Connaissez-vous un hôte qui ne daigne pas se déplacer pour inviter ses pairs et qui ne compte que sur l'entregent de "ses grands frères"? J'en connais un. C'est Joseph Kabila.
En 2004 au sommet de Ouagadougou son pays la République Démocratique du Congo et Madagascar avaient fait acte de candidature pour accueillir en 2010 le XIIIème sommet de la francophonie.
Plusieurs raisons militaient en faveur de Kinshasa. C'est la capitale du plus grand pays francophone après la France, 60 000 000 d'habitants tout de même. De plus depuis l'instauration de la rotation des sommets, aucun pays en Afrique centrale n'a eu l'honneur d'accueillir cette grand-messe. En revanche en Afrique de l'ouest les chefs d'état et de gouvernements se sont retrouvés à trois reprises: au Sénégal, au Bénin puis au Burkina Faso.
De tout cela Joseph Kabila n'en a cure. Contrairement aux congolais qui eux comptaient sur ce sommet pour relancer une économie locale affectée par plusieurs années de crise. Deux avocats et pas des moindres, Omar Bongo Ondimba et Denis Sassou Nguesso ont fait campagne en faveur de Kinshasa. Le chef de l'état congolais a même proposé que Brazzaville soit la base arrière de Kinshasa pour loger les hôtes. Mais c'était sans compter sur le peu d'engouement de son jeune voisin plus sensible aux charmes de la langue anglaise. Je n'ai rien contre le directeur de cabinet de Joseph Kabila, mais la nature du dossier méritait un autre niveau de représentation. La venue à Québec du tout nouveau premier ministre de la RDC aurait sans aucun doute été hautement appréciée. Et qui sait...
Marc Ravalomanana a lui aussi un faible pour la langue de Shakespeare, l'anglais est d'ailleurs depuis peu la langue de l'éducation sur la Grande Ile. Cependant en habile stratège, il a su trouver les mots pour convaincre ses pairs. Il a surtout eu l'élégance d'assister aux travaux du XII ème sommet à la tête d'une délégation de vingt neuf personnes. Il n'en fallait pas plus pour décider les 55 pays membres de l'OIF. Rendez-vous est donc pris en 2010 à Antananarivo, ce sera le second sommet dans l'océan indien après celui de l'île Maurice en 1993. Pour les francophones d'Afrique centrale la longue attente se poursuit.


L'avenement De Joseph Kabila Au pouvoir etait l'un des plus grand scandales de la francophonie. Comment Imaginer que le president du plus grand etat francophone ne sache ni parler francais(Il a du apprendre pendant qu'il etait president), ni meme parler lingala, la langue national la plus parlee dans le pays. C'etait la la preuve que son avenement et son maintient au pouvoir, repondent aux preocupations autres que celles du bien etre du peuple. Pourquoi donnerait-il de l'importance a une langue qui lui est etrangere?
Rédigé par: Alain | 09 janvier 2009 à 09:11