Clap de fin pour les Journées Cinématographiques de Carthage et c'est donc "Microphone" de l'Egyptien Ahmed Abdallah qui a décroché la plus prestigieuse des récompenses, le Tanit d'Or du meilleur film. Je vous l'avoue je n'ai pas vu le film même si la bande-annonce faisait envie : regardez.
Microphone (Random Shots!) from Ahmad on Vimeo.
Avec cette nouvelle récompense, le cinéma égyptien confirme sa vitalité ! Je profiterai du Festival du Cinéma du Caire pour mieux vous en parler...
Concernant les deux autres grands gagnants de la soirée... Ceux -là je les connais et vous aussi...
Le Tanit d'argent revient à l'Algérien Abdelkarim Bahloul pour son très beau "Voyage à Alger" alors que le réalisateur Daoud Ouled Syad a été primé du Tanit de Bronze pour son long métrage" La Mosquée".






Dans ce festival, on a instauré un prix du public. je trouve qu'il n'a pas sa place dans un festival qui malmène autant son public. Les projections des films pour les personnes qui payent leur billet d’entrée ont été un réel calvaire. Dorra Bouchoucha n'a pas du tout assuré. Dans certaines salles (par exemple 4ème art : salle de théâtre mais passons;-), il fallait attendre d'éventuelles personnes munies de badges avant qu'on nous fasse rentrer. Idem pour la salle Cinémafricart pour le film de Abdellatif Khéchiche "Vénus noire". Dorra Bouchoucha était l'instigatrice de cette manière de faire puisqu'elle était présente dans les escaliers de la salle de cinéma. Elle postillonnait sur les gens, les faisant arrêter au milieu de la foule de manière brutale comme s’ils étaient rentrés sans billets. Elle faisait rentrer les personnes avec invitations en laissant poiroter les personnes qui ont payé leurs billets. Ce n’est que lorsqu’on a exigé d’être remboursé après 25 minutes d’attente à l'heure de la diffusion du film et après de nombreux piétinements et bousculades dans les escaliers (on avait ouvert qu'une seule porte au lieu des deux), que la Directrice des JCC a changé de méthode en privilégiant les personnes avec des billets achetés. Et si vous avez le malheur de parler à Dorra Bouchoucha d’organisation elle vous répond en se moquant de vous : « Vous êtes en Tunisie, vous rêvez madame ! ». Cette réponse n’est pas digne d’une directrice d’une structure sous la tutelle du ministère de la Culture. En disant cela, Dorra Bouchoucha sous-entend pour se dédouaner que toutes les manifestations en Tunisie sont mal organisées, chose erronnée. J’ai assisté à de nombreuses manifestations très bien organisées en Tunisie. Même les matchs de football sont mieux organisés que ces JCC. A supposé que toutes les autres manifestations sont mal organisées, en tant que directrice elle est nommée pour améliorer le niveau. En disant cela, elle n’assume pas ses responsabilités. Je suis obligée d'arriver à ce constat : Dorra Bouchoucha s’occupe de ses amis français avec qui elle fait des affaires toute l’année pour le fond sud-cinéma. Le public qui paye ses places, elle n’en n’a que faire. Elle oublie sans doute très vite que, la finalité de tout cinéma c'est de partager des idées et des émotions avec le public.
Rédigé par : cinéaste cinéphile | 02/11/2010 à 02:17