaire du jeu. On passe ensuite rapidement aux tous premiers instruments, ceux faits de bidons en plastique et de bandes de tissu. Afin de s’habituer à l’instrument. Développer la complexité des rythmes. Avant de passer, enfin, aux choses sérieuses, les véritables percussions, celles toutes en bois, que l’on peut recouvrir à l’envie de multiples couches de peinture multicolores.


Rio_visite_crche_39_2Quelques heures avant, à notre arrivée, l’ensemble des instruments sont alignés, à même le sol, le long de l’allée menant aux salles de classe. Nous ne nous doutons pas alors qu’ils ont été expressément disposés ainsi, à notre attention, prêts pour la démonstration que l’ensemble des enfants du centre nous feront plus tard, à la fin de la rencontre. Alors que les enfants se préparent, que les « grands » aident les plus « petits », les font répéter, leur font des signes pour le démarrage, nous avons bien du mal à réaliser que tout cela a été préparé spécialement à notre attention. Nous qui ne sommes pourtant personne pour eux. Rien que des étrangers, de passage, venus leur rendre visite, pour une seule journée.


Pour eux, cela ne semble pas faire la moindre différence. Une fois l’incroyable session de percussions achevée, les enfants se pressent autour de nous, et sont plein de curiosité. Alors qu’il est déjà bien plus de 16 heures, et que la plupart d’entre eux devraient déjà être rentrés chez eux, auprès de leurs familles, Ils veulent en savoir plus sur notre projet. Sur les raisons pour lesquelles nous faisons tout cela. Ils veulent savoir comment ils pourraient nous suivre au cours de nos rencontres. Pour pouvoir, eux aussi, en apprendre plus sur tous ces enfants qui habitent au-delà des frontières de leur quartier. Bien au-delà de Rio. De la Baixada Fluminense.


Rio_visite_crche_43_1 Ils semblent déjà s’imaginer tous ces mondes, à des milliers de kilomètres de chez eux. Et leurs esprits fourmillent de projets. Pourquoi pas même un jour, sait-on jamais, venir là où nous habitons, en France, pour jouer des percussions avec les enfants de chez nous ? Ils n’ont que 6, 8 ou 13 ans. Mais ils nous ont déjà totalement dépassés par leur incroyable énergie. Du coup, nous nous mettons, nous aussi, à espérer. Qu’ils finiront bien tous, un jour, par franchir les frontières de la Baixada. Pour aller voir la mer, qui ne se situe pourtant qu’à quelques kilomètres de là, pour la toute première fois. Pour commencer...

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