Agir pour le Cambodge

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Cambodge_21Cambodge, Phnom Penh. 1984. L’association Agir pour le Cambodge est créée afin de venir en aide aux milliers de Cambodgiens qui fuient le régime des Khmers Rouges afin de se réfugier en Thaïlande. Suite à l’intervention de l’ONU et à la fermeture des camps de réfugiés à la frontière Thaïlandaise en 1993, l’action est loin d’être finie. Le régime a laissé derrière lui nombre de séquelles dont le pays souffre encore de nos jours. Nombre d’orphelins et d’enfants handicapés, entre autre. Il s’agit donc de trouver les moyens de les loger, les nourrir, les scolariser, les soigner…


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Vingt trois années plus tard, l’orphelinat de Sre Ampil, localisé à 40 kilomètres de Phnom Penh, accueille 71 enfants âgés de 6 à 25 ans. Ils sont logés, nourris et suivis pendant tout au long de leur scolarité jusqu’à l’université par les membres de l’orphelinat. Il en coûte en moyenne 20 dollars par enfant, par mois, afin de couvrir les frais de logement, de couvert, de santé, de scolarité et frais de vie. Les enfants sont en permanence encadrés par trois monitrices, auxquelles viennent s’ajouter trois formatrices consacrées aux chants et danses traditionnelles Cambodgiennes, et deux ou trois stagiaires étrangers en charge d’enseigner l’anglais aux enfants.

SOS enfants sans frontières

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Vietnam, Hué. C’était il y a maintenant 33 ans, en 1974, lorsque Jacqueline Bonheur décide de créer ce qui deviendra officiellement quelques années plus tard l’association SOS enfant sans frontières. A l’origine oeuvre d’adoption destinée à venir en aide aux enfants issus des milieux defavorisés en Haïti, l’organisation étend bientôt son activité à l’Asie. Nous sommes alors à la fin des années 70, marquées par la chute du regime de Pol Pot au Cambodge, et avec elle par les afflux de refugiés fuyant vers la Thaïlande afin d’échapper au régime des Khmers rouges.


C’est une dizaine d’années plus tard que SOS enfants sans frontières initiera ses premières missions au Vietnam. Des missions tout d’abord d’ordre médicale, avec la mise en place de deux bus sanitaires dans la région de Hué, dans le centre du Vietnam, puis l’ouverture en 1993 de l’école maternelle « Truong Mam Non Vi Da», située dans le quartier defavorisé de Vy Da. Présente en Haïti, en Thaïlande et au Vietnam, l’association oeuvre également sur de nombreux autres territoires, tels l’Ethiopie, le Liban ou bien encore le Cameroun.

Un noël en été…

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Nz15 Nouvelle Zélande. Nous venons d’arriver en Nouvelle Zélande. Littéralement l’autre bout de la planète. A quelques 24 heures d’avion de la France. Treize mille kilomètres de distance. Là où le monde semble bel et bien tourner à l’envers. Nous sommes à la fin du mois de Décembre. Mais ici, l’été ne fait que commencer. Et avec lui, les grandes vacances pour les enfants Néo-zélandais. C’est la grande coupure qui commence. Un mois seulement ici. L’école ne reprendra qu’à la fin du mois de Janvier.


Une fois n’est pas coutume, nous nous retrouvons invités cette fois ci au sein d’une famille Maori *. A deux jours de Noël. Chez eux, avec leurs proches, leurs amis, dans la banlieue de Christchurch, située dans le sud de la Nouvelle Zélande. Notre hôte s’appelle Ben. Père de famille, marié, avec deux enfants. Lorsque Ben n’accueille pas des étrangers venus de l’autre bout du monde au sein de son foyer, il joue au sein de la troupe Maori « Ko Tane », qui est à l’origine d’un spectacle composé de chants et de danses traditionnels Maori. Nous serons d’ailleurs par la suite invités à assister à l’une des deux représentations quotidiennes, au sein de la Willowbank Wildlife Reserve. Histoire de comprendre un tout petit peu mieux les chants, danses et jeux que les enfants de la famille nous montreront alors. Tout en Maori, de bien entendu.


