Jacob Zuma n'aurait pas pu rêver meilleur soutien pour son dernier meeting de campagne.
La présence de Madiba, Nelson Mandela premier président de l'Afrique du sud post appartheid au stade Ellis plein à craquer vallait tous les discours. Peu disert pendant la guerre qui opposa pendant près de deux ans Jacob Zuma à Thabo Mbeki et qui en décembre dernier a abouti à la scission de l'Anc, Mandela par sa présence apporte au candidat Zuma l'onction nécessaire à sa victoire. Un soutien que ne partage pas l'autre prix nobel sud-africain Monseigneur Desmond Tutu. Pour le célébrisime archevêque, l'élection de Jacob Zuma porterait préjudice au pays. Qu'à cela ne tienne, les militants de l'Anc ont choisi, ce sera Zuma ou rien. Vainqueur des trois précédentes élections, l'Anc est cette fois encore assurée de les remporter, les sondages lui prédisent plus de 60% des suffrages malgré le départ d'une frange du parti au sein du Cope restée proche de Mbeki et qui peine à s'imposer tant l'implantation de l'Anc est grande.
Dans le match qui l'oppose à Mbeki, Zuma marque ainsi un nouveau point. Dix ans après avoir cédé le pouvoir à Thabo Mbeki, fils de son fidèle compagnon de lutte Govan Mbeki, Mandela lui tourne le dos. Un désaveu dont ce serait passé l'ancien chef de l'état, après l'humiliation subie il y a quelques mois lors du congrès de l'Anc.
Demain aux affaires Zuma l'homme de gauche, le populiste dont l'image est ternie par les différents procés pour viol et pour corruption devra rassurer la communauté internationale, habituée jusqu'ici au modèle libéral insufflé par Mbeki au cours des dix dernières années. Au plan national, le futur locataire du Congress Hall aura fort à faire. Il devra tenir les nombreuses promesses faites aux sud-africains. Assurer l'emploi aux 40% de chomeurs qui ne tirent aucun profit des fruits de la croissance de l'économie la plus prospère du continent. Lancer et gérer au mieux une réforme agraire constament annoncée mais toujours repoussée, l'exemple zimbabwéen incitant à la plus grande prudence. Associer comme il l'a promis la population aux décisons que prendra le gouvernement, elle aura accès à un numéro vert ainsi qu'à un site dédié. Excellent programme de la part de quelqu'un réputé plus chaleureux que son prédécesseur, mais les promesses n'engageant que ceux qui les écoutent Jacob Zuma aura t-il les moyens de sa politique? Dans un contexte économique aussi difficile on peut craindre que non.


L'Afrique du Sud depuis la fin de l'Aparthied est un pays qui donne des leçons de démocratie à certains pays comme, le Gabon, le Congo Brazzaville, le Tchad, le Cameroun, le Burkina Faso, le Togo où la dictature règne en reine et gangrène les populations.
Avec l'élection de jacob Zuma, l'Afrique du Sud, ainsi que le Benin: deux pays à ce jour où l'on peut avoir la dignité sur des questions liées à la démocratie.
Rédigé par: GERVAIS MBOUMBA | 26 avril 2009 à 20:08
je reviens avec une autre note par rapport à cette interview inhérente point du conflit dit fratricide entre mbeki et Zuma qu'a soulevé Denise.
Ce que l'invité n'a pas dit c'est au sujet de la periode post-Mandela. Eh bien à l'époque ,c'est bien lui même Mandela qui choisit Mbeki comme successeur en tant que fils de son meilleur ami:le père de Tabo Mbeki qui fut le militant des premières heures dans ANC(tout au moins pendant l'époque de Mandela). La réalité de cette époque était celle-là. Mbeki arriva au pouvoir en finit ses deux mandats sans que Zuma ne fasse du bruit. la consigne a été brouillée après parce que Zuma le populaire qui attendait son tour a été éclaboussé pour lui barrer la voie vers le fauteil présidentiel.
C'est bien Tabo Mbeki qui faisait cela. Or Mandela qui est sage comprenait les visées subversives de Mbeki contre Zuma.
Aujourd'hui, Zuma qui reçut le soutien de Mandela a prouvé à l'opinion qu'il est bien l'homme de la situation et , l'élection présidentielle venait de le confirmer.
Voilà la lecture complementaire à faire sur la situation que Denise qualifie par guerre fratricide entre les deux leaders, Zuma et Mbeki
Rédigé par: GERVAIS MBOUMBA | 04 mai 2009 à 22:35