Par Guillaume Clément Marchal.
Originaire de Seattle, le pianiste Aaron Parks s’est autorisé ce week-end un détour de quelques milliers de miles pour se produire à Arkhangelskoïe. Le domaine situé aux abords de la capitale russe, sur les rives de la Moskva, accueillait en ce début de mois de juin le festival Ousad’ba Jazz. Sur la scène installée dans la cour du bâtiment principal, Mister Parks a ouvert le bal sans attendre que les musiciens de son band aient achevé de s’accorder, interprétant en solo les premières notes de Peaceful Warrior dont la mélodie grisante tranchait assurément avec le classicisme des lieux.
Dans le jardin à la française séparant le château du XVIIIe d’un sanatorium hérité des années trente, les spectateurs flânaient de scène en scène, passant d’une atmosphère musicale à une autre – qui a dit que le jazz était uniforme ? – et s’arrêtant parfois en chemin pour un verre de blanc ou un instant de répit sur un hamac.
Pendant près d’une heure, le pianiste, accompagné dès le deuxième morceau d’un contrebassiste, d’un guitariste et d’un batteur eux aussi rescapés de leur nord-ouest américain, s’en est donné à cœur joie, naviguant sans cesse entre adagio et allegro, et concluant la prestation d’un très décontracté : « Hope you guys liked ’em! ».




Pendant près d’une heure, le pianiste, accompagné dès le deuxième morceau d’un contrebassiste.
Rédigé par : swiss replica watches | 05/12/2012 à 07:41