* Il s'agit du peuple d'origine polynésienne qui habitait originellement la Nouvelle Zélande, avant que les Européens ne découvre ce nouveau pays au XVIIe siècle. La population Maori, toujours présente de nos jours en Nouvelle-Zélande, représente actuellement un peu moins de 10% de la population Neo-zélandaise.

The HoPe Foundation

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Perou_3_1 Pérou, Cuzco. Et nous voilà partis, à l’arrière de la jeep bleu de la HoPe Foundation. Aujourd’hui, nous nous rendons dans le tout petit village de Racchi – quelques 800 habitants, tout au plus -, situé à environ une heure de route de la ville de Cuzco, au Pérou. Il ne s’agit là que de l’un des nombreux villages Quechua * de la région à qui l’ONG est venue en aide au cours des ces quinze dernières années. Au total, il y en a 127. Et, nous ne tardons pas à nous en rendre compte, village après village, il semble qu’il n’y ait pas une seule personne ici qui ne reconnaisse la fameuse jeep bleu, et son conducteur, Walter, le fondateur de l’organisation, d’origine Hollandaise.


Perou_1 Ici, nous explique Walter tout en conduisant, l’ONG a pu aidé les habitants du village à construire cet escalier central, là, que nous voyons subrepticement tout en passant en voiture. Là, c’est une école pour les enfants qui a pu être ouverte. Et ici, encore, une école pour femmes. Et là, une école spécialisée autour des techniques du bâtiment, afin de permettre aux villageois d’apprendre les bases du métier, et ainsi pouvoir continuer à mettre en place eux-mêmes les infrastructures dont ils ont besoin. Mais même lorsque l’ONG vient en aide à un village, «nous faisons en sorte qu’ils en fassent le plus possible par eux-mêmes », explique Walter.


Perou_2 C’est ainsi que l’autre jour par exemple, tous les habitants d’un de ces villages, hommes et femmes, se sont retrouvés tout là haut dans la montagne afin de transporter tous les matériaux nécessaires, bois, pierres, à la construction d’une future école. Et cela ne prend pas autant de temps qu’on pourrait le croire. Encadrés par l’équipe de construction de la HoPe Foundation, ces hommes et ces femmes peuvent édifier une école entière – petite certes, mais tout de même -, en à peine cinq semaines. Une école comme celle de Racchi, par exemple. Deux longs bâtiments entourant une vaste étendue de verdure, aujourd’hui bardés de ballons colorés. De confettis. De guirlandes, confectionnées à l’aide de papier toilette… En l’honneur de la HoPe Foundation, et de l’anniversaire de son fondateur, le « Senor » Walter…


* Langue autrefois parlée par les Incas, toujours pratiquée aujourd'hui dans la région des Andes, en Amérique du sud.

Sport Sans Frontière

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Sport_sans_frontiere_1 Bolivie, La Paz. Nous ne sommes qu’en fin de matinée mais, ici, dans les hauteurs de la municipalité de l’Alto, à près de 4000 mètres d’altitude, au dessus de la ville de la Paz, il fait déjà une chaleur de plomb. C’est donc bardés de crème solaire que nous nous apprêtons à pénétrer au sein du centre, pour garçons, administré par l’ONG Sénégalaise Enda Tiers Monde. Les membres de Sport Sans Frontière ne sont pas loin. Edwyn et Wendy, deux éducateurs professionnels « Sport Sans Frontière », Boliviens, sont déjà à l’œuvre dans la cour de récréation baignée par un soleil écrasant. Une quinzaine de garçons, âgés de 5 ans, à peine, à 13 ans, au moins, revêtus d’épais vêtements de sport, malgré la chaleur qui ne semble pas les gêner le moins du monde, et de dossards oranges et verts, à la limite du fluo, siglés « Sport Sans Frontière », s’agitent en attendant les instructions de leurs professeurs.


