Ouf, Joseph Kabila peut enfin souffler. A l'horizon se profile la fin de l'interminable guerre du Kivu. L'armée nationale congolaise n'ayant jamais réussi à venir à bout de la soldatesque de Laurent Nkunda, il aura fallu la générosité du voisin rwandais pour mettre un terme à l'entreprise du leader du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP).
Certes la pression des pays nordiques et de la Grande Bretagne est pour beaucoup dans ce changement de cap de Paul Kagamé. L e chef de l'état rwandais s'étant toujours défendu de soutenir et d'armer le général dissident.
La communauté internationale qui a toujours feint de voir la main de Kigali dans la déstabilisation de la RDC, devrait aujourd'hui se poser une question: comment peut-on aussi rapidement mettre fin à une entreprise si on ignore tout de la réalité de cette entreprise?
Kunda arrêté, de nombreuses questions demeurent à ce jour sans réponse. Quid de son extradition vers la RDC où le sénat refuse de voter son amnistie pour faits de rebellion?
Quid de son transfert devant la CPI comme son allié Thomas Lubanga? Paul Kagamé est-il prêt à jouer jusqu'au bout la transparence dans la gestion de ce dossier? Avec le risque demain d'être cité parmi les donneurs d'ordres, par un Laurent Nkunda qui ne voudra pas porter seul le chapeau?
L'arrestation de Nkunda ôte certes une épine du pied à Joseph Kabila, mais ses soucis sont loin d'être terminés. L'accord donné à l'armée rwandaise de poursuivre sur le sol congolais les génocidaires hutus (FDLR) n'est pas du goût de tout le monde à Kinshasa et de l'opposition en particulier. Le loup est dans la bergerie dit-elle. Et pour cause, nul ne connaît la durée et la nature exacte de cette expédition.
A cela s'ajoute les interrogations suscitéess par la teneur du plan Sarkozy: "comment dans cette région, partager l'espace et partager les ressources?"
Cette proposition à tout le moins surprenante, traduit la volonté manifeste de Paris de se réconcillier avec Kigali. Mais au détriment de qui? L'opposition congolaise s'insurge contre ce fâcheux précédent et souhaite le report sine die du voyage prévu en mars du président français en RDC.


J'ai toujours été un peu sidéré de l'arrogance du président Kagame face à la communauté internationale. Il a toujours été soupçonné d'avoir activement participé à l'attentat qui a entraîné la mort des présidents Habyarimana et Ntaryamira, d'avoir organisé des représailles contre les populations hutus une fois arrivé à la tête du Rwanda, les pourchassant même jusqu'à Kinshasa avec l'accord tacite de son allié d'alors, le président Laurent Désiré Kabila. Sans compter les pillages et atrocités dans le sud Kivu depuis la mort de ce dernier. Il s'est toujours dit qu'il agissait de la sorte car il pouvait compter sur le soutien des Etats-Unis. Je me pose alors deux questions: qu'est-ce qui aurait pu motivé ce soutien des Etats-Unis ? La venue d'une nouvelle administration américaine changera-t-elle la donne ?
Rédigé par: Maxime Boukesse | 21 février 2009 à 09:04
Concernant les problèmes de non respect des frontières et des infiltrations de rebelles Rwandais ou Ougandais ou autres, c'est inadmissible et intolérable, la RDC doit se réveiller et organiser la gestion de son armée si celle-ci existe.La RDC ne doit pas compter sur la faveur et la pitié, le ZAÏRE était un grand pays respecté et craint, ou est l'honneur de la RDC de Kabila
Rédigé par: STAG | 22 mars 2009 à 10:07