Sport_sans_frontiere_2 Ici dans la région de la Paz, inutile de chercher des centres en propre « Sport Sans Frontière ». Il n’en existe pas. A la différence de Solidarité France Brésil, dans la banlieue de Rio de Janeiro, l’objectif de Sport Sans Frontière ne consiste pas ici à construire des écoles ou des centres d’accueil. Il s’agit surtout de mettre l’expertise de l’association en matière d’éducation sportive, ou plus précisément celle de ses éducateurs, à la disposition d’ONG partenaires, disposant elles de centres en propre. Mais pas question ici d’entraîner de futurs petits champions. Le sport n’est qu’un prétexte, ludique, afin de pouvoir apprendre aux enfants à travailler, progressivement, des thèmes tels la motricité, la concentration, la coordination, ainsi que des valeurs telles l’esprit d’équipe, l’estime de soi ou la vie en collectivité.


Sport_sans_frontiere_3 L’affaire ne s’avère pas toujours aisée. Les éducateurs travaillent principalement avec des enfants issus de familles en situation difficile. Beaucoup passent leur temps dans la rue, sans encadrement ni accès à une réelle éducation. Il faut donc y aller progressivement. Pas à pas. Afin de donner envie, dans un premier temps, aux enfants de venir au centre. Puis d’y retourner. De plus en plus souvent. On commence donc par des activités très ludiques, autour de jeux sportifs récréatifs, complétées par des premiers ateliers de sensibilisation, autour du soutien scolaire, des pratiques basiques d’hygiène, des droits de l’enfant… Ces activités ont lieu au sein de ce que l’on appelle des centres de « première attention », qui ne demandent, tout d’abord, aucun engagement de la part des enfants. Ce sera au niveau des centres de « seconde attention » que les choses deviendront plus sérieuses. A ce niveau, la scolarisation devient obligatoire. Les enfants doivent s’engager à venir régulièrement au centre, et à participer, également, à un atelier professionnel. Premiers pas, peut-être, vers une véritable intégration sociale, devant permettre au final, aux enfants devenus adolescents, de sortir de la rue. Définitivement.


PS : Vous aurez sans doute remarqué que les photos ne correspondent pas toujours au texte qu'elles sont censées illustrer. A cela, une explication triste et simple : nous nous sommes malheureusement fait voler notre appareil photo très précisément à la fin de la journée que nous avons passée avec les membres de Sport Sans Frontière. Ce sont donc des photos précédemment prises par les membres de Sport Sans Frontière, que nous avons utilisées afin d’essayer de coller au plus près aux textes écrits pour la Bolivie… C’est aussi pour cette raison que nous n’avons pu mettre aucune vidéo pour la Bolivie.

Le baccalauréat, peut-être...

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Buenos_aires_immeubles_haussmaniens Argentine, Buenos Aires. Immeubles Haussmanniens à notre gauche. Grandes pelouses impeccablement taillées à notre droite. Promeneurs de chiens professionnels et joggeurs du mardi côtoient les cadres en costume et lunettes noires. Nous ne sommes ni à Paris, ni à New York, mais bel et bien à Buenos Aires, en Argentine. Il est 11 heures du matin et nous nous dirigeons vers les quartiers chics de la ville. Au-delà des boutiques Cartier et Hermès. Des 4X4 rutilants et des hôtels quatre étoiles. Au-delà du quartier très huppé de la Recoleta, où est installée l’Ambassade de France. Là où il semble que l’ensemble des « Portenos » - les habitants de Buenos Aires -, vivent toujours comme aux grandes heures de l’Argentine, lorsque le pays se prévalait encore de la cinquième place économique mondiale, sous la houlette du président Péron. Avant que l’instabilité politique ne finisse par plonger le pays dans la pauvreté la plus totale en à peine un quart de siècle…


Dscf1248_2_1Pourtant, là où nous allons aujourd’hui, absolument rien n’y parait. Nous sommes très loin des favelas Brésiliennes et des petites structures soutenues par l’association Solidarité France Brésil. Ici, au lycée privé Franco-argentin Jean Mermoz, la capacité d’accueil est supérieure à 1000 élèves, allant de la maternelle à la terminale. Contre toute attente, les élèves Français expatriés ne représentent que 40% des effectifs. La plupart des élèves du lycée sont donc bel et bien Argentins, ou Franco-Argentins. Et fréquentent une école privée, tout comme plus de 20% des élèves en Argentine. C’est que la confiance en l’éducation publique ne serait plus tout à fait ce qu’elle était depuis la crise. Le phénomène a atteint de telles proportions que le gouvernement Argentin s’est décidé en 1994 à lancer un vaste chantier afin d’améliorer la qualité de l’enseignement dans ses établissements.


Nombre d’initiatives concernent notamment, en toute logique, directement les enseignants. Reste qu’avec un salaire moyen qui ne s’élève pour l’instant qu’à 600 ou 800 pesos par mois (150 à 200 euros), nombre des meilleurs éléments du corps professoral finissent par se diriger vers le privé, laissant les populations les plus démunies, celles qui ne peuvent en aucun cas se permettre de débourser 700 à 900 pesos par mois, avec un niveau d’éducation qui ne leur permet pas, le plus souvent, d’atteindre le niveau du baccalauréat. D’après une étude de la Banque mondiale, seuls 4 jeunes sur 10 âgés inscrits au lycée parviennent en moyenne à finir leur parcours dans le secondaire avec succès, avec un taux de scolarisation qui chute déjà de moitié après 14 ans…

Solidarité France Brésil

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Rio_visite_crche_19_4Brésil, Rio de Janeiro. C’était en 1986, lorsqu’un groupe de français et de brésiliens, diplomates, et femmes de diplomates, décidèrent de fonder Solidarité France Brésil (SFB) afin de venir en aide aux populations défavorisées de la Baixada Fluminense, la banlieue nord de Rio. L’objectif ne consiste pas à simplement leur porter assistance, en leurs fournissant les fonds nécessaires pour développer des crèches, des écoles, des centres culturels… Il s’agit aussi et surtout de leur donner les moyens de se prendre en mains, à long terme.


Cela passera donc par l’organisation de formations, à destination de futurs instituteurs, éducateurs, leaders de quartier… Mais aussi par des réunions. Beaucoup de réunions, afin d’assister les groupes locaux désirant bénéficier de l’aide de SFB à définir clairement leurs besoins, leurs objectifs, et les moyens à mobiliser. Pas toujours évident. Mener à bien de tels projets prend du temps. En moyenne, il s’écoule entre deux à trois ans avant que les premiers résultats, concrets, ne se manifestent.


Rio_visite_crche_2_2 C’est pourquoi l’association ne prend jamais les devants. Ce sont aux populations locales de se manifester auprès de SFB. C’est que le budget de l’association n’est pas illimité. Situé autour des 200 000 reals par an, tout au plus. Il faut donc s’assurer, dans la limite du possible, des chances de succès des projets soutenus, qui dépendent pour beaucoup de la motivation des principaux instigateurs. Et de leur volonté de changer les choses au niveau de leur communauté.


Rio_visite_crche_29_1Car il s’agira également pour eux, dans un second temps, d’aider à leur tour d’autres projets à voir le jour. En leur faisant bénéficier de leur propre expérience. Il s’agit de ce que l’on appelle l’effet boule de neige. Pour au final aboutir à un véritable réseau, organisé, capable de se suffire à lui-même. Et de prospérer. En 2005, ce sont 48 projets auxquels SFB a choisi d’apporter son aide au sein de la Baixada Fluminense. Représentant plus de 4000 enfants et adolescents pris en charge, en dehors des rues.